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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 00:16

Cet essai se propose de mettre en évidence la première exposition de la doctrine schellingienne de l’Absolu, correspondant aux années 1794-1795 et exprimée dans "Du Moi comme principe de la philosophie" et "Les Lettres sur le dogmatisme et le criticisme".

Sans doute vaut-il mieux la qualifier d’intuition première, puisque l’exposition proprement dite sera livrée plus tard. Comme la prime spéculation de Schelling est commandée par le projet de Fichte, l’intuition fleurit dans les conditions de l’idéalisme naissant. L’auteur s’efforce de dissocier l'influence de la problématique fichtéenne et la vision originaire de Schelling, mais aussi d’examiner une évolution de ce dernier qui parviendra à distinguer trois genres d’absolu, celui du dogmatisme, celui du criticisme et enfin une identité culte, supérieure.

Seront étudiées les oeuvres des années 1794-1795. A cette époque, Schelling n'avait qu'une connaissance fragmentaire de la philosophie de Fichte. Dans une certaine mesure, l'analyse permettra de dégager ce qui lui appartient en propre. Les deux traités qui intéressent particulièrement la recherche sont le Vom Ich (Du Moi comme principe de la philosophie) et les Lettres sur le dogmatisme et le criticisme.

A noter...

Paperback & Electronic (pdf)
Date de publication: 29 mars 2008
Chez Zeta Books
157 pages

16 euros
6 euros en format électronique

Plus d'infos sur http://www.zetabooks.com

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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 03:06

Nous avions chroniqué son second livre en octobre dernier. Laurence Vanin-Verna est docteur en philosophie, professeur à l’Université du Sud Toulon Var et du Temps Libre et animatrice des "philofnac" à Toulon. En voyant son premier ouvrage réédité : « Pourquoi philosopher ? » Laurence Vanin-Verna envisage sa jeune carrière d’auteur avec sérénité puisqu’elle sera présente au salon du livre de Paris cette année, en mars 2008, ainsi qu’au salon du livre de Belgique, dès le 5 mars 2008. Son actualité est assez dense puisqu’elle va y présenter son troisième ouvrage « Le dieu des philosophes ? Entre foi et raison, la philo ouverte à tous » chez Parole Editions. En septembre 2008, un quatrième thème est d’ores et déjà retenu. Nous n’en dirons pas plus et laissons à l’auteure la liberté de le faire individuellement auprès de ses lecteurs. Lire la suite sur Grizzly-press.com

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Published by Frédéric Nicolas - dans Philosophie
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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 01:24
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56 pages pour défendre la liberté et la responsabilité. 56 pages pour démontrer l’inanité de la loi anti-tabac en France.  56 pages pour analyser l’ « Etat nounou » de 2008. 56 pages écrites en…1875.

C’est parfois à la lumière du passé que l’on découvre, hébété, notre actualité la plus brûlante. C’est souvent aussi dans le passé que l’on trouve le futur d’un présent sans cesse renouvelé.

Un passé écrit noir sur blanc dans un ouvrage de philosophie qui impose, par sa lucidité, une vision prophétique. Cet ouvrage au titre explicite, « nos vices ne sont pas des crimes », date de 1875. Il est signé par Lysander Spooner, un penseur américain du XIXème siècle, qualifié par certains d’anarchiste, d’individualiste, ou de libertarien. Mais peu importe ici l’épithète, reste la démonstration.

Il y a plus d’un siècle déjà, Lysander Spooner avait démontré que les vices des hommes ne devaient pas être punis, contrairement aux crimes. Pourquoi ? Simplement parce qu’il existe une différence essentielle entre les crimes, qui portent atteinte à autrui et à aux biens d’autrui, et les vices, qui portent atteinte à sa propre personne ou à ses biens. Les premiers doivent être punis, les seconds non.

Spooner se fait donc le chantre de la liberté individuelle, mais aussi de son corollaire, la responsabilité, notion parfois oubliée de nos jours. Ecrit simplement, sans jargon philosophique pédant, ce texte se lit rapidement. D'une simplicité infantile, il ne faut pas plus de 56 pages à Spooner pour démontrer la stupidité des réglementations qui annihilent le libre choix fait par des adultes consentants.

Aussi, à la lumière de ce texte, la nouvelle loi contre le tabac dans les lieux privés ouverts aux publics apparaît non seulement sans fondement juridique, mais elle apparaît surtout comme une loi dangereuse, car au fond, infantilisante.

L’ "Etat nounou" que dénonçait déjà Spooner en son temps est bel et bien en passe de régenter notre triste quotidien. Serions-nous tous devenus des mineurs à vie ?

A noter...

"Nos vices ne sont pas des crimes"
Lysander Spooner
Paru en 1875
1999 aux Editions 10/18
187 pages
Lien Amazon

Réflexions sur CultureCie...

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Published by Yacim Bensalem - dans Philosophie
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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 01:00


"Voir et penser" met l'oeil sans dessus-dessous en l'abordant sous toutes ses coutures. Observateurs, illusionnés, voyeurs, esthètes, artistes, séducteurs, sportifs, stratèges, introspectifs, spirituels… Comment passer d’un « œil qui voit » à un symbole sublimé qui fait sens dans le regard, « ces vues de l’esprit » ?

Réponse dans ce petit essai illustré d’exemples contemporains et parfois surprenants: on passe de l’œil observateur du scientifique au regard que peut engendrer la rencontre avec autrui, de la stratégie militaire au visuel dans le sport, notamment la plongée sous-marine ou le parachutisme... Mais comme il s'agit bien de l'oeil, Laurence Verna-Vanin nous parle aussi d'art : la peinture, la photographie, le cinéma, la danse... autant de choses qui donnent à penser car, c'est bien connu, l'oeil ne va pas sans l'esprit !


Extraits choisis...

« A sa naissance, l’homme ouvre innocemment ses yeux sur le monde, il passe ainsi de l’ombre à la lumière. Sa vue s’affine progressivement et à mesure que les images qu’il voit font sens, il constate parallèlement une évolution de son esprit. De fait, de la sensation à la perception, il apparaît que l’œil et l’esprit sont intimement liés et se complètent mutuellement dans le processus de compréhension, d’évolution mentale. Et si les conditions de la sensation restent toutefois relatives au sujet qui les éprouve, l’esprit doit garder à leur égard sa fonction critique. Comment envisager les différents rapports entre voir et penser ?

(…)Par ailleurs, nous sommes entrés dans l’ère de l’image : du matraquage publicitaire à la télévision, en passant par le cinéma et Internet, la société véhicule son lot d’images qui privilégie le paraître à l’être. L’image s’impose comme modèle et pose sa norme. Elle se veut parfois usurpatrice puisqu’elle tronque la réalité.
A cela s’ajoute que la techno¬logie a permis de dépasser la nature pour produire de nombreuses ima¬ges virtuelles. Mais l’image suggestive, véritable invitation aux rêves peut être manipulatrice ; elle génère des désirs, c’est pourquoi l’esprit se doit finalement d’être vigilant pour éviter d’être abusé.
D’autre part, dans la relation à l’autre, l’image que chacun donne de lui-même prévaut. Ce qui suppose l’utilisation de certains artifices, une incontestable superficialité.
Entre surface et profondeur, l’intelligence s’efforce donc de déjouer les illusions et travaille à conserver sa lucidité. Mais comment procède-t-elle ?
A l’inverse, la vue éclairée par l’esprit devient efficace. Dans un cadre pratique, notamment, les informations visuelles recueillies permettent une meilleure stratégie  surtout dans le cadre militaire ou encore sportif.
L’art, quant à lui, contribue à faire connaître le Beau dans la contemplation. S’élevant de la beauté physique à la vertu du « Beau » intérieur, le regard se fait introspectif, intimiste. Se révélant à lui-même dans la sincérité, il ouvre la voie vers la spiritualité.
Cependant comment se détourner d’une vision superficielle pour accéder à une vue de l’esprit efficace et orientée vers la perfection ? »

A noter...

Parution le 1er octobre 2007
Paroles Editions
Collection "La philo ouverte à tous"

 

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Published by Axelle Emden - dans Philosophie
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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 18:00



Bien souvent, pris dans les tourments de la vie et occupé à s’agiter dans une société bruyante, nous entrons dans un mode de vie routinier : « métro, boulot, dodo ». Nos existences, dont le rythme nous semble de plus en plus actif et complexe, s’articulent entre le travail, la famille et les loisirs.
Le travail... nous demande d’être performant, polyvalent et à la pointe du progrès. Les remises en question successives que cela nécessite deviennent parfois très pesantes. La famille... est souvent recomposée, et il faut s’organiser en fonction des calendriers de chacun, pour concilier les volontés de tous. Quant aux loisirs, à l’heure des R.T.T. et des trente-cinq heures, on peut dire qu'en France, on n’a jamais eu autant de temps à y consacrer ! Mais entre désoeuvrement ou hyperactivité, sans parler des besoins financiers nécessaires à l’épanouissement physique ou intellectuel de chacun, on peut se sentir un peu perdu: et si on essayait d'y penser, au lieu de prendre des anti-dépresseurs ?

Mais à l’heure de la surcommunication, où nous avons tendance à manger un bout de pizza en surfant sur le net, est-il encore possible de prendre le temps d’une pause pour philosopher ? Et surtout, pourquoi et quand philosopher ?

Platon, Kant, Heidegger, Merleau-Ponty et bien d'autres grands ont posé et traité cette question du pourquoi de la philosophie. Le but de Laurence Verna-Vanin est d'initier un public vierge et curieux de philosopher. Elle invite ainsi tout un chacun à conquérir ou re-conquérir sa liberté intellectuelle et son indépendance d’action. Premier livre de la collection "La philo ouverte à tous", dirigée par l'auteur, l'ouvrage s’adresse à tous ceux qui ne connaissent pas la philosophie, ou qui n’en ont fait que durant leur classe de terminale et qui souhaitent aujourd’hui prendre le temps d’une sereine réflexion. Un temps à prendre !

A noter...

"Pourquoi philosopher ?"
Laurence Verna-Vanin
Parole Editions
13 euros
Disponible chez les libraires depuis avril 2007

A lire aussi sur CultureCie...

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Published by Axelle Emden - dans Philosophie
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 02:26


A l'occasion de l'exposition "Rembrandt et la nouvelle Jérusalem, juifs et chrétiens à Amsterdam au Siècle d'or", les éditions Complicités rééditent "Le Peintre et le philosophe ou Rembrandt et Spinoza à Amsterdam". Un roman fait sur mesure pour les fans d'esthétique...

A noter...

Le livre:

Pour en savoir et commander cet ouvrage directement en ligne (vous trouverez également cet ouvrage dans la librairie du Musée d'art et d'histoire du Judaïsme), cliquez ici

L'exposition:

Jusqu'au 1er juillet 2007
Musée d'art et d'histoire du judaïsme
71 rue du Temple 75003 Paris
Métro Rambuteau
Du lundi au vendredi, de 11 heures à 18 heures
Dimanche, de 10 heures à 18 heure

A lire aussi sur CultureCie...

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Published by Axelle Emden - dans Philosophie
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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 22:52
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Cet écrit est à l’origine une conférence donnée par Sartre afin de rendre accessible sa pensée. Il y expose les grandes lignes de son existentialisme athée, qui est aussi un humanisme à partir du moment où l’engagement tente de sauver les “opprimés”. Mais cet ouvrage, bien trop synthétique, peut donner lieu à des contre-sens de taille. Sartre est d’ailleurs revenu dessus à plusieurs reprises.

Informations...

Date de publication : 15/1/1996
Editeur : Gallimard
Prix : 4.42 Euros

 

La philo sur CultureCie...


 

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Published by Axelle Emden pour Evene.fr - dans Philosophie
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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 15:56



La pornographie n’est pas à prendre à la légère, et elle dit beaucoup de nos sociétés contemporaines. Désincarnation de l'âme à travers des corps donnés en pâture, désexualisation de l'humain au travers d'une sexualité remplacée par le sexe... Autant dire que la pornographie a de quoi être pensée par les sociologues comme par les philosophes. Michela Marzano se penche brillamment  sur le problème en mettant en relief les questions éthiques que pose un certain état de fait. Que reste-t-il du sujet, de l’être ou de l’altérité dans une pornographie tendant à nous prendre pour des objets ? Pas grand chose justement, et il faut s’en inquiéter car la pornographie, en agissant sur notre vision du corps, atteint aussi notre conception de la liberté comme notre imaginaire.


Voir aussi sur CultureCie
...

"Blind date et philosophie" d'Anne Dufourmantelle.

"Le Sex appeal de l'inorganique" de Mario Perniola.

"Trois Essais sur la théorie sexuelle" de Freud...

 

 

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Ce texte a été complété à partir de ce que l'auteur avait rédigé pour Evene.fr

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Published by Axelle Emden - dans Philosophie
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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 00:30
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"L'histoire que je vais vous raconter est assez drôle, un peu baroque."

Tiré d'une conférence donnée à la Bibliothèque Nationale de France en juin 2005 par l'un des meilleurs spécialistes des mythes grecs, ce petit livre est un délice. Les bons professeurs savent incontestablement se mettre à la portée du grand public. Vernant est célèbre pour ses compétences sur la Grèce antique, qui l'ont d'ailleurs conduit tout droit au Collège de France. L'ensemble de ses travaux est particulièrement accessible, mais avec ce retour sur le mythe de la première femme, ce n'est pas à des élèves ou des chercheurs qu'il s'adresse, mais tout simplement à des auditeurs ou des lecteurs qui voudront bien consacrer une heure à l'explicitation d'une histoire.

Un mythe parmi d'autres? Oui, car "comme beaucoup de mythes grecs, on s'aperçoit qu'il y a, à travers l'intrigue, sans avoir l'air de rien, une forme de sagesse, une forme de réflexion sur ce que nous sommes, sur la condition humaine." Un mythe parmi d'autres car la question particulière qu'il pose est, comme si souvent dans la mythologie grecque, une question aussi cruciale qu'éternelle: "Cette question, "pourquoi deux sexes?", est fondamentale parce qu'on ne peut comprendre ce qu'est l'homme tant qu'on n'a pas élucidé les questions d'une sexualité double. Ni comprendre ce qu'est le monde, ni désigner par la parole chaque réalité de ce monde." Est-ce que le livre répond à la question? En moins de cent pages, c'eût été un peu ambitieux, et ce n'est pas l'ambition du philosophe historien.

Facile à lire, simple et court, le livre raconte posément la première femme, qui fut écrite par Hésiode: Pandora. Ce qu'il en dit? C'est au lecteur d'en décider, Jean-Pierre Vernant ne fait ici que rapporter un texte, une légende, un écrit. Ce que nous en retenons? Que Pandora, avant d'avoir été explicitée par Vernant, a été écrite par un homme. Elle est la divine séductrice inventée par les Dieux, qui se vengent d'un humain trop malin. Cet homme qui a tenté de les avoir, c’est Prométhée, défini par Vernant comme « le soixante-huitard de l’Olympe, qui (…) va essayer de berner Zeus en faveur des hommes. » Pour définitivement punir les hommes d’une ruse que vous découvrirez en lisant le livre, Zeus va créer cette éternelle tentatrice que les religions ont inlassablement réinventée à l'image de celle que lui avait donnée les Anciens. « Elle rayonne de charis. Le charme, la beauté, la séduction. » Mais la belle cache derrière cette apparente perfection une « âme de voleuse ». Comme il serait simple de rendre responsable l'un des deux sexes de cette complexité à laquelle l'humanité doit fatalement faire face: être âme et corps, esprit et incarnation, souci du pain et souci du divin.

Un livre d'actualité. Non pas seulement parce que Jean-Pierre Vernant nous a quittés il y a peu, et que cette édition restitue l'une de ces dernières conférences, non. Un livre actuel tout simplement parce qu'il est toujours bon de se rappeler que les mythes grecs n'ont ni temps ni contexte... Platon y fait souvent appel, comme on consulterait un dictionnaire quand nous n'avons plus de mots: aux questions les plus cruciales, il ne répondait pas toujours par l'argument. Aux interrogations déconcertantes, il répondait par la mythologie grecque comme on ruserait en invoquant les Dieux. Ce qui nous vient à l'esprit en lisant ce livre, comme en lisant du Levinas ou du Huntington, mais pour des raisons bien différentes, c'est tout simplement ceci: rappelons-nous combien les dieux ont influencé Platon, rappelons-nous combien la culture judéo-chrétienne est teintée de platonisme et... Remettons un peu en question notre idée du monde, comme notre définition de l'Occident!

Donner à un sexe ou une couleur de peau la charge de porter le mal, c'est aussi incroyable que de nier l'existence d'un autre sexe ou d'une autre couleur de peau. Pourtant nos cultures, définies comme occidentales ou non, ont fait l’un et l’autre. On peut dessiner un sexe féminin à côté d’un sexe masculin, il y aura toujours des hommes et des femmes pour soutenir qu’il n’y a pas de sexes, pas de différences. Et il y aura toujours des hommes et des femmes pour interpréter ces différences évidentes en termes de supériorité. Donner à un sexe ou une couleur de peau la charge de porter la dualité du bien et du mal, la dualité de l'âme et du corps, c'est présupposer que l'humanité est scindée. C'est présupposer que l'humanité est tiraillée entre le féminin et le masculin, la tentation et la raison, la vie et l'éternel. Mais vous qui lisez mes lignes en ce moment même, n'êtes vous pas à la fois doté d'un cerveau vous permettant de les comprendre, et d'une paire d'yeux vous permettant de les voir? C'est curieux, j'ai l'impression que la même personne pense et écrit ce que je dis là...

C’est cela que ce livre donne à penser. Repenser notre histoire, nos sexes, nos origines. Et les dieux sur lesquels ces histoires ont été bâties. L’occasion de nous reposer la question du vrai et du faux, du vu et du raconté, de l’évident et du caché. Ce « hiatus entre l’apparence, l’apparaître et la réalité. » L’occasion, comme l’essence de la philosophie le demande, de questionner la question. Et peut-être la plus cruciale, puisqu’il s’agit avant tout de la naissance, de la différence entre l’homme et le dieu, de l’ambiguïté d’une figure divine enfermant en elle tous les paradoxes humains. En un mot, « dans cette narration compliquée, amusante je crois, on voit qu’il peut y avoir dans un récit mythique, par-delà le divertissement, un problème affronté sans jamais être explicitement posé : Nous les hommes, qui sommes-nous ? Et pourquoi ne peut-on pas être des hommes s’il n’y a pas aussi des femmes avec nous ? »

A noter...

Sortie: septembre 2006
Aux Editions Bayard
7,90 euros

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Published by Axelle Emden - dans Philosophie
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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 02:00



"Le recours à la nature des choses ou à l'autorité de la coutume conjure souvent le risque égalitaire."


On nous apprend la tolérance, la démocratie, les droits de l’Homme, l’universalisme de la raison... Et l’on s’imagine que des hommes tels que Kant, Hobbes ou Rousseau, eux qui se battaient pour la liberté et les droits humains, on s’imagine qu’eux, au moins, n’étaient pas machistes. Quelle déception! Cet ouvrage collectif retranscrit les textes philosophiques, “de Platon à Derrida”, et les analyse un à un. Un beau pied-de-nez à l’histoire de la philosophie, un magnifique ouvrage critique.


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