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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

PARTENAIRES

31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 01:19

Chaque week-end de juin, depuis quatre ans maintenant, l’Essonne ouvre grand ses jardins pour que les Franciliens respirent et puissent profiter du beau temps. En effet, lorsqu’on vit en appartement ou qu’on dispose d’un petit jardin dans un quartier pavillonnaire, le vrai luxe dès que les beaux jours arrivent, c’est de se mettre au vert. Il y a peu de départements où cela est possible en île de France. Dans l’Essonne, qualifié discrètement de « Jardin secret d’île de France » depuis quelques années, c’est un véritable succès tous les ans. Lire l'article de Frédéric Nicolas sur Grizzly-press.com...
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 00:14

GAP et le Whitney Museum of American Art présentent Gap Artist Edition, un série de t-shirts collectors vendus en exclusivité chez Colette pour la France dès le 23 mai 2008. Ces pièces uniques sont imprimées d’une sélection d’oeuvres d’art présentées lors des biennales Whitney précédentes. Les artistes sont parmi les plus influents du monde de l’art contemporain: Jeff Koons, Chuck Close, Kiki Smith, Marilyn Minter, Barbara Kruger, Glenn Ligon, Kenny Scharf et Kerry James Marshall.

A noter…

A partir du 23 mai 2008

Chez Colette
213 rue Saint-Honoré 75001 Paris
01 55 35 33 90
Ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h
Métro Tuileries ou Pyramides

A voir aussi sur CultureCie...


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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 22:09

L’association FXB, en partenariat avec Trousselier, lance le "Purple Rabbit", adorable petit lapin disponible en trois tons de violets, grâce auquel vous pouvez soutenir les orphelins victimes du SIDA à travers le monde. La mini peluche, idéale à accrocher à son porte clés, est disponible chez Colette et chez Kiehl’s à Paris à partir du 5 mai.

Pour l’achat d’un de ces lapins, la Maison Trousselier s’engage à reverser 50% à l’association François-Xavier Bagnoud afin qu’elle puisse poursuivre sa mission sur le terrain, à savoir récolter suffisamment de fonds pour créer 20 Villages Modèles supplémentaires d’ici fin 2009.

A noter…

En vente chez Colette & chez Kiehl’s
A partir du 5 mai 2008

Colette
213 rue Saint-Honoré 75001 Paris
01 55 35 33 90
Ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h
Métro Tuileries ou Pyramides

Kiehl’s
72 bis rue Bonaparte 75006 Paris
Rue des Francs-Bourgeois 75004 Paris
Bon Marché Rive Gauche

A lire aussi sur CultrueCie...


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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 02:04

Passionnées de mode et elles-mêmes créatrices, Jennifer (Les Créatures) et Alix (KaïFi) ont eu envie, en mai 2003, de créer une expo-vente à la fois intimiste et novatrice qui leur permettrait de présenter leurs collections au public et de rencontrer leurs clients d’une façon différente.

Pour ces rendez-vous, les deux copines s'entourent à chaque fois de nouveaux talents, selectionnés évidemment au "coup de coeur" et dont elles désirent faire découvrir le travail. “Des Filles en Aiguille” compte désormais quatre éditions par an et rassemble une vingtaine de créateurs dans le domaine du prêt–à–porter féminin, de l’accessoire, des bijoux, des vêtements enfants ou de la décoration.

Une expo à la fois tendance et underground donc, à l'Espace Beaurepaire mais... évidemment les créations sont à vendre... "à prix doux" !

logo-Espace-Beaurepaire.JPGA noter...

Des Filles en aiguille
Expo - vente Eté 2008

Du 29 avril au 4 mai 2008
De 12h à 20h (sauf dimanche: fermeture à 18h)
Nocturne le vendredi 2 mai jusqu'à 22 heures
Entrée libre

Espace Beaurepaire
28 rue Beaurepaire
75010 Paris
M°République

www.desfillesenaiguille.com

Expositions & créateurs sur CultureCie...

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 18:36

Du 25 mars au 26 avril, les papiers peints Pottok réalisés par Geoff McFetridge sont présentés au rez-de-chaussée de chez colette. Geoff McFetridge a commencé à utiliser le papier peint et les tissus imprimés dans ses installations à partir de 2000, d’ailleurs déjà présentés chez colette. Depuis plusieurs années déjà, il utilise l'imprimé dans son travail. Alternative aux classiques du genre, ils sont le résultat d'une collaboration unique entre l'artiste et le fabricant. Le papier utilisé est recyclé, non traité, et les encres sont à l'eau, sans solvant ou produit chimique. Il expose par ailleurs en ce moment à la galerie Red Cat jusqu'au 6 avril et à l'Olympic Sculpture Park de Seattle.

A noter...

Du 25 mars au 26 avril

Chez Colette
213 rue du faubourg Saint-Honoré
75001 Paris


Voir aussi sur CultureCie...


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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 17:33

Ohipa est une galerie pas comme les autres: visant à rapprocher les artisans et créateurs de leurs acheteurs, Ohipa se pose en précurseur de ces nouvelles relations individuelles et personnalisées au sein d’une grande communauté accessible à tous... une galerie virtuelle ! Accompagné de ses jeunes créateurs de mode, Ohipa lance ses expos-ventes "Ohipa’Shop" du 4 au 6 avril prochain, rue Montorgueil, dans le 2ème arrondissement

Près de vingt créateurs exposent leurs créations insolites: pièces uniques et séries limitées, à la fois chics et éthiques, feront sans doute les tendances de demain. Parmi tous ses nouveaux talents, Ohipa vous invite à découvrir la nouvelle collection de la jeune styliste Caty Amon, créatrice de Unityk, marque urbaine aux inspirations multiculturelles.

A noter...

Expos-ventes "Ohipa’Shop"

4, 5 et 6 avril 2008 de 9h30 à 19h
Nocturne le 4 avril jusqu’à 23h
48 rue Montorgueil 75002 Paris

ww.ohipashop.com

Les expos sur CultureCie...



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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 00:00
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Passionnées de mode et elles-mêmes créatrices, deux amies Jennifer (Les Créatures) et Alix (KaïFi) ont eu envie, en mai 2003, de créer une expo-vente à la fois intimiste et novatrice qui leur permettrait de présenter leurs collections au public et de rencontrer leurs clients d’une façon différente.

Pour ce rendez-vous elles ont imaginé s’entourer, à chaque fois, de nouveaux talents, selectionnés au "coup de coeur" et dont elles désirent faire découvrir le travail. “Des Filles en Aiguille” compte désormais quatre éditions par an et rassemble une vingtaine de créateurs dans le domaine du prêt–à–porter féminin, de l’accessoire, des bijoux, des vêtements enfants ou de la décoration.

Nouveaux venus ou exposants de la première heure, tous sont présents pour nous accueillir pendant une semaine à l’espace Beaurepaire et chacun contribue au succès de la manifestation, particulièrement Sandrine Colin qui prête son talent de graphiste à l’image de l’évènement. "Et tout ça à prix atelier !"

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Des Filles en aiguille
Expo / vente Printemps / Eté 2008

Du mardi 11 au dimanche 16 mars
De 12h à 20h (sauf dimanche: fermeture à 18h)
Nocturne le vendredi 14 mars jusqu'à 22 heures
Entrée libre

Espace Beaurepaire
28 rue Beaurepaire
75010 Paris
M°République

www.desfillesenaiguille.com

Fashion artistic weeks sur CultureCie: les expos mode...


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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 00:25

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Le Centre Pompidou, qui fête cette année ses trente ans, rend hommage à Richard Rogers, architecte de son bâtiment avec Renzo Piano.
Sur 1150m2, cette rétrospective (bilingue français-anglais) propose une sélection des projets les plus représentatifs du travail de l’agence Richard Rogers, qui rend compte d'une véritable conception du monde et de la société derrière des maquettes et des dessins particulièrement bien agencés. Portrait d'un homme, d'une équipe et d'un art, l'exposition est aussi ludique qu'enrichissante.


L'espace dans le temps...


L’exposition "Richard Rogers + Architectes" présente le travail de Richard Rogers et de ses associés : des premières réalisations effectuées avec Norman Foster et Wendy Foster ainsi qu’avec Su Rogers, au sein de "Team 4" dans les années 1960, aux projets actuels de l’Agence "Rogers Stirk Harbour + Partners". Portrait architectural d'une facette de notre temps, l'exposition est aussi l'histoire d'une vie, d'une équipe et... d'une conception intime de l'architecture et de ses composantes.

RICHARD-ROGERS.jpgRogers n'est pas n'importe quel architecte: cette rétrospective est l’occasion de revenir sur la conception du Centre Pompidou dans les années 1970. Du bâtiment de la Lloyd’s à Londres au récent Terminal 4 de l’aéroport Barajas de Madrid en passant par la Zip-Up House de 1968 aux projets d’urbanisme de Lu Jia Zui à Shanghai, de nombreux projets sont ainsi abordés au travers de documents d’archives, de maquettes, de dessins, de photographies, de films et de textes spécialement produits pour l’occasion, le tout étant particulièrement convivial et pédagogique.

Croquis pour le Centre Pompidou © Piano+Rogers


L’exposition s’ouvre sur une fresque chronologique couvrant un mur de trente mètres qui permet au visiteur de saisir la richesse de plus de quarante ans de réflexion et de création. Chaque projet, réalisé ou non, est illustré d’une photo ou d’un dessin, faisant de ce panorama une véritable clef de lecture. Là, le spectateur est invité à partager la frustration de l'agence quant à certains projets: comme on est déçu que l'espace de congrès culturel espagnol n'ait jamais vu le jour !

Au bout de cette ligne du temps est diffusée une interview filmée de l’architecte et de ses collaborateurs qui présentent leur travail et leurs influences. Au cours de son interview, Rogers évoque les clés de son évolution: incroyable mais vrai, l'architecte a commencé par un projet ruineux et très ambitieux - la maison de ses beaux-parents - puis s'est ensuite concentré sur des matériaux moins chers et plus rapidement réalisables, non seulement à cause de cette expérience mais aussi parce qu'il avoue que ces réalisations lui paraissaient être en grand décalage avec la crise du logement qui sévissait alors à Londres. Il se concentre donc ensuite sur des projets moins élitistes et crée avec sa femme la "Zip up house", une maison industrielle qui casse les codes classiques avec des cubes osés et des couleurs inattendues.

L'espace d'une société...

C'est sans doute dans cette prise de conscience et cette envie de coller à son temps que s'enracine tout le travail à venir de Rogers et de son agence. Car
la présentation de cet ensemble conséquent de travaux passés et en cours permet d’illustrer la vision de Richard Rogers sur le rôle central que l’architecture peut jouer dans la constitution et le développement de nos sociétés: l'exposition rend très bien compte des préoccupations centrales de l'architecte, et dessine d'ailleurs une véritable "conception du monde", peut-être présente derrière tout travail d'architecture. L’architecture de Richard Rogers est fortement marquée par l’École anglaise des années 1970 ainsi que par ses origines italiennes, sensiblement perceptibles dans sa conception de la ville. Mais on retrouve dans ses soucis les inquiétudes majeures de notre temps: transparence, développement durable, lisibilité sont des mots qui font écho à tout citoyen du XXème siècle, qu'ils soient en Europe, aux Etats-Unis ou en Asie.

La cinquantaine de projets présentés est donc répartie entre huit thèmes majeurs. Ces îlots urbains évoquent chacun un mot clef dans le vocabulaire architectural: "lisibilité", "transparence",
"public", "systèmes", "environnemental", "légèreté", "urbain", "travaux en cours". Les ensembles se distinguent les uns des autres grâce aux couleurs spécifiques des tables présentoirs. Dans chaque groupe, six ou sept projets sont étudiés, à travers des Richard-Rogers---archi.jpgmaquettes, des photos, des dessins et des films. Un ou plusieurs projets, particulièrement emblématiques du thème, sont mis en avant. Ainsi, le visiteur découvrira quelques réalisations incontournables de l’architecte à travers le monde, pénétrant cet univers particulier : le siège de la Lloyd’s (Londres), le Centre Pompidou (Paris), la Cour de Justice de Bordeaux, l’Assemblée Nationale du Pays de Galles (Cardiff), le Dôme du Millenium (Londres), un projet d’urbanisme à Shanghai, le Terminal 4 de l’aéroport Barajas (Madrid), le 88 Wood Street (Londres), ou encore l’immeuble Leadenhall (Londres). Ce dernier s’entoure des travaux en cours de l’agence "Rogers Stirk Harbour + Partners", au sein d’une thématique intitulée "Travaux en cours".


Tour Kabuki Cho, Richard Rogers Partnership © Katsuhisa Kida


L’ensemble intègre une "piazza" où les visiteurs sont invités à s’asseoir afin de découvrir le catalogue de l’exposition et d’autres publications relatives au travail de Richard Rogers, explorer le site internet de l’agence "Rogers Stirk Harbour + Partners", ou encore visionner les films réalisés sur les projets présentés.

La réussite d'une philosophie...

Les relations entre l’environnement urbain et l’intégration sociale fondent la vision de l’architecture de Rogers, et l’exposition témoigne de ces réflexions en mettant particulièrement en avant la problématique du développement durable qui influence son travail depuis le début de sa carrière.

Nouvelle-image--1-.jpgPortrait de l'un des architectes majeurs de notre temps, l'exposition est aussi une biographie très personnelle: à travers elle transpire une vision d'un métier, une conception d'un territoire évidemment mais aussi une conception de la société - société tout court, société "entreprise" aussi. C'est à la fois d'une approche artistique et d'une approche politique qu'il s'agit. Politique car il s'agit d'aménager des espaces publics, politique car il s'agit de diriger une agence et... si Rogers a une politique, il semblerait qu'elle soit particulièrement humaniste, ou paternaliste dans le bon sens du terme: protéger l'environnement, protéger les membres de son équipe, concevoir une entreprise "familiale"... comme on créerait une maison ?

Dans son interview, Rogers évoque ses premières influences: un père scientifique et une mère poète. Cette évidence, selon laquelle l'architecture se situerait parfaitement à mi-chemin entre une approche artistique et une approche mathématique, ressort particulièrement de cette exposition. A ces approches s'ajoute, chez Rogers tout du moins, une approche politique qui fait de l'architecture un art majeur et... le plus beau métier du monde ?

"Je suis heureux qu'une exposition présente le travail que nous avons réalisé, mes associés et moi-même, ces quarante dernières années. Je suis particulièrement excité qu'elle ait lieu au Centre Pompidou dans le cadre de la célébration de son trentième anniversaire. Concevoir et bâtir le Centre Pompidou a été l'une des meilleures expériences de ma carrière", confie Richard Rogers, qui a reçu le Prix Pritzker récompensant l’ensemble de son oeuvre en juin dernier.

L'exposition, qui
sera présentée au cours du printemps 2008 au Design Museum de Londres, a de quoi donner aux plus jeunes l'envie de se risquer à ce métier difficile. Portrait d'une vie "comme les autres", faite de concours de circonstances, de victoires et de hasards, de projets réalisés et d'entreprises avortées, l'exposition est surtout l'histoire d'une réussite, la réussite d'une carrière, mais aussi la réussite d'une philosophie, qui n'était pas promise à gagner.

A noter...

21 novembre 2007 - 3 mars 2008
11h00 - 21h00
Galerie sud, niveau 1
10€, 8€
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Site du Centre Pompidou

Richard Rogers sur CultureCie...

La biographie de Richard Rogers
Le catalogue de l'exposition

Les expos sur CultureCie...

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Published by Axelle Emden - dans Architecture et design
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 21:01
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La Délégation parisienne du Grand Lyon expose les travaux d'une quinzaine de créateurs lyonnais sélectionnés par le "Village des Créateurs".

Le "Village", situé Passage Thiaffait à Lyon, accompagne le développement de jeunes entreprises dans l'univers de la mode et du design. A l'occasion de cette exposition, seront présents Anne et Marion, Atelier Athome, Anne Thomas, Caroline Cabanis, En Bobine Moi, Françoise Hoffmann, La Piscine, La Tribu des Oiseaux, Laurence Oppermann, Marco Mesquita, Marmelade en balade, Méchant Vinyl, Nicolas Fafiotte Couture, Reversible, Sélène et Gaïa. Pour les fans des dernières tendances...

A noter...

Exposition à La Délégation parisienne du Grand Lyon
Du 6 février au 12 mars 2008
Vernissage le mardi 5 février de 17 à 21 heures
Pour y assister: lyonnaisdailleurs.paris@glyon.org

Ouverture les mercredis de 14h à 17h30 et sur rendez-vous : 01 44 39 45 67

Les expos du moment sur CultureCie...


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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 10:39


Electra s’ouvre aux projets des designers de la nouvelle génération. Intelligent, élégant, et environnemental.

A quoi sert le design ? Benoîtement, vous aviez cru le quidam qui vous soufflait « c’est comme l’art, ça ne sert à rien ! » Benoîtement toujours, vous pensiez qu’il n’y était question que d’esthétisme et de mode : un moyen comme un autre de se montrer « tendance ». Mais tout cela était avant. Maintenant vous lisez régulièrement Culture et Cie, et votre sens critique s’est furieusement aiguisé.

La fondation EDF se présente comme soucieuse d’encourager « la préservation et la mise en valeur des richesses naturelles, des paysages et de la biodiversité ». En 1990, en plus de cette louable volonté, EDF a même transformé une des anciennes sous-stations électriques du 6ème arrondissement en un lieu d’exposition pour les artistes contemporains qui, à bon escient, ont si souvent utilisé son produit phare. Des artistes majeurs comme James Turrell ou Nicolas Schoeffer y ont notamment été présentés.

Alors que la planète semble suffoquer de la surconsommation d’énergie, l’Espace Electra nous présente aujourd’hui les réponses qu’une trentaine de jeunes designers apportent à ce problème. Orchestrées par Stéphane Villard, designer à la R&D d’EDF et commissaire de l’exposition, les suggestions valent le détour.

L’exposition s’organise en trois séquences. Tout d’abord elle évoque l’expression esthétique de l’électricité depuis 1890 jusqu’à nos jours. On y retrouve ainsi une belle collection d’affiches publicitaires bien rétros à la gloire d’EDF, toute l’évolution des compteurs électriques, et une gamme très fournie d’interrupteurs, de prises de courant, ou beaucoup d’autres éléments très communs, mais en constante évolution depuis plus d’un siècle. En effet les appareillages électriques faisant partie de notre quotidien - même si on a tendance à les oublier - sont de parfaits témoins des différentes époques et modes traversées : leurs formes, couleurs, matériaux, et technicités sont autant d’informations sur les personnes qui les ont conçus et utilisés. Certes vous y retrouverez la multiprise de votre grand-mère, ou l’interrupteur en bakélite du collège de votre enfance (qui n’était déjà plus aux normes de sécurité), mais jamais vous n’auriez réalisé à quel point ceux-ci ont évolué, et comment.

La seconde partie présente les créations de plusieurs designers de la nouvelle génération, plutôt trentenaires, qui nous permettent de prendre conscience de l’énergie. En effet, comment encourager à économiser ce qui n’a pas de corps ? Ces différents objets matérialisent ainsi l’électricité, afin de nous transformer en consommateurs avertis, donc sûrement responsables, et volontairement économes. Parmi ces objets magiques, on compte la rallonge dont le câble lumineux change de couleur selon l’énergie consommée, le poste de radio dont la station se dérègle toute seule lorsque vous consommez trop (autoritaire mais efficace), l’abat jour-fleur (flower-lamp des suédois STATIC) qui s’épanouit par moment de faible consommation, et tout plein d’autres trouvailles. Vous trouverez même un interrupteur qui va vibrer, scintiller, et refusera de fonctionner en même temps que le four, le lave-linge, et l’aspirateur réunis. Toutes ces créations sont également complétées, au sous-sol, par des outils de gestion de l’électricité : des logiciels ou des compteurs personnels permettant au particulier d’analyser et sa consommation et la production qui lui est nécessaire. Combien de centrales nucléaires fonctionnent en ce moment, pour vous permettre de surfer sur le net ?

Enfin, la mezzanine accueille des projets plus ou moins radicaux, pour limiter au maximum la production d’électricité. Véritable réservoir d’idées, ces projets sont parfois utopiques, parfois tout à fait réalisables. Dans ce monde parfait, les cargos seraient tractés par des kite-surfs géants (déjà proposés par la société allemande Skysails) et consommeraient deux fois moins de carburant. Les pylônes haute tension du paysage français seraient équipés d’éoliennes et le réseau produirait sa propre énergie (concept Wind-it des ingénieurs Elioth avec les architectes Encore heureux). Enfin vous rechargeriez votre I-pod et les batteries de votre portable sur les appareils de votre salle de fitness préférée ! Le projet le plus intéressant, même s’il est complexe à mettre en place, serait d’équiper la planète de fibres optiques pour apporter la lumière du soleil, captée sur la partie éclairée du globe, vers la partie où il y fait encore nuit. Certes un projet de très grande ampleur, mais cela permettrait des gains d’énergie au niveau planétaire, et on a déjà passé des câbles sous tous les océans pour les réseaux informatiques…
D’autres créations sont plus modestes et parfaitement au point, comme l’hydrolienne de Vincent Vandenbrouck, turbine de poche qui, placée dans un ruisseau, génèrera la puissance nécessaire à votre portable ou votre réfrigérateur de camping, ou au téléphone satellitaire d’un camp de réfugiés.

Conscient qu’il est nécessaire de se tourner vers des nouvelles sources d’énergies, et une habitude de consommation très différente, cette exposition d’Electra fait à la fois réfléchir sur nos habitudes et notre environnement tout en apportant des alternatives concrètes et efficaces. Alors… Le design sauvera-t-il le monde ?

A noter...

Espace EDF Electra
Du 25 mai au 9 septembre 2007

Du mardi au dimanche, de 12h à 19h (sauf jours fériés)
Entrée libre
6 rue Récamier
75007 Paris
Métro Sèvres-Babylone

A voir aussi sur CultureCie... 

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Published by Jean-Charles Querette - dans Architecture et design
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