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humaniste, car l’artiste n’a jamais peint que l’humain.
L’exposition s’achève par la série des « Visages-matières », conclusion de ces centaines de visages peints par l’artiste, « visages momifiés » devenus véritable « chair pétrifiée ». Chacun a été réalisé à partir de rebuts, de grattages de toiles qui ne le satisfaisaient pas, d’abord placés dans une boîte puis retravaillés sur un petit morceau de carton. « Au fur et à mesure, je leur donnais une forme qui était celle d’une architecture. C’était assez abstrait au début, sans l’être tout à fait, en tous les cas pas très lisible. Je me suis pris au jeu. C’était amusant le soir de reprendre ces restes enlevés à la toile et que j’aurais jetés, pour faire revivre ces matières mortes, issues d'un échec, tout en utilisant le hasard de ces mélanges. J’en ai fait une centaine. Tout à fait sur la fin, de façon presque imperceptible, ces façades ont pris des formes de visages. J’ai suivi le jeu. Il en existe une vingtaine qui expriment ce passage de l’église au visage ». Certaines de ces œuvres ont été retouchées voire cassées pendant dix ans, les matières et les couleurs se superposant sans fin. Plus que l’aboutissement de son travail, elles en sont le terme, comme si rien ne pouvait venir après ces œuvres intimes, à la nature quasi magique, sorte d’ultime exorcisme.
A noter...