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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 15:33

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Après un maxi remarqué par la presse spécialisée, Alexandre Kinn raconte aujourd’hui en folk et en blues ce qu’on peut trouver « dans la tête d’un homme », selon le titre de son premier recueil de chansons. Un album qui nous emmène au coeur des joies et des tourmentes d'un artiste... très talentueux !

 

La petite histoire...

 

Après une jeunesse un peu turbulente, un diplôme universitaire d’Egyptologie et quelques années de galère parisienne, Alexandre Kinn a pris le temps de mûrir son propos, de placer sa voix et de voyager longuement loin de son Sud avant de nous livrer ses histoires chantées. L’Egypte ou la Nouvelle-Orléans, mais aussi les rivages de Babylone, n’ont plus de secrets pour lui. De ses voyages physiques ou fantasmés, il ramène des points de vue personnels emprunts d’espoir et d’envies.

Fan de Blaise Cendrars « car il est le poète de la rue. Il n’intellectualise rien mais il sensibilise tout… comme Prévert», Alexandre chante et écrit pour tous les coeurs. C’est une sensibilité spirituelle qui caractérise son univers, dans lequel il explore des thèmes classiques et contemporains.


Le premier album...


Son premier single, « Aude, (emmène-moi) », très vite adopté par les radios, conte le point de vue d’un ami jeune papa plein de mots et d’amour pour son enfant, un enfant attendu, un enfant qu'il emmène au coeur des leçons de bonheur... en attendant que la petite fille l'emmène plus loin encore. Transporté par ce nouvel amour, le papa prévient l'enfant de toutes les joies qui viendront et lui offre une véritable ode à la vie. Loin de tenir des propos moralisateurs, il livre avec générosité sa conception de la vie, une conception simple et brute, fondée sur des évidences et des instants d'éternité : « tu sais la liberté, c'est comme la peur d'aimer, elle pousse avec le temps. Tu verras dans l'amour il y a le mot toujours et le mot souvenir qui se battent souvent»... Ce qui est étrange avec Alexandre Kinn, c'est qu'il arriverait presque à faire de la philosophie une mélodie : quand il livre ses impressions, ce sont des visions, des leçons qu'il a l'air d'avoir tirées de sa vie et de ses expériences, mais le ton n'est jamais moralisateur, il est juste généreux, profondément humain.


Ainsi « J’appartiens » analyse l’éthique de l’amour avec autant de swing et d'intelligence que le premier single, tandis que « Fragile » est une histoire de rupture. « Lentement » et « Tranquille » contemplent et chantent la région natale de l'artiste, ce village cool dans lequel on reprend l'activité de papa, un monde dans lequel tout le monde se connaît, un monde lent dans lequel les vies baillent avant l'heure : du tic de langage au tic de moeurs, il n'y a qu'un pas.


« Glisse » est la chanson qu’Alexandre, pratiquant confirmé de snowbord, aurait aimé écouter en montagne, sur les pistes enneigées. La peur de la vie, la peur de la pente, c'est peut-être la même chose au fond : mieux vaut ne pas résister, de toutes façons, la vie, on ne peut pas l'éviter... Le risque de l'évidence rime alors avec celui de l'inconscience, et le risque d'ailleurs, il est partout et c'est peut-être ce qui donne le la à ce premier album : risquer d'aimer, risquer de glisser, risquer de perdre ou de gagner, il s'agit invariablement de prendre la vie à bras le corps, de s'y risquer entièrement. La glisse est d’ailleurs l’une de ses sources d’inspiration musicale : fan des vibes de Jack Johnson ou du John Butler trio, Alexandre Kinn est aussi skater, à ses heures perdues.


La musique d’Alexandre Kinn pulse assez fort : il faut que ça bouge, que ça groove comme chez G-Love, Dave Matthews ou Ben Harper. Alexandre a d’ailleurs enregistré son disque avec son ingénieur du son et réalisateur Bob Coke (Ben Harper, Piers Faccini, Noir Désir) et « son œil brille encore quand il raconte les hallucinantes séances d’enregistrements sur du matos analogique un peu particulier… » De là découle une obsession du son chaud et d’un groove fiévreux joué à la guitare acoustique ou au weissenborn, une guitare hawaïenne au son très particulier. Il paraît, en outre, que les basses rondes se dégustent sur scène : Alexandre serait un show-man et ne manquerait pas de ressort en concert. Ceux qui ont eu la chance de voir son Taratata n'en doutent plus.


Sur les morceaux « Adieu Lolita » et « Dans la tête d’un homme », la musique se calme, la gravité des textes rejoint celle de la mélodie, et Alexandre mélange sa voix à celle de Pura Fé, une déesse du blues actuel. La « Native American » a puisé dans les racines de son peuple, les Tuscarora (de Caroline du Nord) pour clore l’album avec un chant amérindien troublant, grâce auquel la mélancolie du face-à-face prend une autre ampleur. Dans sa tête il y a des violences, des insouciances, « des rêves d'océans grands comme la liberté »... comme dans la tête d'une femme quoi ! Oui, à cette exception près qu'il y en a, des femmes, justement, dans la tête et le coeur de cet homme, des déesses même, et puis une mère toujours, en fait la tête d'un homme c'est la tête d'un enfant, ça vole pas toujours haut, ça prend parfois l'eau ou l'alcool et... au final c'est un peu flou, l'album se referme sur cette évidence de tout ce qu'il reste à dire, tout ce qu'il reste à éclaircir, à mettre en mots, et en musique.

Charmant et désarmant, sous ses airs naïfs, Alexandre Kinn réussit à allier avec brio différents genres musicaux, comme il est désormais de mise pour cette nouvelle génération : Hip-hop, blues et folk se mélangent à la chanson française pour un premier album très prometteur. La richesse des textes se mêle à une diversité musicale personnelle, bref, Alexandre Kinn a un univers bien à lui. Plus on l'écoute, plus on l'aime et plus on a hâte, déjà, d'entendre son prochain bébé.


image-alexandre-kinn.jpgA notrer…

Alexandre Kinn
« Dans la tête d’un homme »
Sortie le 17 mars
AZ/Universal

Déjà en playlist sur Virgin Radio, RTL2, FIP et OUI Fm…
En concert le jeudi 12 juin 2008 à la Cigale
Le 27 mars au Café de la Danse

Sur le web…

Regardez la vidéo du making of de «
Aude (Emmène-moi)»

Regardez le clip de «
Aude (Emmène-moi)»

La musique sur CultureCie...


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Published by Axelle Emden - dans CDs
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