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Imaginez Eminem et Renaud faire l’amour avec leurs proses et leurs colères. Vous l’avez rêvé et Dorémus est né. Une belle gueule un peu violente, le regard bleu, profond, franc et fuyant. Le divin enfant a bien de la chance d’avoir su se créer des géniteurs imaginaires aussi puissants. Après cela, le mauvais génie a dû patienter longtemps. Même pas fils de… et on lui dit tout le temps, à Dorémus, qu’il ne faut pas être ce que l’on est, qu’il vaut mieux ne point affirmer d’où l’on vient. C’est carrément con mais au temps de la reconnaissance, ça donne des chansons qui rendent malade tellement elles sont brutales, pas violentes non, juste vraies, juste sincères et crues, et la simplicité, ça peut être violent aussi. Innocent. Grave. Réaliste. Voici bientôt que ce jeune Dorémus va changer l’avenir de la chanson française. Comment on fait déjà pour changer la face du disque ? On meurt de faim et de rage et on finit par être écouté. Puis une fois entendu on a encore plus faim et encore plus de hargne. Chanter ou mourir. Comme Barbara, oui, mais sur un autre ton. Le mal de vivre n'est pas tout à fait le même mais l'alternative, elle, ne change pas. Qu'est-ce qu'il choisit, notre talentueux rebelle, entre la chanson et la mort ? Il nous répond en septembre. Une mauvaise herbe a donné un serial auteur. Bénis soient les pro(créateurs) de la prose qui firent de Benito le maître chanteur d’une chanson qui va enfin guérir de ses faiblesses. Vivement septembre. Vivement Dorémus (fa sol la si do) qui a même changé la gamme naturelle. La mauvaise graine enfante encore des révolutionnaires.
A noter...


