Littérature, art contemporain, musiques, théâtre et cinéma : retrouvez le blog du site CultureCie et réagissez à nos articles ! Le webmag branché Culture a désormais son blog qui, comme son grand frère, ne veut "pas parler de tout... pour ne pas parler de rien" !

Ces images retravaillées et tirées tout droit des dessins animés font étrangement écho aux images subliminales et pornographiques que l’on avait pu trouver dans certains films pour enfants, dont « Alice aux pays des merveilles » - même si Alice n’est pas représentée dans le travail de Gugli. A défaut d’Alice, on retrouve les personnages de « Winnie l’ourson » parfois accompagnés d’ombres claires : Gugli superpose et donne dans le troisième degré tout en mettant en relief l’évidence.
Technologie inventée pour avoir un meilleur rendement sur nos disques durs tout en ayant une parfaite qualité de lecture, le DIVX est le hi-tech qui ensoleille naturellement notre quotidien d'accros à la vidéo et à l'ordinateur. Révolution technique qui a permis la massification du téléchargement illégal et gratuit de vidéos, le DIVX est aussi une curieuse monnaie rendue au label par des consommateurs qui "veulent tout", quitte à voler, oui mais... qui peut aujourd'hui se targuer de ne jamais rien avoir téléchargé gratuitement ? Joli clin d'oeil à ces générations de voleurs en masse qui ont jusque là le dernier mot, le jardin naturel de Gugli adapte le Pop-Art aux dernières révolutions technologiques de masse. Ainsi les technologies-marques déposées se transforment-elles, non sans ironie, en déesse lumière du troisième millénaire... celui des adulescents attardés ?
Essentiellement bleues et rose, ses images passent de l'enfance à l'adolescence tout en restant dans un même monde : après Disney world, c’est Nike et Apple qui dessinent un lapin globalisé aux allures de manga… ce n’est pas nouveau du tout, non, et on préférait de loin l'esthétique de Wharol et Lichtenstein, mais pourtant Gugli nous amuse, il est au dessin animé ce que le photographe Martin Parr est au tourisme de masse ou Thomas Lélu au luxe global.
A noter...
