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Littérature, art contemporain, musiques, théâtre et cinéma : retrouvez le blog du site CultureCie et réagissez à nos articles ! Le webmag branché Culture a désormais son blog qui, comme son grand frère, ne veut "pas parler de tout... pour ne pas parler de rien" !

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Blanche-Neige vue par Michel Simonot

Il y a, chez Robert Walser, une économie de l’écriture dont le texte Blanche Neige est exemplaire. La poésie, la violence, l’amour, la mort, la sexualité… se tendent au maximum de mots juste déposés sur la feuille. Comme une explosion tenue au fond d’un corps apaisé à la surface de sa peau.

Le spectacle de Diane Scott est à l’exacte mesure de cette économie : un art de gérer les dépenses (de moyens, d’énergie, de jeu) et l’intelligence d’ajuster les éléments spectaculaires à l’essentiel, au nécessaire de la représentation.

Les moyens scéniques, la parole, les gestes, l’espace, la lumière, sont mesurés avec l’exacte précision nécessaire : une invitation faite au spectateur à demeurer dedans et dehors tout à la fois. Là où se joue la limite entre, d’un côté, l’écoute, le regard et, de l’autre, l’émotion, peut-être l’angoisse. Là où naît le plaisir. Exactement comme sont les contes pour enfants.

La mise en scène, le travail des acteurs, la scénographie sont, à mes yeux, exemplaires de la justesse de la réponse aux question que pose le théâtre aujourd’hui : qu’est-ce que représenter ? qu’est-ce que le jeu sur et avec la distance qui nous tient, spectateurs, dans une tension délicieusement indéfinie entre émotion et intelligence ? qu’est-ce qu’un corps d’acteur chargé de la parole, de la langue, des mots ? pour représenter faut-il jouer ?

Dans ce Blanche Neige, le moindre mouvement, le moindre déplacement, soulignés par une sorte de répétitivité statique fascinante, valent un coup de hache dans la douceur d’une cruauté infinie, débordante d’un amour à peine dit mais tellement là. La lumière remonte de ses reflets au sol, comme un inconscient qui affleure et nous éclaire, nous enveloppe par-dessous.

L’acteur est au centre du travail de Diane Scott : ce qu’elle leur demande, ce qu’ils partagent, nous dit, nous montre un chemin de ce que doit chercher le théâtre d’aujourd’hui : préciser son identité, éviter les séductions venues du spectaculaire tel que d’autres arts en imposent les canons. Le plaisir du théâtre ne se doit qu’à lui-même.

"Blanche Neige" sur CultureCie...maison_de_la_o__sie.jpg

"Blanche Neige" à la Maison de la poésie dans "Théâtre"

Les soirées Walser

Le mot de Diane Scott sur "Blanche Neige"

Le mot de Michel Simonot

Robert Walser
les comédiens dans les "Portraits & Bios"

Le théâtre sur CultureCie...


Aff-Murale.jpgimage001.pnglion_king.jpgnouvelle_image.jpgBlanche-Neige-1.JPG

 

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