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Littérature, art contemporain, musiques, théâtre et cinéma : retrouvez le blog du site CultureCie et réagissez à nos articles ! Le webmag branché Culture a désormais son blog qui, comme son grand frère, ne veut "pas parler de tout... pour ne pas parler de rien" !

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Akira Kurosawa - Réalisateur japonais















Premiers pas…
 

Né le 23 mars 1910 à Tokyo d’un père militaire, Akira Kurosawa est le descendant  d'une lignée de samouraïs respectueux du Bushido (littéralement « voie du sabre », discipline et mode de vie des samouraïs). Très vite, il a un penchant pour la peinture puis pour le cinéma, une passion que lui a sans doute transmise son frère, qui est « benshi » - commentateur de films muets. Mais à 18 ans, Akira refuse d’entrer à l’Ecole des Beaux-Arts car il rejette le formalisme de l’académie.

En 1935, il tombe sur une annonce : des studios de cinéma sont à la recherche d’assistants réalisateurs. Akira est alors engagé par les studios Photo Chemical Laboratory (PCL). Il y apprend beaucoup et cette première expérience le pousse à écrire des scénarios. C’est ainsi qu’en 1943, il réalise son premier film, « La légende du grand judo », qui reprend la biographie d’un célèbre judoka japonais : Sugata Sanshiro. Le film aura un grand succès.

Succès…

S’ensuit une avalanche de réalisations diverses et variées : des films d’époque comme « Kagemusha » et « Ran » puis des réalisations plus réalistes comme « Chien enragé ». Avec « L’Ange ivre » débutera une collaboration de près de 17 ans avec l’acteur fétiche de Kurosawa : Toshiro Mifune. Celui-ci aura notamment un rôle phare dans « Les Sept samouraïs », repris plus tard par John Sturges sous le titre des « Sept mercenaires » avec, entre autres, Charles Bronson et Yull Bryner.

En 1950, c’est avec « Rashomon » qu’ Akira Kurosawa conquiert le cœur du spectateur occidental : le film est récompensé par un Lion d'Or au Festival de Venise suivi, quelques mois plus tard, du César du meilleur film étranger.















Akira Kurosawa devient alors « l’empereur » du cinéma japonais. Il multiplie les succès et revêt plusieurs casquettes en tant que réalisateur.

Il n’hésite pas à aborder des thèmes durs pour le Japon d’après-guerre. Rappelant le « Scandale » de Gorki, il traite de la misère humaine dans « Les Bas-fonds ». Il puise également son inspiration chez les plus grands auteurs : en 1952 il s’était inspiré du « Faust » de Goethe pour « Vivre », mais après cette méditation sur la vie il adapte MacBeth de Shakespeare dans son « Château de l’araignée » avant de s’attaquer à Dostoïevski avec « L’Idiot ».

Aléas...

En 1970, il désire se tourner vers le public américain et réalise alors son premier film en couleurs. Mais « Dodes’Kaden » s’avère être un véritable échec. Un an plus tard, Akira Kurosawa sombre dans une terrible dépression qui le mène à une tentative de suicide. Le réalisateur se remet et, en 1975, il sort « Dersou Ouzala ». Tourné en URSS, le film reprend les thèmes de « Vivre » : célébrant l’amour et la communion avec la nature, il remporte un Oscar.


Après une production prolifique dont nous n’avons retracé que les étapes essentielles, Kurosawa s’éteint en 1998 dans sa ville natale, à Tokyo, à l’âge de 88 ans.

Aujourd’hui, Akira Kurosawa est parmi les réalisateurs les plus reconnus à travers le monde. Son oeuvre a servi de support aux grands noms du cinéma, tel que George Lucas mais aussi Sergio Leoneil, qui a repris « Yojimbo » avec « Pour une poignée de dollars ». Ses films portent le sceau de son humanisme, mais portent aussi en eux l’œil visionnaire et critique d’un génie aux multiples facettes.

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