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L’intrigue du film se situe à Paris dans le milieu des affaires. Quel plaisir avez-vous pris à filmer toutes ces tours de verre, ces décors gris-bleu froids, ces transparences entre les bureaux qui rythment la vie des personnages ?
C’était surtout compliqué pour la lumière et Myriam Vinocour, ma chef opératrice, a été constamment confrontée au problème des reflets dans les vitres. En rencontrant des avocats dans leur cabinet, j’ai été frappée par une chose : c’est un monde en mouvement. Quand ils ne sont pas à leur bureau, ils bougent énormément avec les bras chargés de dossiers. Un décor transparent me permettait ce mouvement. Dans un lieu fermé sans baies vitrées, j’aurais filmé des gens assis derrière leur bureau. Je voulais lutter contre ce côté statique.
Pourquoi des trentenaires ?
Diriez-vous que votre côté féministe s’exprime assez ouvertement dans le film ?
À un moment bien précis du tournage, j’ai dit à Alice que son personnage c’était Samantha de « Ma Sorcière bien aimée ». Je fais aussi référence au film « Pile et Face » de Peter Hewitt avec Gwyneth Paltrow sorti en 1998. Je me suis inspirée de la structure du film car je voulais que l’histoire explore deux versions du monde. Il y a également des références à « Madame porte la culotte » ou à « Indiscrétions », deux films de George Cukor. Bien sûr, toutes les comédies du remariage m’ont influencée !
Comment avez-vous choisi Alice Taglioni et Jocelyn Quivrin ?
Lors d’un dîner j’ai parlé du film à un ami. Il m’a dit : « ton personnage, c’est Thierry Lhermitte ». Ça m’a paru évident. Il fallait quelqu’un qui, physiquement, soit en rapport avec ce souci esthétique de la science-fiction et qui soit terriblement sympathique. Thierry est très beau et très charismatique. Le personnage qu’il joue, c’est plus Figaro que Satan. Il est pris dans l’engrenage. Il tombe amoureux d’Alice. On ne peut pas le lui reprocher !
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