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« Et moi qui nous croyais inséparables, ce reflet c’était les larmes… Et toi tu nous voyais dans un miroir, c’était pour fuir les regards… » (Les Figures imposées) Sa présence, ses chansons, ses textes et ses musiciens. Il faut voir Martin Rappeneau en concert. A cause de son punch, de la batterie qui claque et du piano qui vrille sous les doigts de ce chanteur à la musicalité incontestable. Il se donne sur scène comme il se livre dans ses chansons. Une pointe d’humour entre deux titres, un peu de dérision quand le texte est trop grave, une pirouette sur un tabouret de piano… Il nous parle, il nous fait rire, il nous invite, on lui répond. Il se bande les yeux pour chanter du Stevie, interprète « Daisy » a capella pour le dernier rang, s’inquiète de savoir si nous aimons aussi ses idoles, puisque pour la première fois, il interprète quelques chansons empruntées à ses maîtres. Martin Rappeneau est un homme de scène. Et son public le lui rend. Encore ému et surpris d’entendre ses textes entonnés par la petite foule du Café de la danse, notre star de demain s’éclipse avec reconnaissance et simplicité après avoir perdu quelques kilos en réinventant vingt-cinq chansons. « Merci. La chanson parle de traduire des rêves. C’est vous. Vous les avez traduits dans le réel ».
Quel bonheur de découvrir de grands artistes quand le Café de la danse peut encore nous donner l’illusion qu’ils n’appartiennent qu’à nous. Juste assez grand pour que l’osmose prenne au ventre, juste assez intime pour que chacun soit au plus proche de la scène, une acoustique presque irréprochable… On reviendra. Mais la prochaine fois, ce sera au Bataclan, car Martin Rappeneau a joué deux soirs de suite à guichet fermé.
A noter aussi...
Le temps d'attente est passé vite grâce à la première partie de Skye, jeune chanteuse française dont les voyelles sonnent le swing anglosaxon: le timbre est marqué, le style est frais, la technique irréprochable, et le tout est touchant. Skye a sans aucun doute sa place dans l'avenir du paysage musical français. Sa guitare collée au corps, elle fait partir sa voix suave sur des mélodies douces ou rythmées, et parvient en un rien de temps à intéragir avec le public, qui ne connaissait pas un seul de ses titres quelques minutes auparavant. La musique est originale, l'emprunte vocale est là, le talent évident. Une première partie, donc, qui va comme un gant à notre star encore semi-confidentielle...
A noter absolument...
Martin Rappeneau sera de nouveau en concert à Paris les 12 et 13 février 2007, au Bataclan.
Pour ceux qui veulent connaître, et pour les fans qui n'ont pas vu ces séquences: http://www.youtube.com/watch?v=NEghCVvZUU4
Pour plus d'informations: http://www.martinrappeneau.net
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