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Par Stéphane Koechlin
"C'est le temps des premières fois. Le festival de Juan-les-Pins ne fait pas que dans l'histoire. Il ouvre aussi des perspectives, peut-être quelquefois un peu hors sujet, mais qui alimentent le débat. Le retour très populaire de la chanteuse noire de folk song Tracy Chapman, auteur du fameux Talking About Revolution en 1988, devant un public nombreux, n'a pas plu à tout le monde. Lundi soir, la musicienne, malade, fatiguée, plongée dans une scène noyée d'ombres, a surtout sorti sa grande voix, son indépassable voix, tremblante et lyrique, en oubliant la musicalité, malgré des reprises toujours aussi efficaces comme House Of The Rising Sun et Stand By Me. Le public, où se mêlaient quelques figures notoires - la comédienne Sophie Duez - parut se satisfaire de cette ombre, tout comme les organisateurs.
Avec Diana Krall et Tracy, Jazz à Juan venait de connaître deux soirées populaires, et une troisième belle nuit s'annonçait, mardi, avec l'élégante vocaliste Lizz Wright, et surtout le trublion anglais Jamie Cullum. La première, au corps élancé, les cheveux courts, raconte sa famille stricte, ses origines religieuses, entre le gospel et la soul, sa passion pour l'idole Billie Holiday. Sous le coucher du soleil, toute en blanc, assez timide, elle apparut sur la scène de la Pinède Gould, jouant une musique sentimentale un peu trop lisse, comme on en voit souvent fleurir en ce moment." Lire la suite