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Littérature, art contemporain, musiques, théâtre et cinéma : retrouvez le blog du site CultureCie et réagissez à nos articles ! Le webmag branché Culture a désormais son blog qui, comme son grand frère, ne veut "pas parler de tout... pour ne pas parler de rien" !

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Trois jours pour mettre le rock en scène

Le festival Rock en Seine vient de s’achever. 65 000 spectateurs drainés en trois jours. Plus d’une trentaine d’artistes sur trois scènes. Les organisateurs ne rentrent pas dans leur frais mais les festivaliers en ont eu pour leurs deniers.

Metro ligne 10, direction Saint Cloud pour un week-end de trois jours placé sous le signe du Rock.

Vendredi première partie. Même si les nuages ont cessé de pleurer leur maudite pluie, c’est dans la boue, première compagne des festivaliers, que Rock en Seine prend ses marques.

Pour commencer, le retour des papes de ce que jadis on appelait le grunge, Dinausor Jr. Concert efficace, guitare saturée, solos « noisy », l’âge passe mais les décibels restent. On regrettera seulement une programmation en milieu d’après midi qui ne se prête pas à ce style de prestation.

Départ pour la grande scène où se présentent les anglais de Mogwai avec leur show planant qui monte en puissance à mesure que défilent les morceaux. Ici, nul besoin d’un « front man » pour chauffer la foule. La voix électroniquement modifiée et les trois guitares suffiront. En un mot : « mystique ».

Révélation de ce premier jour, Biffy Clyro, où quand le sosie de Jésus Christ s’énerve sur sa Fender Strato. Un son tout simplement rock. La petite scène a aussi ses stars. La foule est conquise.

Mais le diable va réellement sortir de sa boîte pour The Hives : son énorme, chanteur charismatique, guitares entraînantes… résultat ? Une foule en transe dans une danse de boue. Le groupe a rempli son contrat. Incontestablement le concert du jour si ce n’est du week-end. Même le soleil refuse de se coucher.

Il devra pourtant retrouver sa tanière à l’arrivée des 2 many dj qui chauffent la piste avec leur mashup, deux chansons mixées qui n’en font qu’une, avant la tête d’affiche Arcade Fire. En mélangeant plusieurs instruments (orgue, accordéon, violon, xylophone…) le groupe canadien dévoile une sorte de chorale pop rock qui ne pouvait qu’attraper le succès au vol.

Samedi, la chaleur est revenue. Parfait pour commencer cette deuxième journée avec le hip hop des Puppet Mastaz. Une série de marionnettes déjantées, sorte de muppet show sous acide : à voir absolument, tout autant visuel que musical.

Trois quart d’heure et il faut déjà partir, au loin sur la grande scène, voilà The Fratellis qui balancent leurs riffs pop rock. Pourtant c’est seulement durant leur tube, « Chelsea Dagger », servi aux fans à la fin de leur prestation, que la magie opérera. Plus efficace sur une platine qu’en concert ? A revoir pour s’en convaincre.



Et voici que se produit une nouvelle fois sur la petite scène, celle de l’industrie, le miracle rock’n roll. Cet instant magique où la musique vous transporte, où vous êtes seul au monde. A qui doit on cela ? A Calvin Harris, post adolescent de 22 ans qui a conquis le public avec son electro funk. Ça danse, ça saute, les filles sont ravies, ambiance garantie.

La nuit tombe souvent vite même en été, et tous ceux, très nombreux, qui ont arboré un t-shirt de Tool, affluent vers la grande scène. Le groupe majeur de ces dix dernières années dans la galaxie Metal va réserver un show certes impressionnant mais qui laissera sur sa faim ceux qui ont l’habitude de les voir en salle. Si la prestation est puissante sur le plan musical et visuellement intense, on est déçu : trop de solo de batterie, trop de guitares « noisy », pas assez d’énergie. Dommage.

Heureusement, il reste encore une journée pour écraser son tympan de décibels rock. Non, les boules quies multicolores ne serviront à rien.

Dimanche, jour du seigneur, les baptistes de Kings Of Leon maîtrisent leur art. Mélange de rock et de balades lascives. Parfait pour entamer cette dernière journée.

A 18h50 c’est au tour de Just Jack, jeune rappeur posant son flow sur des rythmes disco, electro ou funk, d’amener le public dans les étoiles. « Starz in their eyes», son tube qui passe sur toutes les ondes, fait danser la foule comme un seul homme.

Peu après les Bromheads Jacket démontrent que non, définitivement, le punk n'est pas mort en 77. Mais la foule n’en a cure, elle commence à se déverser sur la grande scène pour la diva islandaise.

La lune est pleine comme le parc de Saint Cloud pour accueillir celle que tous sont venus voir: Bjork. Les jeux de lumière hypnotisent, la voix pure comme le métal envoûte et la star, avec ses tenues toujours étranges, arrive à créer un moment unique. Rien ne peut mettre fin a cet instant féerique, pas même le vent qui se lève. Bercés, les spectateurs peuvent rentrer émus. Le dernier concert était sans doute le plus fort en émotions.

Pour plus d'infos...

www.rockenseine.com

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