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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 21:08

Auteur, compositeur, interprète et musicienne, Ilene Barnes mène depuis dix ans une belle carrière musicale. Entre folk et rock, soul et jazz, elle impose à nouveau son coffre et son originalité totale avec un quatrième album studio, « Here’s to you », sorti fin mars 2009. On y retrouve sa voix toujours changeante, primale, travaillée, fluide : fascinante.

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 16:05

Une voix à la limite du déchiré, un timbre marqué. Un côté Patti, ou Janis ? Digressions de guitare, acoustique anglo-français parfois presque délirant. Paroles de rockeuse, rythme reggae valsant avec un folk envoûtant. « Camphor and Copper » est un album métissé et parfaitement maîtrisé. Mélissa Laveaux est une découverte.

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 17:17

Si T-ka était d’ores et déjà une artiste française montante de la scène pop internationale, c’est grâce à un site internet, sellaband.com, qu’elle a pu enregistrer son premier album... en anglais ! Itinéraire d’un parcours insolite.

En 2000, T-ka compose ses premières chansons en piano-voix, puis les rode lors de concerts à Lille, Paris et Séoul. Quatre ans plus tard, elle fait la première partie de Maceo Parker puis se produit aux Solidays en 2005. Elle remporte le tremplin du Festival des Muzik’elles 2007 et enchaîne les premières parties prestigieuses comme celle de Tower of Power, de Malia et Robin Thicke. Elle joue également dans de grands festivals, lors de l’Enghien Jazz Festival, aux Solidays, aux Muzik’elles ainsi qu’à Londres et à Amsterdam. Autant dire qu’elle est déjà sur une belle lancée.

Inscrite depuis fin octobre 2006 sur
www.sellaband.com, T-ka réunit 50 000 dollars le 5 novembre 2007 grâce à près de 700 investisseurs du monde entier. Le site, qui permet aux artistes de trouver des investisseurs pour produire leur premier album, s’engage à guider ceux-ci en studio s’ils réussissent à lever 50 000 dollars. Une fois l’album produit, trois chansons sont en libre téléchargement sur sellaband.com ; les autres peuvent être achetées pour 50 cents. Les bénéfices des morceaux téléchargés sur le site sont divisés en trois : un tiers pour l’artiste, un tiers pour SellaBand et un tiers pour les « believers » ou investisseurs qui ont misé sur l’artiste. Une recette intelligente et simple qui contraste quelque peu avec les ordinaires « buzz » du web : il ne suffit pas d’être écouté à outrance ou d’avoir x milliers de fans, sur sellaband.com, il faut avoir de vrais « croyants » : des investisseurs. La maison de disque ne va pas venir taper à la porte par hasard : il y a un but, il faut l’atteindre. De quoi révolutionner le marché de la musique déjà en mutation, certes… s’agit-il des prémisses du CAC 40 de la musique ? Peut-être, et après tout pourquoi pas ?

La recette a en tout cas permis à une artiste française d’enregistrer son premier album en anglais ! Chose rare voire impossible : quotas des radios et réticences des labels français empêchent bien souvent les jeunes interprètes de débuter leur carrière dans la langue de Shakespeare. Pourtant, ce qui ferme des portes dans l’Hexagone peut en ouvrir à l’international : évidemment, chanter en anglais, c’est s’adresser à un public bien plus large et si le public devient un investisseur potentiel… pourquoi se priver du swing anglo-saxon ?

En mars 2008, T-ka embarque donc pour la Californie afin d’enregistrer son premier bébé, « And maybe a tree will rise out of me… ». L’équipe est à la hauteur des promesses de sellaband : Sylvia Massy, productrice de Prince, Skunk Anansie et Johnny Cash, est entourée de musiciens de haut vol. Jeff Pevar (Ray Charles) est à la guitare, Stevie di Stanislao (David Gilmour, Crosby Stills and Nash) à la batterie, Tibo Barbillon (Nouvelle Vague) à la basse et Bill Holloman (Nile Rodgers, Diana Ross) aux cuivres. De quoi faire des envieux !

L’album, qui comporte 10 titres soul-pop en anglais, est disponible à la vente sur le site
www.sellaband.com/shop/artist/t-ka en attendant sa sortie en France, prévue pour l’automne 2008.

A noter…

T-ka
« And maybe a tree will rise out of me… »
Edition limitée à 5000 exemplaires, numérotés : 15$
Edition normale : 10$
www.sellaband.com/shop/artist/t-ka

Prochains concerts…

Le 15 août 2008
Paradiso, Amsterdam, Pays-Bas

Du 13 octobre au 15 décembre 2008
Chaque lundi soir à l’Espace Christian Dente
124 avenue de la République 75011 Paris
Métro : Père-Lachaise

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 15:33

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Après un maxi remarqué par la presse spécialisée, Alexandre Kinn raconte aujourd’hui en folk et en blues ce qu’on peut trouver « dans la tête d’un homme », selon le titre de son premier recueil de chansons. Un album qui nous emmène au coeur des joies et des tourmentes d'un artiste... très talentueux !

 

La petite histoire...

 

Après une jeunesse un peu turbulente, un diplôme universitaire d’Egyptologie et quelques années de galère parisienne, Alexandre Kinn a pris le temps de mûrir son propos, de placer sa voix et de voyager longuement loin de son Sud avant de nous livrer ses histoires chantées. L’Egypte ou la Nouvelle-Orléans, mais aussi les rivages de Babylone, n’ont plus de secrets pour lui. De ses voyages physiques ou fantasmés, il ramène des points de vue personnels emprunts d’espoir et d’envies.

Fan de Blaise Cendrars « car il est le poète de la rue. Il n’intellectualise rien mais il sensibilise tout… comme Prévert», Alexandre chante et écrit pour tous les coeurs. C’est une sensibilité spirituelle qui caractérise son univers, dans lequel il explore des thèmes classiques et contemporains.


Le premier album...


Son premier single, « Aude, (emmène-moi) », très vite adopté par les radios, conte le point de vue d’un ami jeune papa plein de mots et d’amour pour son enfant, un enfant attendu, un enfant qu'il emmène au coeur des leçons de bonheur... en attendant que la petite fille l'emmène plus loin encore. Transporté par ce nouvel amour, le papa prévient l'enfant de toutes les joies qui viendront et lui offre une véritable ode à la vie. Loin de tenir des propos moralisateurs, il livre avec générosité sa conception de la vie, une conception simple et brute, fondée sur des évidences et des instants d'éternité : « tu sais la liberté, c'est comme la peur d'aimer, elle pousse avec le temps. Tu verras dans l'amour il y a le mot toujours et le mot souvenir qui se battent souvent»... Ce qui est étrange avec Alexandre Kinn, c'est qu'il arriverait presque à faire de la philosophie une mélodie : quand il livre ses impressions, ce sont des visions, des leçons qu'il a l'air d'avoir tirées de sa vie et de ses expériences, mais le ton n'est jamais moralisateur, il est juste généreux, profondément humain.


Ainsi « J’appartiens » analyse l’éthique de l’amour avec autant de swing et d'intelligence que le premier single, tandis que « Fragile » est une histoire de rupture. « Lentement » et « Tranquille » contemplent et chantent la région natale de l'artiste, ce village cool dans lequel on reprend l'activité de papa, un monde dans lequel tout le monde se connaît, un monde lent dans lequel les vies baillent avant l'heure : du tic de langage au tic de moeurs, il n'y a qu'un pas.


« Glisse » est la chanson qu’Alexandre, pratiquant confirmé de snowbord, aurait aimé écouter en montagne, sur les pistes enneigées. La peur de la vie, la peur de la pente, c'est peut-être la même chose au fond : mieux vaut ne pas résister, de toutes façons, la vie, on ne peut pas l'éviter... Le risque de l'évidence rime alors avec celui de l'inconscience, et le risque d'ailleurs, il est partout et c'est peut-être ce qui donne le la à ce premier album : risquer d'aimer, risquer de glisser, risquer de perdre ou de gagner, il s'agit invariablement de prendre la vie à bras le corps, de s'y risquer entièrement. La glisse est d’ailleurs l’une de ses sources d’inspiration musicale : fan des vibes de Jack Johnson ou du John Butler trio, Alexandre Kinn est aussi skater, à ses heures perdues.


La musique d’Alexandre Kinn pulse assez fort : il faut que ça bouge, que ça groove comme chez G-Love, Dave Matthews ou Ben Harper. Alexandre a d’ailleurs enregistré son disque avec son ingénieur du son et réalisateur Bob Coke (Ben Harper, Piers Faccini, Noir Désir) et « son œil brille encore quand il raconte les hallucinantes séances d’enregistrements sur du matos analogique un peu particulier… » De là découle une obsession du son chaud et d’un groove fiévreux joué à la guitare acoustique ou au weissenborn, une guitare hawaïenne au son très particulier. Il paraît, en outre, que les basses rondes se dégustent sur scène : Alexandre serait un show-man et ne manquerait pas de ressort en concert. Ceux qui ont eu la chance de voir son Taratata n'en doutent plus.


Sur les morceaux « Adieu Lolita » et « Dans la tête d’un homme », la musique se calme, la gravité des textes rejoint celle de la mélodie, et Alexandre mélange sa voix à celle de Pura Fé, une déesse du blues actuel. La « Native American » a puisé dans les racines de son peuple, les Tuscarora (de Caroline du Nord) pour clore l’album avec un chant amérindien troublant, grâce auquel la mélancolie du face-à-face prend une autre ampleur. Dans sa tête il y a des violences, des insouciances, « des rêves d'océans grands comme la liberté »... comme dans la tête d'une femme quoi ! Oui, à cette exception près qu'il y en a, des femmes, justement, dans la tête et le coeur de cet homme, des déesses même, et puis une mère toujours, en fait la tête d'un homme c'est la tête d'un enfant, ça vole pas toujours haut, ça prend parfois l'eau ou l'alcool et... au final c'est un peu flou, l'album se referme sur cette évidence de tout ce qu'il reste à dire, tout ce qu'il reste à éclaircir, à mettre en mots, et en musique.

Charmant et désarmant, sous ses airs naïfs, Alexandre Kinn réussit à allier avec brio différents genres musicaux, comme il est désormais de mise pour cette nouvelle génération : Hip-hop, blues et folk se mélangent à la chanson française pour un premier album très prometteur. La richesse des textes se mêle à une diversité musicale personnelle, bref, Alexandre Kinn a un univers bien à lui. Plus on l'écoute, plus on l'aime et plus on a hâte, déjà, d'entendre son prochain bébé.


image-alexandre-kinn.jpgA notrer…

Alexandre Kinn
« Dans la tête d’un homme »
Sortie le 17 mars
AZ/Universal

Déjà en playlist sur Virgin Radio, RTL2, FIP et OUI Fm…
En concert le jeudi 12 juin 2008 à la Cigale
Le 27 mars au Café de la Danse

Sur le web…

Regardez la vidéo du making of de «
Aude (Emmène-moi)»

Regardez le clip de «
Aude (Emmène-moi)»

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 23:10

“Violet Hill”, le premier single extrait du nouvel album de Coldplay “Viva La Vida or Death And All His Friends” est disponible en téléchargement gratuit sur le site internet du groupe www.coldplay.com à partir du 7 mai et pendant une semaine. A partir du 6 mai, le single " Violet Hill " est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal.

Le groupe donnera deux concerts gratuits très prochainement: à la
Brixton Academy de Londres le 16 juin et au Madison Square Garden à New York 23 juin.

Le nouvel album de Coldplay “Viva La Vida or Death And All His Friends” sortira en France le 16 Juin 2008. L'album est composé de 10 nouveaux titres produits par Brian Eno et Markus Dravs.

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 20:18

Troisième réunion de la famille Ed Banger au grand complet sur cette nouvelle compilation "ED rec vol 3" : avec Uffie, Mr Oizo, Feadz, Sebastian, Krazy Baldhead, Mr Flash, Dj Medhi, Justice, DSL, Busy P et So Me. Les fans d'électro vont aimer...

Fashion victims…

Ed Banger et Colette s'associent pour offrir aux acheteurs de la compilation un tote bag Ed Rec x colette exclusif. Dessiné par So Me, le « so sac » appartient à une série limitée de 200 exemplaires. Disponible à partir du 26 mai.

A noter…

"ED rec vol 3" sur myspace

"ED rec vol 3" collector box (6 vynils + 1 cd + stickers)
Chez Colette
213 rue Saint-Honoré 75001 Paris

Tel : 01 55 35 33 90
Ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h
Métro Tuileries ou Pyramides

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 03:08

La sortie du troisième opus de Raya Yarbrough signe sans doute l’entrée d’une nouvelle diva du jazz pop sur la scène musicale. Rythmes pop, voix claire et textes malins sur fond de jazz acidulé font de cet album un très beau bébé. L’américaine signe ici huit titres originaux - paroles et musiques – dans lesquels on rencontre un coffre au cœur d’or doté d’un swing lucide. Ajoutez à cela quelques reprises vraiment rajeunies de Johnny Mercer (« Early Autumn »), Brian May du groupe Queen (« Dreamers Ball ») et Due Ellington (« Mood Indigo ») et vous aurez « Raya Yarbrough », par elle-même.

Troisième album d'une artiste encore peu connue,
« Raya Yarbrough » sonne un peu comme un premier enfant:  « cet album ressemble à ce que je voulais faire pour mes deux premiers disques mais je n'avais pas eu le temps ni l'argent pour. Je n'ai pas eu assez de temps ni d'argent non plus pour celui-ci en fait, mais je me demande si on peut avoir l'impression un jour d'en avoir vraiment fini avec une de nos créations ! » Si les artistes sont sans doute d'éternels perfectionnistes, on peut dire, nous, que cet album là est léché et bien terminé.

Soyons clairs dès le départ : si vous n’aimez ni le jazz ni les chansons d’amour, Raya Yarbrough n’est pas pour vous. Du jazz, oui, mais les partitions de Raya sont parsemées de notes de blues et de quelques clins d’œil presque reggae, l’influence majeure de son jazz restant une pop mélodique. Du jazz, elle prend les surprises, les silences, la diction et les complaintes lancinantes, mais du jazz elle a surtout la voix : serait-ce parce que la fille de Martin est tombée sur scène à sept ans à peine ? Peut-être.

« Lord knows I would » ouvre l’album avec une guitare accrocheuse et des nuances vocales poignantes, reflétant l’amertume et l’amour d’une femme qui s’en va… ou qu’on abandonne ? Les deux sans doute, et au fond c’est la même chose : Raya est sur le départ. « Lord knows I would » est la complainte heureuse d’une âme déchirée et pourtant réconciliée par un texte qui dit simplement l’amour, l’amour et la vérité. Le décor est planté dès le départ : Raya ne va pas nous raconter de conte de fées, ce n’est pas une femme parfaite, alors elle fait au mieux, avec cette authenticité qui fait que le public tombera amoureux… ou pas. Déclaration d’amour à un homme ou à son public ? On l’ignore : un peu comme « Ma plus belle histoire d’amour », ce premier titre est juste de l’amour et l’amour, comme Dieu, a mille niveaux de lecture.

On pouvait deviner une rupture houleuse derrière la première chanson, le très pop « You’re so bad for me » confirme les mensonges de l’amour et les contradictions d’un cœur sain et d’un esprit encombré, le tout avec une gaieté désarmante ! Car à partir de ses racines jazzy Raya a construit son univers musical, comme l’ont fait tant d’autres artistes de sa génération : on pense à
Jamie Cullum, Joss Stone, India Arie, Sophie Milman, Frederika Stahl, Lizz Wright ou même le groupe Tok Tok Tok qui ont su mêler soul, pop ou gospel à leur influence jazz pour trouver leurs propres couleurs. Raya est de ceux-là, et c’est la pop qu’elle a choisi de marier à la musique noire… la pop pour la gaieté, la légèreté et la danse sans doute. Raya Yarbrough a la rigueur d’une jazzwoman et un brun d’énergie des pop-stars !

Come-backs rêvés ou réels ponctuent les chansons d’amour de l’album, de ces deux premiers titres à « Round we go » en passant par la reprise de Queen « Dreamers ball ». Car la belle, en effet, tourne en rond avec ses rêves avant de rebondir sur eux en un éclair. A l’exercice bien difficile des reprises, Raya Yarbrough se montre audacieuse et relève ses défis avec un brio rare. En solo féminin et toujours très nuancé, « Dreamers Ball » prend un lifting inespéré ! Raya vit sa musique et celle des autres avec une intensité évidente. Nul doute qu’elle se retrouve dans les textes qu’elle a choisis d’interpréter à sa manière : quand elle chante les bons souvenirs révolus d’un conte de fées qui s’est mal terminé, les paroles de Brian May sonnent comme le post-scriptum ou les racines des siennes propres.

Car les textes de Raya Yarbrough chantent souvent ses contradictions et ses souffrances sur des mélodies qui sont rarement tristes, un contraste qui a l’air de s’amuser des fatalités de la vie sans s’y résigner. Ainsi  « You’re so bad for me » et « Hollywood love » opposent le fond et la forme, chantant un amour fatal sur des rythmes d’une douceur enfantine. Autodérision, ironie et rictus sont au rendez-vous : elle nous fait rire, Raya, avec cette clairvoyance qui n'empêche personne de tomber dans les panneaux de la vie, et elle a raison: son album sonne comme un "cha cha sarcastique" ! Même distance sur soi dans « Vice and Vanity », titre confessant des regrets et des silences impromptus qui se soldent par un mensonge à la fois honteux et assumé. On lit ce sarcasme bon enfant comme une manière de se prendre comme on est tout en se regardant en face. On lit ses contrastes comme une manière de prendre la vie comme elle vient sans pour autant la prendre à la légère.

Mais pourtant de la légèreté il y en a, de ces confessions de garce à son aventure sans lendemains. Des aventures il en faut, des consolations sans violon qu’elle a appelées « Sorrow’s Eyes » car évidemment les yeux ne mentent pas, et c’est inutile de mentir, inutile et vain, tel est le fond constant des textes de Raya Yarbrough, qui sonnent tous comme une déclaration d’amour… à un homme perdu ou retrouvé, à une amie à consoler ou à une sœur perdue de vue. Avec « Listen Emily », Raya se fait grande sœur universelle, consolant et conseillant avec amour et lucidité son Emily : « It’s not the time girl, let it go then. Boys will we boys ‘till some of them will be men »… no comment !

L’univers mélodique de Raya répond naturellement à sa plume ciselée : des chansons d’amour, oui, mais loin de la mièvrerie du genre. Humour, réalisme et profondeur colorent cet album, dans lequel l’auteur-compositeur semble raconter avec distance des jours et des rêves heureux et malheureux… « all these days, watched from far away »… On n’est pas surpris de voir se clore l’album sur l’impatient « Better days » qui raconte l’urgence d’un crush… annonçant sans doute des jours meilleurs.

On laissera
Raya Yarbrough finir de vous convaincre: « So it sounds like somebody playing guitar on the back porch. Sounds like Imogen Heap and Clifford Brown on a bender. Sounds like a sarcastic cha-cha. Sounds like walking through a mirror maze in New Orleans. Sounds like Jazz. Sounds like blues. Sounds good in your car. »

A noter...

« Raya Yarbrough »
Sortie française le 18 avril 2008
Chez Telarc
12,50 euros
Lien Amazon

Produit par Steve Bartek, on coproduction avec l’ingénieur du son Steve Kaplan
Raya
Yarbrough est accompagnée d’un quartet de jazz, dont le pianiste John Kirby et le guitariste Taeshi Akimoto. En prime, la participation des trompettistes Brian Swarz et Warren Luening, des saxophonistes Katisse Bucinghman, Dan Higgins, Joel Peskin, Keith Fiddmont...

Sur le web...

www.rayayarbrough.com

www.myspace.com/rayayarbrough

Revue de presse...

“In possession of a voice as nakedly pure as a young Lani Hall, the introspective tightrope walking compositional spirit of Phoebe Snow and a penchant for quirky instrumentation and arrangements like Fiona Apple, multi-racial twenty-something singer/songwriter Raya Yarbrough has quite organically come up with one of the most original "jazz vocal" albums in years.” Urban Network

“Not since Norah Jones’ ‘Come Away With Me’ has there been a debut as impressive and solid as Raya Yarbrough’s self-titled major label debut…Yarbrough can whisper in a languid and sultry manner one moment and soar the next…Raya Yarbrough is the debut of a major young talent who exhibits a surprisingly deep maturity and world-weariness not often found in 20-somehting artists.” The Virginian Pilot

“The best way to describe Yarbrough is that she takes up where Cassandra Wilson left off in latter efforts, bringing a sensual organicity to jazz vocals while also pushing the genre toward the mainstream.” All About Jazz

“You’re So Bad for Me, Raya Yarbrough: Yarbrough’s gracefully gritty vocals recall a young Joan Osborne on this reggae-laced number, featured on the 24-year-old singer/songwriter’s self-titled debut.” USA Today

“…she's also got a terrific voice, and her jazz moves are better than Amy Winehouse's.”
Tom Hull’s Blog

“In this Age of Norah, it’s getting to the point where sultry jazz/pop singers are (sure, brother, I can spare) a dime a dozen. But L.A. native Raya Yarbrough is worth a big investment… The band is deft, the production by Steve Bartek is remarkably natural, and — The Voice? Here, supple and floating; there, street-smart. Corinne Bailey Rae, make room for Raya.” Sound & Vision

“Yarbrough’s vocals are both evocative and versatile evidenced by her singing of Clifford Brown’s ‘Joy Spring,’ on which she serves up a performance reminiscent of K.D. Lang’s ‘Miss Chatelaine.’ Cooing ‘Sorrow’s Eyes,’ with creamy chocolate ganache vocals, Yarbrough allows the phrases to linger, and slowly drip from her lips… There is not one weak track on this gorgeous album…” Riveting Riffs

“…a promising and expansive sampler of her eclectic yet distinctive musical method…Much of Yarbrough’s original material mines an updated form of Joni Mitchell’s jazz-enlightened folk stylings, judiciously applying a bit of reggae here and a few alternative rock sensibilities there while maintaining a jazz mood.” Downbeat

“Throughout the set, her lyrics are intelligent and sometimes deal with unexpected issues, while the musicianship of the players is impeccable. All in all, this is a very impressive debut for the eclectic Yarbrough.” All Music Guide

“…the key to everything is Yarbrough’s voice – it’s light and unhurried, evincing composure and passion in well-judged proportion…” HMVChoice (U.K.)

“…massively talented and so eclectic…” Rock N Reel (U.K.)

“…a fine singer…never failed to impress.” Blues in Britain (U.K.)

Jazz & cie sur CultureCie...


La bio de Raya Yarbrough

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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 00:58

Car Clutch est un duo formé par Brendan Fowler (BARR, New England Roses) et Ethan Swan (Emergency, Corpsekisser). Le groupe s'est formé en 2006 et a joué à New York, Londres, Los Angeles et au festival Art Basel de Miami entouré de tous, de Gang Gang Dance à Lucky Dragons. Ils nous livrent ici une programmation fabriquée sur une batterie chargée et insistante, entourée de piano et de percussions. "Act Neutral" est une véritable ode à New York.

A noter...

Chez Colette

213 rue Saint-Honoré 75001 Paris

01 55 35 33 90
Ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h
Métro Tuileries ou Pyramides

Egalement disponible sur l'eshop


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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 12:49

Dès le 1er avril, vous pouvez découvrir en avant première la compilation que Guido (Goldrush), grand fan et fin connaisseur de August Darnell (aka monsieur Kid Creole) a concocté uniquement à bases de productions Darnelliennes rares et souvent méconnues du grand public, datant de la période précédant l'avènement de Kid Creole et ses coconuts.

Un vrai bijou qui met a la portée de tous de précieuses galettes appréciées depuis longtemps par les plus fins amateurs de disco et les deejays disco et house « de bon goût ».

A noter...

Chez Colette

213 rue Saint-Honoré 75001 Paris

01 55 35 33 90
Ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h
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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 15:30
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Septième album de Joe Bonamassa, "Sloe Gin" est encore un opus inspiré du jeune guitariste blues. Les six cordes mordent, caressent, électrisent ou apaisent. L'album comprend des reprises qui valent le détour, puisqu'elles sont véritablement remises au goût du guitariste. Parmi elles "One of these days" de Ten Years After ou "Another kind of love" de John Mayall, très joli blues-rock. Au total, près d'une heure de plaisir musical, accompagné de jolis acoustiques... Les fans seront ravis et les amateurs agréablement surpris !

A noter...

Joe Bonamassa est en concert les 21 & 22 mars 2008 au New Morning.

Joe Bonamassa sur CultureCie...

"Blues is not dead: Joe Bonamassa au New Morning"

La bio de Joe Bonamassa

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