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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 10:11
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« Into the Wild » est le quatrième long métrage réalisé par Sean Penn. Adapté d’une histoire vraie relatée dans le roman de Jon Krakauer en 1996, le film est une grande réussite. Une très belle histoire, une jolie leçon de vie et une réalisation intelligente, efficace et tout simplement bouleversante. La sortie des DVD (éition simple et éition collector) est prévue pour le 16 juillet 2008 en France.

Le pitch…

Sitôt diplômé de l’université, Christopher Mc Candless, un brillant étudiant, décide de fuir la « société matérialiste » pour se lancer « dans la nature » au lieu de rejoindre les bancs de Harvard. Après avoir fait don de ses substantielles économies à l’action contre la faim, il se lance dans une expédition vers l’Alaska. Thoreau sera son meilleur allié, dans sa fuite, dans sa solitude, dans sa réflexion constante. Dans cette recherche de sa propre identité, il va rencontrer sur les routes de nombreux autres marginaux : hippies au soleil et vieux militaire retraité le feront avancer dans sa quête spirituelle tandis que sa sœur, restée à la maison, nous dévoilera en parallèle, voix-off à l’appui, les racines de ses troubles et les véritables raisons de son départ.

La critique…

itw_wallpaper_04_800x600.jpgBien loin des grandes productions hollywoodiennes, « Into the Wild » est un film à nul autre semblable. Une aventure sauvage éblouissante, dont la magie tient tant à la beauté des décors naturels qu’à l’intelligence du propos. Sean Penn réinvente Crusoe en redonnant tout son sens à la quête la plus simple qui soit : celle de l’union de l’âme et du corps, celle de la cohérence, celle des Grecs au fond mais celle des bouddhistes aussi. Celle des Anciens, celle des Modernes. Si la philosophie est avant tout une « manière de vivre », on peut dire que ce héros ose se frotter à ses idéaux avec un courage, une constance et une simplicité déconcertante.

Le film fait écho à des siècles de réflexion et redonne vie à des siècles de littérature. Universel, actuel, atemporel, « Into the Wild » est pertinent grâce à une réalisation qui a su mettre en relief la profondeur d’une quête intérieure et les ambivalences d’une rencontre solitaire avec la vie. Car évidemment la question se pose : le héros parvient-il à rencontrer la vie, ou ne parvient-il qu’à se rencontrer, lui ? Pollué par la société de consommation, écoeuré par la perversion urbaine et la réussite formatée, notre héros brave Hobbes et Rousseau pour tenter de trouver, dans la nature, un mode de vie peut-être plus humain. Mais la langue de Shakespeare le dit mieux que la nôtre : « wild » désigne la nature, « wild » désigne, aussi, le « sauvage ». Il s’agit évidemment d’un voyage initiatique, il s’agit, simplement, de risquer de s’apprivoiser en même temps qu’on apprend la nature, de s’interroger en même temps qu’on fuit une culture… mais en emportant des livres ! Oui, Mc Candless peut bien se réinventer un nom (« Alexander Supertramp »), mais il reste humain… trop humain.
 
itw_wallpaper_01_800x600.jpgEmile Hirsch, dont on n’a sans doute pas fini d’entendre parler, est littéralement habité par son personnage, et nous offre une performance sincère et étonnante. Mené par une réalisation efficace et porté par d’excellents seconds rôles, le film est marqué par un grand souci de vérité. Sean Penn a commencé ce film il y a plus de dix ans. Intégralement tourné en milieu naturel, « Into the Wild » est une ode à la nature et à la liberté. Y transparaît le souci du réalisateur de coller à la véritable histoire, et de reconstituer le plus précisément possible les aventures de Mc Candless. La famille du jeune homme a d’ailleurs pris part au projet.

« Into the Wild » nous transporte pendant deux heures et demie et force le spectateur, mieux que n’importe quel manuel de sociologie, à s’interroger sur lui-même et sur le monde qui l’entoure. Le film renverra chaque spectateur à des paradoxes éternels. Psychanalyse atemporelle, conte philosophique, réflexion sur le genre humain, « Into the Wild » sonne juste et pose très joliment et très simplement la question du bonheur. Celle du soi. Celle de l’altérité, aussi. Des question simples, pour un résultat simplement beau, enraciné chaque seconde dans l’authenticité. Intrigant, fascinant, le film tient en haleine, amuse, inquiète, touche. « Into the Wild » fait partie de ces rares films dont le propos nous poursuit encore longtemps après le générique, réveillant la part de Mc Candless qui sommeille en chacun de nous.

Rien de mieux que vos yeux...




La presse en parle...
 
"Penn a besoin de partir des affects pour parvenir à une lucidité supérieure, et chacun de ses films restitue le choc de l'expérience : un discernement qui explose comme une bulle dans le cerveau." Libération - Didier Péron
 
"Sean Penn a manifestement choisi la voie la plus escarpée et périlleuse, empruntée seulement par les cinéastes qui font les films qu'ils ont envie de faire, et non ceux que les payeurs leur conseillent de faire. Aurait-il échoué dans son entreprise que la démarche n'en serait pas moins méritoire, mais sa réussite démontre qu'il possède bel et bien les moyens de son ambition." 
Le Nouvel Observateur - Pascal Mérigeau
 
"Avec son mélange de paradoxes et de contradictions, Into the Wild ressemble, sans l'ombre d'un doute, à son auteur : à la fois énervant et séduisant, excluant et généreux, âpre et tendre."
Première - Gérard Delorme

itw_wallpaper_09_800x600.jpgA noter...

"Into the Wild"
Réalisé par Sean Penn
Avec Emile Hirsch , Marcia Gay Harden , William Hurt
Date de sortie : 9 janvier 2008
Durée : 2h30

En DVD le 16 juillet 2008
17€
Lien Amazon

Edition collector (conférence de presse en VO et reportage sur le tournage)
21€
Lien Amazon


Site officiel: www.intothewild.com


A l'affiche sur CultureCie...

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Published by Eve Oudenot & Axelle Emden - dans Films en DVD
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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 15:15
cloverfield_imagesfilm-culturecie.com.jpg
« Cloverfield » est la dernière-née des productions J.J  Abrams, créateur de « Lost » et réalisateur de « MI3 ». Ce blockbuster catastrophe est incontestablement un très bon divertissement, parfois plus malin qu’il n’en a l’air.


Le pitch…

Manhattan. Rob, 30 ans, fête son départ pour le Japon. Ses amis, ses amours, tout le monde est là. Parmi eux Hub, qui immortalise ces moments avec sa caméra. Soudain New York est attaqué par une force dévastatrice. C’est le début du chaos.

La critique…

18894434_w434_h_q80.jpg Il faut se rendre à l’évidence : dans la catégorie film catastrophe, « Cloverfield »  est une totale réussite, une véritable expérience sensorielle, une heure et demie de peur jouissive.

Tout repose sur le dispositif de mise en scène. L’intégralité du film est vue depuis la caméra du personnage, au cœur de l’action. On alterne entre séquences intimistes version film de vacances et apocalypse genre reportage de guerre, et on assiste alors à une audacieuse rencontre entre « Blair Witch Project » et « Godzilla ».

Dans son traitement, « Cloverfield » bénéficie d’une première partie d’introduction où l’on se retrouve au milieu des personnages pendant la fête. On prend nos marques avec la caméra, on s’inscrit dans l’intimité d’une bande de copains, on est amicalement intrusif. Quand l’attaque se déclenche, on se retrouve à égalité avec tous les personnages, surpris, choqués et très vite témoins impuissants de quelque chose qui nous dépasse, embarqués malgré nous dans un cauchemar urbain.

Dans notre inconscient défile forcément alors les images amateurs du 11 septembre. Car l’intelligence du scénario, c’est de reléguer au second rang le monstre qui anéantit la ville. La créature agit plutôt comme le symbole d’une force dévastatrice, capable d’annihiler nos proches et notre monde.

Certes, le scénario ne peut éviter quelques « sentimentaleries » typiquement hollywoodiennes dans les derniers rebondissements, mais la spécificité du concept visuel et l’absence de bande originale atténuent cette dérive.

On ressort de la salle conquis et un peu groggy.

Quelques détails…

A l’occasion de sa promotion l’été dernier, « Cloverfield » avait crée un énorme  « buzz » sur internet avec un teaser mystère révélant juste quelques images de la fête puis les premières secondes de l’attaque sans autre explication.

Longtemps le film s’est intitulé « 01-18-08 », date de sa sortie américaine alimentant encore un peu plus le mystère, avant d’être finalement baptisé « Cloverfield ».

Rien de mieux que vos yeux...




La presse en parle...

« [Cloverfield] demeure trop séduisant - et brillant - pour qu'on se laisse grignoter par ses imperfections. » Chronic’art.com – Guillaume Loison

« Sans cesse sollicité, on n'a pas le temps de s'ennuyer (...) Le plaisir de renouer avec la grande tradition de films de monstres est intact...et intense. » Le Journal du Dimanche – Stéphanie Belpêche

« Cloverfield régénère les vieux genres fatigués du film de monstre et du film catastrophe. » Les Inrockuptibles – Olivier Joyard

18894428_w434_h_q80.jpgA noter...

"Cloverfield"
Réalisé par Matt Reeves
Avec Michael Stahl-David, Lizzy Caplan, Jessica Lucas, T.J. Miller…...
Date de sortie : 06 février 2008
Durée : 1h30

En DVD le 8 août 2008
17€
Lien Amazon

Site officiel: www.cloverfield.fr

A l'affiche & sur CultureCie...

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Published by Maxime Govare - dans Films en DVD
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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 00:30
La-guerre-selon-charlie-wilson-www.culturecie.com.jpg
Amusant, grave, vrai, fantastique et profond « La Guerre selon Charlie Wilson » réunit tout ce qui peut tenir un spectateur en haleine. Adaptation cinématographique du livre éponyme de George Crile, lui-même inspiré d’une incroyable histoire vraie, le film revient avec brio sur l’armement de l’Afghanistan par les Etats-Unis au moment de la guerre froide. Une histoire déroutante, un casting de choc et… une belle leçon d’histoire !

Le long pitch…

charlie-wilson-jacuzzi---culturecie.com.jpgCharlie (Tom Hanks) est député. Il bosse au Texas et se détend à Vegas, entre deux strip-teaseuses et quelques traits de coke. Il boit sans modération, n’emploie que des jeunes femmes qu’il séduit mais est irréductible à cette caricature. Sincèrement passionné par les relations internationales, il a aussi les ficelles de la politique en main : il est diplomate Charlie, et tout le monde lui doit au moins un ascenseur à renvoyer.

Devant l’hécatombe afghane, il demande de doubler le budget secret alloué par les Etats-Unis afin que l’Afghanistan combatte l’URSS. Sa nouvelle amie Johanne Herring, ravissante millionnaire anticommuniste et chrétienne (Julia Roberts), va alors user de ses relations les plus inaccessibles afin que Charlie rencontre en personne le Président du Pakistan. Ce dernier insiste pour que Charlie visite les camps avant de repartir pour l’Amérique : le député a alors devant les yeux « la guerre des femmes et des enfants » qui devient instantanément la sienne.

Aidé par Gust (Philip Seymour Hoffman), un américain d’origine grecque au caractère bien trempé, Charlie soulève des montagnes en même temps qu’il brave la presse à scandales. Avec l’aide de l’Egypte et d’Israël, les armes seront fournies secrètement à l’Afghanistan pour des sommes astronomiques que Charlie saura obtenir car… qui peut lui dire non ?

La critique…

la-guerre-selon-charlie-wilson---julia-roberts.jpgEn brillant député déluré et infiniment humain, Tom Hanks est irréprochable. Julia Roberts campe ici une princesse de plus qui lui va comme un gant et Philip Seymour Hoffman, en Truman Capote ou en agent maudit, ne cessera donc jamais de nous surprendre. Outre son casting irréprochable, « La Guerre selon Charlie Wilson » parvient à mêler avec brio une comédie légère à ce drame de la réussite historique. Le monde politique y est parfaitement dépeint, avec ses coups de téléphone, ses coucheries, ses services et ses coalitions, mais aussi avec sa complexité et avec une grande sincérité.

Le film a le mérite de revenir sur un épisode oublié ou étouffé de l’Amérique d’aujourd’hui. Quiconque connaît bien les Etats-Unis et les Américains se rappelleront sans doute avoir eu mille conversations aux lendemains du 11 septembre 2001 avec des patriotes étonnés de cet état de fait : ah oui, les Américains ont armé l’Afghanistan ? Quand le générique a sonné la fin du film, on s’est rappelé combien le cinéma était puissant car à bien des égards, il sait mieux raconter que les livres. Non seulement parce qu’il est plus facile de voir un film avec Julia Roberts que de se pencher sur l’Histoire de nos nations, mais aussi parce que le cinéma a cet atout émotionnel qui en fait un outil éducatif rare : on s’est rappelé de ces épisodes de l’histoire que l’on ne comprenait pas vraiment, à l’école des enfants, ces épisodes qu’on a parfois compris grâce à un film qui racontait la classe autrement.

la-guerre-selon-charlie-wilson-tom-hanks-en-afghanistan---www.culturecie.com.jpgMais « La Guerre selon Charlie Wilson » n’est pas seulement un flash-back qui rafraîchit la mémoire ou qui donne les leçons de son passé aux Etats-Unis. C’est un parfait film historique, et une belle leçon de politique… car à long terme, que s’est-il passé ? Que s’est-il passé une fois que la CIA avait « réussi », une fois que l’Afghanistan a pu vaincre l’URSS ? Que sont devenues les armes, au nom de quoi l’Amérique et l’Afghanistan avaient-ils fait la guerre « ensemble », et d’ailleurs, ont-ils fait la guerre « ensemble » ?

Le film traite de l’Afghanistan. Mais il aurait pu s’agir du traité de Londres, il aurait pu s’agir de n’importe quel épisode de la colonisation ou de la décolonisation, de n’importe quelle alliance conjoncturelle lors d’une guerre… la leçon à en tirer aurait été la même. Que se passe-t-il « après » ? Une fois qu’on a dépensé des millions dans l’armement, pourquoi refuser le « pourboire » de l’éducation ? Que se passe-t-il après les interventions massives de nos pays occidentaux, aux si jolis idéaux ? Que se passe-t-il une fois que les immigrés travaillent dans les pays qui ont besoin d’eux ? Est-ce qu’on leur apprend la langue du pays dans lequel ils s’installent, est-ce qu’on met en place des structures pour que les lendemains chantent ?

Tom-hanks-et-mike-nichols---la-guerre-selon-charlie-wilson---culturecie.coml.jpgOn ne devinera pas le passé qui n’a pas eu lieu, mais le film, sur la lancée de l’histoire de Charlie Wilson, voudrait poursuivre plus loin et pose en filigrane la question : que se serait-il passé si ces moudjahidins avaient eu des écoles ? Et oui, Charlie est un rêveur, un naïf peut-être, mais pourtant pas toujours, à en juger par ses manoeuvres politiques. Il a su arriver à certaines de ses fins. Mais pas à toutes.

Mike Nichols signe une mise en scène complète et franchement étonnante. Il parvient à nous faire rire en dressant le portrait amer et tendre d’une politique politicienne… trop humaine, et pourtant attachante, car si Charlie Wilson a des stratégies de diplomates peu glorieuses, elles ne sont pourtant que la stricte application d’une règle du jeu et… Charlie a un cœur d’or ! Le film ravive la mémoire avec légèreté et pointe, non sans pertinence, les conséquences dramatiques d’une réussite à court terme. On avait rarement vu un film historique être une telle comédie dramatique.

Quelques détails...

George Crile, l'auteur de "Charlie Wilson's war" dont est tiré le scénario d'Aaron Sorkin, a participé à l'adaptation de son livre au cinéma, en étant consultant technique du film.

Le député Charlie Wilson a accepté de collaborer avec l'équipe du film, accordant entretiens et conseils à Mike Nichols comme à Tom Hanks.

"La Guerre selon Charlie Wilson" marque le retour de Julia Roberts après trois ans d'absence sur les écrans: "Closer", également réalisé par Mike Nichols, avait été son dernier tournage.

La presse en parle...
 
"Commençons par rendre grâce à Mike Nichols de tout ce qu'il n'a pas fait : un film moralisateur, une vie de saint, une charge unilatérale contre la politique américaine. Sur le fond le plus tragique qui soit (...), il a donc réalisé une comédie." - Le Monde - Thomas Sotinel
 
Tom-hanks-et-seymour-hoffmann-.jpg"Nichols (...) démêle les fils de la politique américaine tels qu'ils se tissent dans les salons de Washington et les ambassades. Avec en prime une composition savoureuse de Philip Seymour Hoffman, dont chaque apparition est un pur régal." Le Nouvel Observateur - Pascal Mérigeau
 
"Cinéaste vieille école, Nichols n'essaie pas de se faire mousser, mais il sait valoriser chaque personnage. Le tiercé de tête - Tom Hanks (Wilson), Philip Seymour Hoffman (Avrakotos) et Julia Roberts (la milliardaire Joanne Herring) - ont l'air de savourer la moindre miette de leurs rôles." Libération - Didier Péron

"Si l’on cherche une quelconque trace de véracité dans ce film, on la trouvera dans le constat, lui aussi désabusé, que le gouvernement américain est aux mains d’ignorants alcooliques, misogynes et corrompus." Le Monde diplomatique - Chalmers Johnson

charlie-wilson--www.culturecie.com.jpgA noter...

La Guerre selon Charlie Wilson
De Mike Nichols
Adaptation d'Aaron Sorkin d'après le livre de George Crile
Avec Julia Roberts, Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman...

Date de sortie : 16 Janvier 2008
En DVD le 5 août 2008
20€
Lien Amazon

A l'affiche & sur CultureCie...

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Published by Axelle Emden - dans Films en DVD
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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 00:00
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Premier film de Thomas Lilti, "Les Yeux bandés" ne nous a pas totalement convaincus. A la suite du viol et du meurtre de jeunes filles dans le nord de la France, se nouent un drame familial et une intrigue policière. Si le premier est convainquant, la seconde en revanche manque de rigueur pour que le spectateur adhère totalement. Le film aborde les thèmes de la rédemption, de la tentation de la violence et du passé enfoui assez habilement mais peine à convaincre. A cet égard, on s’étonne du choix du final, parfaitement inutile.

Bande annonce...






A noter...

"Les Yeux bandés" de Thomas Lilti (France).
Avec Jonathan Zaccaï, Guillaume Depardieu. (1 h 21).
Date de sortie: 9 janvier 2008

Sortie DVD: 9 juillet 2008
20€
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Le cinéma sur CultureCie...

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Published by Emmanuel Villin - dans Films en DVD
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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 00:53
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Marie Gillain et Gilles Lelouche dans une comédie vraiment drôle, légère, simple. Ils jouent bien, on rit. C'est pas du mélo, c'est de l'humour. Inspiré de nos vies contemporaines, du célibat, des divorces. C'est comique. Et ça fait du bien.

Il est dévasté. La femme de sa vie vient de le quitter. Il doit déménager. Il n'a plus goût à rien. Ses gentils parents, qui sont dans le sud jusqu'en avril, lui proposent d'emménager chez eux, le temps qu'il reprenne du poil de la bête. Alors Thomas revient dans la banlieue de son enfance, une banlieue huppée et bourgeoise. Il plante sa télé dernière génération au milieu d'un salon de retraités. Et il attend que ça aille mieux. Mais rien ne passe. Les comédies romantiques, c'est ce qu'on regarde quand on a une vie sentimentale merdique.

En allant au supermarché, il tombe sur un copine d'enfance, enfin non, pas exactement une vieille copine, sa première amoureuse plutôt. Florence est ravissante mais... elle n'a pas changé de quartier, elle. Deux enfants, un mari. Et bien, viens dîner à la maison Thomas, samedi, je file.

Il viendra. Ce grand enfant qui écrit sur les jeux vidéos arrive à se tenir correctement... quelques heures. Puis l'alcool aidant, il finit, évidemment, par raconter son malheur. "Et évidemment, elle me trompait, qui peut bien envoyer des textos à minuit?" Le téléphone du mari bipe. Qui peut bien envoyer des textos à minuit ? Tout le monde dehors. La vie de Florence n'est plus une comédie romantique.

S'ensuivent des rencontres hasardeuses, des conversations simples, des situations quotidiennes. Du rire, du rire, du rire. C'est gros comme une maison: c'est une comédie romantique. Grotesque parfois. Et très réussie dans son genre.

A noter...

"Ma vie n'est pas une comédie romantique"
De Marc Gibaja
Avec Marie Gillain & Gilles Lelouche
Sortie au cinéma le 17 décembre 2007

Sortie DVD le 24 juin 2008
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Actu & comédies romantiques sur CultureCie...

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 00:27
Image hébérgée par hiboox.com

Rodolphe Marconi propose de percer le mystère Lagerfeld, jamais à son insu mais avec respect, admiration, discrétion et sensibilité. Au fil de plus de cent cinquante heures de tournage, Rodolphe Marconi, qui a littéralement partagé la vie de Karl Lagerferd, dévoile avec son oeil de cinéaste le quotidien de la star : la préparation d'un vêtement, les interviews, son travail de photographe, de peintre, sa librairie de livres d'art, Chanel, Fendi, Lagerfeld Gallery, les plus belles filles du monde, les actrices, les stars du monde entier.


Quelques détails...


Du 5 au 10 février 2007, on a pu découvrir en avant première - mondiale ! - les images extraites du film "Lagerfeld Confidentiel" chez Colette.


Le film, réalisé par Rodolphe Marconi, a été présenté le 10 février au Festival de Berlin.


A noter...


Sortie DVD le 13 juin 2008

20 euros

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Published by Axelle Emden - dans Films en DVD
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 08:35

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Quand Anton Corbijn troque son appareil photo contre une caméra, les premiers films ont soudainement une allure aboutie. Avec "Control", le célèbre photographe revient sur la vie de Ian Curtis, chanteur du groupe de rock anglais Joy Division. Adaptation de la biographie de Deborah Curtis, "Touching From a Distance", ce drame en noir et blanc est sublimé par le regard du photographe-réalisateur.


Ian Curtis , incarné par Sam Riley, est un jeune homme à fleur de peau.  Quand il ne rêvasse pas en classe, il écrit des poèmes dans son petit studio, ou il imite Bowie devant sa glace. Il n'a pas 20 ans quand il décide d'épouser Debbie, l'ancienne petite amie de son colocataire. Dans sa bourgade anglaise des années 70, seule l'écriture et la musique parviennent à le sortir de l'ennui. Lorsqu'il apprend qu'un groupe de copains cherche un chanteur pour leur petite formation, il saute sur l'occasion. Mais on dirait que tout va un peu trop vite pour ce grand adolescent en mal de vivre...

Du premier au dernier plan, les images de Corbijn accrochent le regard. C'est tout l'univers du photographe que l'on retrouve dans ce long métrage consacré au chanteur torturé de Joy Division: le cadrage décentré, le grain des seventies, la solitude de la célébrité... L'émotion n'est pas dans l'histoire, qui porte pourtant en elle tous les ingrédients du drame, mais elle est dans les images. Pas de fioritures dans les dialogues, pas de mélo musical, juste la simplicité des plans de coupe, l'authenticité d'une histoire et la douceur d'un regard brut, celui de Corbijn. A voir et à revoir.

control-riley-corbijn.jpgA noter...

Control

Sortie dvd: 6 mai 2008
En avant-première chez Colette dès le 2 mai

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Réalisé par Anton Corbijn 
Avec Sam Riley, Samantha Morton, Craig Parkinson, Joe Anderson, Nigel Harris, Nicola Harrison, Toby Kebbell, Alexandra Maria Lara, Matthew McNulty...


Sortie cinéma: 26 septembre 2007
Durée: 1h59


Sur le web...

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 00:31
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Quand on a tant aimé un livre, il est difficile d'être séduit par son adaptation cinématographique. C'est vrai, le film de Claude Miller ne nous a pas bouleversé comme l'avait fait le roman de Philippe Grimbert. Pourtant, si l'on tente de se détacher du récit et de considérer ce film comme une oeuvre à part entière, on ne peut que s'incliner.


Au présent, les images sont en noir et blanc. Au passé, elles sont en couleurs. Au présent, François (Mathieu Amalric) a 37 ans. Il reçoit un enfant dans un cabinet. Il est psy. Du présent, Philippe Grimbert parle peu, dans son roman. C'est sur les traces d'un secret qu'il revient, une immense omission mensongère que son imagination d'enfant a en partie devinée. Le récit est sublime. Nous l'avions déjà dit. Mais le récit doit rester secret, pour l'intrigue, pour la découverte, pour le trésor.


Un-secret-de-claude-miller-photo.jpg Désormais, grâce à Claude Miller, il y a, aussi, des images sublimes. Une Cécile de France magnifiée par la caméra, une Cécile de France magnifiée par le regard d'enfant du narrateur, aussi. Au passé, François a 7 ans, puis 14 ans. Tour à tour, Valentin Vigourt et Quentin Dubuis offrent des interprétations poignantes. De la solitude, de l'angoisse, du doute, du malaise puis enfin de la découverte, la colère, la trahison... La tristesse toujours, et l'amour. L'amour pour des parents parfaits, Tania et Maxime (Cécile de France et Patrick Bruel), parfaits car on les invente, parfaits car on ne les connaît pas, on n'en connaît rien, puisqu'on ne connaît pas leur histoire. François vit dans l'ombre, dans l'ombre d'un amour inconnu, dans l'ombre d'un grand-frère qu'il s'invente, à l'ombre d'un passé qu'on lui cache. Après une bagarre peu commune, Louise, la fidèle voisine chez laquelle il se régufie régulièrement depuis son enfance, va lui conter ce qu'il ignore...


Grâce à sa finesse et à celle de ses acteurs, Claude Miller réussit à mettre en images ce que Grimbert a réussi à mettre en mots: le poids d'un passé, les mystères des racines, les appartenances que l'on ne maîtrise pas, que l'on ne décide pas et dont on dépend malgré nous, tant qu'on n'est pas "maître dans sa propre maison". "Un Secret" est une fresque familiale, une fresque historique, philosophique, psychologique. Une fresque universelle, ce que Roland Barthes appelait "le mythe", celui qui se rejoue à travers nous, le mythe universel que l'on rejoue, sans le savoir, sans conscience. Le livre est à lire. Le film est à voir.


La presse en a parlé...

"Ceux qui n'ont pas lu le livre seront captivés par cette histoire. Les autres constateront que, bien qu'impressionné par son sujet, Miller tente de ne pas l'exposer platement (...) Miller fait preuve de cette pudeur qui distingue la sensibilité de la sensiblerie." Studio, Thierry Cheze
 
"A chaque instant, le cinéaste a réussi à saisir le moment précis où le destin transforme le mélo en tragédie pure." Télérama - Pierre Murat

 

"Tragédie intime, "Un secret" est servi par une interprétation où brillent les femmes, dont Cécile de France, véritable statue mêlant, mariage unique, le charisme et la gouaille." TéléCinéObs - Alain Riou


A noter...

Réalisé par Claude Miller

Avec Cécile de France, Patrick Bruel, Ludivine Sagnier, Julie Depardieu, Mathieu Amalric...


Sortie DVD: Avril 2008
Date de sortie : 3 octobre 2007

A voir aussi sur CultureCie...

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A lire aussi...
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"Un Secret" de Philippe Grimbert

"Philippe Grimbert, l'emprunte du frère" dans lemonde.fr

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 03:22
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Non, non, vous ne vous trompez pas: le pitch est dans le titre, et l'affiche le confirme. Lionel et Lisa forment un couple, Thomas et Carole un autre et... évidemment, ce quatuor cache un autre duo, qui pourrait en faire naître un troisième. Oui, le pitch est dans le titre, oui, c'est un nouveau jeu de l'amour sans hasard mais... détrompez-vous: le film est au-dessus du cliché et les acteurs ne sont pas toujours dans les rôles attendus.

Lisa et Thomas ont l'air de travailler tard. Carole et Lionel ne se doutent de rien, malgré le désintérêt absolu que leurs conjoints portent désormais au sexe. Tout bascule le jour où Carole prend rendez-vous chez un nouveau gynéco, qui se trouve être le papa du meilleur copain de sa fille: les deux couples se sont salués à la sortie de l'école. Quand ils sortent tous deux le même stylo au moment du chèque et de l'ordonnance, tout bascule...

On s'attendait à voir la belle de "La Bande du Drugstore" dans le rôle de la femme fatale. Il n'en est rien: Alice Taglioni joue le jeu, et non des moindres, puisqu'il s'agit de se mettre dans la peau de Lisa, celle que son mari ne touche plus depuis... six mois. Son mari, Thomas, c'est Roschdy Zem, dont on avait salué la prestation dans "Mauvaise foi", qu'il avait réalisé l'an dernier. Si Thomas ne fait plus l'amour à sa femme, c'est bien qu'il doit aller voir ailleurs... sans surprise.

Sa maîtresse, c'est Lisa, une jolie brune sexy qui a l'air de relever tous les défis de la trentenaire du vingt-et-unième siècle: Lisa travaille, Lisa a un fils adorable, Lisa prend soin d'elle, Lisa est mariée et Lisa a un cadre de vie très confortable... bref, de quoi agacer et rendre jalouse toutes ses copines, et pourtant... Pourtant, comme Thomas qui a l'air de tout avoir, l'essentiel lui manque à moins qu'elle ait, plutôt, quelque chose en trop: un amant. Quoique... là est peut-être la question: l'essentiel se passe-t-il au lit ou l'essentiel est-il ailleurs ? Et d'ailleurs, Lisa et Thomas sont-ils "seulement" amants ?

"Détrompez-vous" relève brillamment le défi de la comédie sur l'adultère. Oui, il y a des femmes sublimes auxquelles leurs maris ne font plus l'amour; oui, il y a des hommes amoureux délaissés par leurs femmes; oui, le temps passe et les boules quiès s'installent, sans faire de vagues, et peu à peu on rentre tard le soir, sans faire de bruit. Evidemment, on se perd de vue à trop se voir, on ne se voit plus puisque c'est acquis, et puis on renaît, sans s'être rendu compte de rien. Oui, ces deux couples de cadres dynamiques parisiens pourraient laisser croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes; non, personne ne se doute de rien; oui, c'est d'une banalité affligeante. Comme les révolutions.

C'est cette banalité satinée et sans caricature qui fait de ce film autre chose qu'un coup d'oeil amusé et amusant sur les doubles vies. Non, on ne balance pas nécessairement une vie d'amour pour de grandes infidélités; oui, les maux d'amour se mêlent aux actes vengeurs et aux pièges que l'on tend parce qu'on ne veut pas renoncer à être aimé, et parce qu'on aime encore. Non, personne n'est à l'abri, et ce n'est pas un film ou des classiques qui vont vous l'apprendre, que vous soyez cyniques ou romantiques, lucides ou rêveurs, ou peut-être tout à la fois, vous aussi, vous avez des yeux et des oreilles, des amis et des collègues de travail, alors... seul au monde ou déculpabilisé ? Fleurs bleues, peureux et tristes romantiques, attention: désormais, vous vous sentirez concernés !

Le film est drôle, le scénario sent le vécu, les réactions des personnages sont percutantes et loin d'être toujours attendues. Alice Taglioni est délicieusement surprenante, avec sa maladresse, ses lunettes rondes et ses grosses laines; François Cluzet toujours juste et crédible, comme Mathilde Seigner et Roschdy Zem, qui jouent joliment leur comédie. Mathilde Seigner est loin de son rôle de bonne copine dans "Trois amis" ou de ses personnages verts de "Danse avec lui" ou d' "Une Hirondelle a fait le printemps" mais c'est avec un grand naturel qu'elle joue les maîtresses sans rien rompre.

Pas un chef d'oeuvre, non, les comédies n'en sont jamais, mais une excellente comédie, avec une belle réflexion, drôle, bien vue, et bien jouée.

A noter...

Comédie française
Réalisé par Bruno Dega, Jeanne Le Guillou
Avec François Cluzet, Mathilde Seigner, Roschdy Zem, Alice Taglioni

Sortie DVD: Avril 2008
Date de sortie : 24 octobre 2007

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Alice Taglioni sur CultureCie...

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Published by Axelle Emden - dans Films en DVD
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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 03:34

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Classé numéro 7 au prestigieux classement de l'AFI - American Film Institute - en 2007, "Ratatouille" a remporté le Golden Globe 2008 du meilleur film d'animation. Après un succès monstre aux Etats-Unis et en Europe, le film sort fin janvier 2008 en DVD. Images de synthèse déroutantes, scénario bien ficelé et clins d'oeil désopilants on fait de ce dessin animé l'un de nos coups de coeur de l'année.

Le pitch...

msn-gusteau.jpgmsn-colette.jpgComme tous les héros des histoires pour enfants, il a son lot de malheurs: d'abord il égare sa famille, après un accident qui fait fuir toute la colonie. Seul et abandonné, il ne le reste pas longtemps, grâce au fantôme de Gusteau, le grand cuisinier français qui vient le hanter gentiment pour le pousser à prendre sa vie en main et à réaliser ses rêves. Victime des préjugés des humains sur sa condition de rat, il doit souvent sauver sa peau contre ceux qui le trouvent "répugnant". Mais ce n'est pas sa seule bataille: il faut aussi lutter contre sa famille, et surtout son père, selon lequel les humains sont d'éternels ennemis...
Le rat de goût parviendra-t-il à devenir un véritable chef cuisinier, malgré la pression de sa famille et les préjugés des rats et des humains, sans compter ceux des critiques ?

La critique...


Réalisé par Brad Bird, la production des studios Disney & Pixar est absolument à voir !  "Ratatouille" n'est pas exactement un dessin animé pour adultes, mais c'est peut-être justement parce qu'il renoue avec un esprit de pur conte de fées qu'il ravira les parents. Si les dessins étonnants de "Ratatouille" attestent bien de sa contemporanéité, on est ici assez loin de "Shrek" ou même de "Fourmizz" : le "petit chef" est tout mou-tout doux, et son regard de chien battu vous contraint à retrouver votre coeur d'enfant !

msn-emile.jpgmsn-ego.jpgD'un esthétisme déroutant, le film regorge de détails et de clins d'oeil tous plus perfectionnistes les uns que les autres.  Evidemment, tous les ingrédients du conte de fée sont là, mais à bien des égards, "Ratatouille" est une très belle réflexion sur la réussite, une belle histoire sur les conflits de génération et une jolie leçon de morale sur la confiance et évidemment sur les préjugés, à commencer par le racisme. Véritable ode à la création et à la poursuite de ses rêves, le film est tout simplement une poétique du vouloir.

Des images sublimes, un Paris que l'on regrette de ne pas voir plus souvent dans les dessins animés, des personnages terriblement réussis, un rythme enlevé, un graphisme fluide, le tout accompagné par les voix de Camille, Guillaume Lebon, Thierry Ragueneau et Jean-Pierre Marielle. Un vrai délice !

La presse en a parlé...
 
"Un film d'une richesse somptueuse (...) une comédie burlesque souvent drôle, et surtout une apologie de la création individuelle d'une vigueur inattendue (...) La qualité de l'image de synthèse atteint dans Ratatouille des sommets sans précédent."
Le Monde - Thomas Sotinel
 
"Les studios Pixar régnent décidément en maîtres absolus sur l'animation 3D (...) La beauté des images (...) et la virtuosité de la réalisation (...) servent un scénario malin, pétillant, rythmé, drôle et émouvant. Un émerveillement de chaque instant."
TéléCinéObs - Xavier Leherpeur
 
"Cela faisait longtemps qu'un film n'avait pas célébré avec autant d'allant et de kitsch éclatant la France, sa cuisine, ses bons produits et Paris, capitale du goût, où la Tour Eiffel clignote, la Seine miroite, les quais sont propices aux confidences de minuit."
Télérama - Guillemette Odicino-Olivier

Edition DVD...

Dans l'édition la plus simple comme dans le collector, on peut découvrir deux courts-métrages des studios Pixar autour du film. "Extra terrien" et "Notre ami le rat" prolongent le délice, avec une interview du réalisateur Brad Bird, doublée de celle du chef cuisinier Thomas Keller.

Une fois que le spectateur en a eu plein les yeux, il devient peut-être un peu trop exigeant: ces petits films ne sont pas à la hauteur du graphisme du grand mais "Notre ami le rat", en plus d'avoir le mérite de nous donner une petite leçon d'histoire, est d'une fraîcheur remarquable. Bourrés d'humour et de dérision, ces petits courts valent le détour.

L'interview bonus, "Cuisine et Cinéma" est un joli parallèle entre le monde de la cuisine et celui du dessin animé: partout un chef, une troupe à mener, de l'urgence, du perfectionnisme et... de la création ! Thomas Keller, chef du restaurant French Laundry à Napa, qui semblerait avoir inspiré certaines recettes du film, confie sa passion, ses modèles et ses habitudes en même temps que Brad Bird laisse la caméra infiltrer quelques coulisses de la réalisation. Une "ratatouille" intelligente !


A noter...RATATOUILLE-PIXAR-ISNEY.jpg

"Ratatouille
" de Brad Bird
Avec les voix de: Guillaume Lebon, Thierry Raguenau, Camille, Jean-Pierre Marielle, Cyril Lignac

En DVD le 1er février 2008
Sortie au cinéma: le 1er août 2007

Edition simple: 18 euros
Lien Amazon

Edition collector 2 DVD: 25 euros
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Edition Blu-ray: 30 euros
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Sur le web...

Les gadgets Ratatouille sur CultureCie

Disney présente le film (site officiel)

A voir aussi sur CultureCie...

La rubrique "films"

La rubrique "jeunesse"



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