Littérature, art contemporain, musiques, théâtre et cinéma : retrouvez le blog du site CultureCie et réagissez à nos articles ! Le webmag branché Culture a désormais son blog qui, comme son grand frère, ne veut "pas parler de tout... pour ne pas parler de rien" !
Dans ces années là, le narrateur est en hypokhâgne et les cinémas pullulent dans la capitale. Il découvre les films en même temps que l’amour, les actrices au même moment que le plaisir charnel... Depuis, les petites salles de quartier ont fermé une à une pour laisser place à d’immenses complexes à l’échelle nationale. Un livre insolite signé par un vrai passionné de cinéma.
Extraits choisis...
"Je ne vais pas jouer les ingrats. Le cinéma m'a beaucoup appris. 'Le feu follet' me dévoile l'existence d'Eric Satie. Je lis Simenon grâce à Granier-Deferre. 'L'amour l'après-midi' m'initie aux subtilité de l'adultère, ce travail à plein temps. Etre puceau constitue la condition essentielle pour découvrir le cinéma. L'amour se conjugue au futur, et en 24 images-seconde. Je suis certain de ne pas vieillir. Le faisceau du projecteur agira comme des ultraviolets. Ce seront des vacances éternelles, toujours recommencées, du soleil dans le noir. On notera que la naïveté n'était pas absente de cet engouement. Je veux vivre avec Romy Schneider, épouser Dominique Sanda, partir avec Charlotte Rampling. Dans 'César et Rosalie', j'hésite: est-ce que je préfère être Montand ou Samy Frey? Je n'arrive pas à choisir."
"1967. Les premiers seins que j'ai vus dans ma vie sont ceux de Claudia Cardinale. Dans 'Les Professionnels', elle ôte sa chemise, assise au bord du lit où l'attend Jack Pallance. J'ai dix ans. J'en suis tout chose. Je me dis que les révolutionnaires mexicains ont de la chance."