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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 23:37


L’intitulé de la pièce laisse perplexe ; qui est ce Charles Gonzalès ? Comment un homme peut-il prétendre devenir la célèbre Camille Claudel ? Peut-on seulement devenir quelqu’un d’autre ? Autrement dit, d’homme et de comédien, Charles Gonzalès parviendra-t-il à devenir tout à la fois femme et amoureuse, amante, sœur et sculptrice ? Le pari est ambitieux, et la curiosité à son comble lorsque le rideau s’ouvre sur la petite scène du Théâtre des Mathurins.

Dans la pénombre, la pièce débute sur un comédien vêtu d’une robe en haillons, à terre, le visage fatigué, à l’image de ses vêtements. On est d’abord surpris, un peu dérouté de trouver là cet homme-femme qui ne cherche pourtant pas à se travestir, ni à se grimer, puis on se laisse happer par la force du texte, l’énergie intense qui émane du comédien.
Nous sommes en 1886, Camille Claudel lit une lettre extraite de sa correspondance avec Rodin que l’amante termine par ces mots tragiques à l’attention du Maître : « Ne me trompez plus ». Une conclusion en forme d’incantation qui pourrait bien préfigurer les rapports compliqués et douloureux de Camille Claudel aux autres.

Seul en scène pendant plus d’une heure, le comédien rend hommage à l’artiste-maudit dans une mise en scène épurée à l’extrême. La pièce déroule le fil chronologique de la vie de la sculptrice à travers ses correspondances, et bientôt, au fil des lettres lues, le comédien n’est plus. Charles Gonzalès est Camille Claudel. Habité par l’artiste, par son désarroi, puis la folie qui couve. Il ne joue pas à la femme. Il est lui-même sous la robe.
Contrairement à ce qu’en dit le titre, Charles Gonzalès ne devient pas Camille Claudel. Il joue sur ses intonations de voix pour figurer la passion, le désespoir. Et l’on prend la mesure de la solitude de cette femme, recluse dans sa paranoïa, s’enfonçant inexorablement dans l’abîme de la folie. Camille Claudel est tour à tour Camille, Camomille, Mademoiselle Claudel. Elle aussi devient autre au fur et à mesure de la pièce. Au fur et à mesure de sa vie.

La pièce met en exergue les rancœurs de l’artiste, son rapport à l’argent, à l’art, aux autres, sa furie souvent. Tout l’art du comédien-metteur en scène est de nous faire progressivement glisser dans les souffrances de la sculptrice. On la voit se perdre dans le syndrome de persécution, on ressent sa terreur de la « bande à Rodin », on perçoit son chagrin. On devine à quel point le fil entre folie et génie est ténu. L’artiste maudite dit d’elle-même « je suis la peste et le choléra des marchands d’art ». Tristement lucide.

Dès 1913 et jusqu’à la fin de sa vie, Camille Claudel vit dans un asile, aliénée anonyme, sans amour et sans marbre. Elle dira ensuite que « ses mains se sont tues » pour signifier combien elle est privée de sa matière féconde. A partir de 1927, ses lettres à sa mère et à Paul, son cher Paul, ce frère qui se fait toujours plus silencieux, laissent transparaître toute sa douleur d’enfant et de sœur en même temps qu’elles font éclater sa colère. « Maman, viens me chercher ». « Paul, je t’attends » dit-elle inexorablement dans des appels à l’aide que le comédien rend déchirants.
Dans ses lettres, s’expriment les petits riens de la vie qui prennent des proportions exacerbées du fait de l’enfermement, doublé de folie insidieuse. Camille Claudel y jette toutes ses récriminations, toute son aigreur, évoque les conditions de l’asile, se plaint de la nourriture, du froid, de la misère de son quotidien. « Je réclame la liberté à cor et à cri » hurle Charles Gonzalès. Et c’est tout le désespoir de la sculptrice qui résonne dans la salle.

A noter…

« Charles Gonzales devient… Camille Claudel »
D’après les lettres de Camille Claudel, et avec Charles Gonzales
Durée : 75 mn

Conception, réalisation et interprétation : Charles Gonzalès
Création lumières : Mohamed Maaratié
Technique : Joachim Defgnée
Costumes : Ateliers de l'Imprimerie
Avec le soutien de D.B. Mots Bouts, Théâtre poème de Bruxelles, Acerma

Du 22 avril au au 26 juillet 2008

Théâtre des Mathurins
36 rue des Mathurins
75008 Paris

Petite salle, du mardi au samedi à 19h
Tarif normal : 28€ (1,5€ de frais de réservation téléphonique)
Tarif étudiant : 14€
Tarif jeunes (- de 26 ans du mardi au jeudi dans la limite des places disponibles) : 10€

Renseignements et réservations
de 11h à 19h sur place ou par téléphone : 01 42 65 90 00

Site du Théâtre des Mathurins

www.charles-gonzales.com

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Le théâtre sur CultureCie...


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Published by Agnès Matha - dans Théâtre
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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 02:00

 

 

Après le succès de ses concerts du mois d'avril à la Cigale à Paris, Yael Naim a poursuivi sa tournée dans toute la France pour terminer le 14 mai dernier à Bruxelles. Elle poursuit sa traversée des routes avec David Donatien: le duo était à Londres, à la Scala, le 28 mai avant de faire un nouveau passage à Paris à l'automne, aux Folies Bergères, du 12 au 15 novembre 2008.

 

Voir toutes les dates de sa tournée sur le site totoutard.com.

 


A voir aussi sur CultureCie...


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Published by AE - dans Concerts
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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 02:29

En 2008 le jury du prix Marie Claire, qui récompense depuis six ans un premier roman, avait choisi le thème de l’engagement. Trois cents romans reçus, « Père et Impairs » de Bénédicte Jourgeaud a gagné. Un roman 100% magazine féminin, narré… par un homme. Pas de la grande littérature, certes, mais un premier roman réussi dans ce style sans prétention, caractérisé par un humour malin et une mise en forme aboutie.

Alors que Philippe attend tranquillement son tour chez le dentiste, sa vie va basculer. Il découvre un témoignage de son ex dans un magazine féminin : Suzanne l’y décrit comme un monstre, le genre de mecs bourrés de clichés qu’on veut absolument fuir, si jamais, par mégarde, on le rencontrait. Evidemment, pour Philippe, c’est un peu bouleversant. Difficile de ne pas téléphoner à Suzanne après avoir lu un tel portrait de soi. C’est alors qu’il va découvrir de nouveaux impairs...

« Père et Impairs » est fait de personnages qui n’ont rien d’extraordinaire, mais l’idée est bonne et l’univers est au rendez-vous. Bénédicte Jourgeaud livre ici un roman simple pourtant bourré d’imbroglios. Il y a incontestablement une patte très « fille » dans ce livre : une ironie à la Lauren Weisberger, mais parachutée dans le Paris populaire, des accents « Sex and the City » ou « Desperate Housewive », bref, ça se lit comme une série ou comme un magazine féminin. Si le pitch a des allures futiles, l’intrigue est là. Mais ce qui nous a séduits, c’est l’humour : on n’est pas fan du genre, mais on reconnaît un style amusant à cette tragicomédie, des incipits des chapitres jusqu’aux vies intérieures de nos antihéros. Un roman détendant pour cet été…

Extraits choisis…

« Suzanne n’était pas dans ce numéro de Femmes d’abord par hasard. Un long article accompagnait sa photographie. C’était un témoignage. Ça commençait plutôt mal. Elle racontait son histoire avec un homme qu’elle avait connu et avec lequel cela semblait avoir mal tourné. « Cet homme m’a réduite à néant, c’était un monstre. Il m’a fait tellement de mal que deux ans ont été nécessaires pour me reconstruire », confiait-elle. J’avais l’impression de lire le témoignage d’un otage des FARC. Soit elle en rajoutait, soit elle était tombée sur un vrai dingue. » (p. 43)

A noter…

« Père et Impairs » de Bénédicte Jourgeaud
Flammarion
14 mai 2008
285 pages
18 euros

Lien Amazon

Les hommes et les femmes sur CultureCie…

« Sex and the city, the movie »

« Rencontres » de Constance Fichet

« Croque-moi » d’Adélie Gintrand


« Le Diable s’habille en Prada » de Lauren Weisberger



A lire aussi sur CultureCie...

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Published by CultureCie - dans Romans & Nouvelles
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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 00:39
Eric Valli - Courtesy Polka Galerie
Crée à l’automne 2007, Polka est le projet protéiforme d’Alain Genestar et de ses enfants, qui promeut le photojournalisme, autrement dit l’image, l’actualité, l’art de la photographie et évidemment, les photographes. Jusqu’au 30 août, l’espace galerie propose une exposition regroupant huit noms de la photographie. L’occasion rêvée pour plonger dans l’univers Polka, qui nous avait déjà happés lors de l’Affordable Art Fair.

Polka ?! Oui, oui … comme cette danse gaie et entraînante qui a envoûté les paysans de l’est au tout début du XIXe. Plus prosaïquement, c’est aussi le prénom du chien de la famille Genestar. D’ailleurs, la bouille du canidé est aussi devenue le logo de la petite entreprise. Et, oui, oui … Genestar comme Alain Genestar, ancien directeur de la rédaction de Paris Match gentiment remercié en 2006. Moins d’un an après son départ de l’hebdomadaire historique, Alain Genestar, entouré de son fils, Edouard (33 ans) et de sa fille, Adélie (30 ans) est notamment revenu sur le devant de la scène avec un concept innovant, tout aussi enivrant qu’une polka un soir de bal populaire, et tout aussi prometteur qu’un jeune chien. Polka se déploie sur trois axes : la presse avec un magazine, un lieu avec une galerie et une devanture technologique avec un site web. Chaque membre du clan Genestar apporte sa touche de connaissances, de savoir-faire, de passion et d’enthousiasme pour mettre en lumière le photojournalisme et ces photographes qui, par leur travail, transmettent les faits de société.

Polka, le magazine

Les trois piliers de Polka avaient frappé un grand coup pour annoncer leur entrée, en proposant dans le tout frais Polka Magazine #1, un portfolio de rêve : Sebastiao Salgado, Marc Riboud, Reza ou encore Jean-Marie Perier... Fort de ce remarquable débarquement dans la chasse gardée de la photo, ils ont pu s’auto financer et poursuivre dans leur lancée grâce aux ventes de ce premier numéro et des tirages de l’exposition. Fin mai 2008 est paru le second volet de leur aventure, tiré à 25 000 exemplaires.
La revue fait en quelque sorte office de catalogue d’exposition. Reproductions plein cadre, titres et commentaires discrets, l’image est sans contexte centrale dans Polka Magazine. Alain Genestar a naturellement repris sa casquette de directeur de la rédaction pour porter la revue…

Dimitri Beck, qui collabore à l’épopée, précise que dans le magazine « nous ne faisons pas de l’illustration, nous racontons une histoire.» Il s’agit même de plusieurs histoires réunies dans ces pages qui « se veulent diversifiées. C’est pourquoi, il y a des thèmes très différents les uns des autres, du noir et blanc et de la couleur …. Il n’y a pas de thématique unique qui serait déclinée par différents photographes. C’est un choix. Le magazine conditionne l’exposition, et non l’inverse, d’où cette diversité des propositions.». Et il est vrai que les univers des huit photographes présent dans Polka Magazine #2 sont hétérogènes. James Nachtwey, Vanessa Winship, Willy Rizzo, Gilles Caron et Don McCullin, Hatem Moussa, David Alan Harvey, Abir Sultan et Eric Valli promènent leurs regards tour à tour en Asie, sur les rives de la mer noire, au sommet de l’Himalaya, dans les rues parisiennes en mai 68 ou à la même époque au Nigeria ou encore sur les traces des conquistadors…

Abir Sultan - Courtesy Polka GaleriePolka, la galerie

Au fond de la cour de la Cité du Figuier, rue Oberkampf dans le 11ème arrondissement parisien, se tient la galerie. A l’entrée, la reconstitution du  « mur » accueille les visiteurs – qui se comptent, en moyenne, à une centaine par semaine. Cette pratique héritée du journalisme consiste à accrocher au mur les pages du journal en cours de réalisation pour en avoir une vision globale. Ici, les remarques sont griffonnées à même les feuilles, d’autres retouches sont notées sur des post-it disséminés ici ou là. Cet étalage de
l’envers du décor est une réelle plongée dans le travail préparatoire du magazine, un avant goût, une façon, aussi, de montrer comment le magazine influence l’exposition, proposée à l’étage.

Au premier, au quatre coins et recoins d’anciens combles sont exposées les photographies. Difficile parfois de trouver le bon angle pour les apprécier. Lumière naturelle diffusée par les nombreuses fenêtres – pourtant masquées – et lumière artificielle ne font pas toujours bon ménage ! Cependant, au cours de la déambulation, la magie opère. Ces soucis premiers s’envolent. Les grands formats et la qualité des tirages attirent. L’immersion dans l’univers du photographe, dans le lieu, l’époque, le quotidien immortalisé est totale. La légère impression initiale de disparité disparaît elle aussi. Evidemment, James Nachtwey et sa sélection d’images glanées en Asie en 2004 fait sensation. La densité du noir et blanc, la profondeur des scènes humanistes et la nuance des approches touchent à coup sûr. La qualité des noir et blanc de Vanessa Winship et ses portraits nostalgiques des riverains de la mer noire saisissent. Et les sourires des femmes de Willy Rizzo, les paysages désolés de David Alan Harvey, la famine au Biafra de Don McCullin ou le rictus de Daniel Cohn-Bendit immortalisé par Gilles Caron ne laissent pas non plus indifférents.

James Nachtwey - Courtesy Polka GaleriePolka, le site

Autre particularité de Polka, son site :
www.polkagalerie.com qui comptabilise entre trois et mille visiteurs par jour. Complète, la page permet de découvrir les photographies de l’exposition en cours ainsi que de la précédente, de se renseigner sur le magazine et sur les possibilités d’achat des œuvres ou de mécénat.

Polka s’avère donc être bien plus qu’une ambitieuse entreprise familiale. Elle se veut une vitrine d’une profession, des photographes, de leur travail, des images, mais aussi d’une passion pour le photojournalisme.

Certes, Polka célèbre les photographes connus. Mais le trio Genestar et leurs collaborateurs désirent également ouvrir leur porte aux jeunes talents. « Nous sommes curieux ! Nous aimons découvrir de nouveaux photographes, de nouveaux regards. Nous rencontrons donc de jeunes artistes, via des relations communes, des recommandations. Nous contactons aussi ceux dont nous apprécions le travail, que nous découvrons dans des publications par exemple. Quelques fois les photographes nous sollicitent d’eux-mêmes. Mais nous sommes très exigeants. C’est notamment grâce à nos exigences que des photographes très pointilleux, comme James Nachtwey sur cette exposition, nous font confiance et acceptent de travailler avec nous. Les jeunes photographes doivent nous prouver que leur travail est construit, réfléchi, qu’il ne s’agit pas d’une succession de jolies images, fruit du hasard ou de coup de chance mais d’une véritable approche du métier de photojournaliste.» précise Dimitri Beck. De quoi laisser rêveur bien des photographes qui tentent de percer dans le milieu ...

Crédits photos (Courtesy Polka Galerie)...

© Eric Valli
© Abir Sultan / BluePress
© James Nachtwey
© Vanessa Winship / Agence VU

A noter...

Vanessa Winship - Courtesy Polka GaleriePolka Magazine
108 pages, 5 €
# 2 disponible en France en kiosque, dans les Maisons de la presse et Relay et dans les points de vente spécialisés : La Maison européenne de la photographie, les musées (Le Centre Pompidou, le Musée d’Orsay, le Jeu de Paume, etc.), les librairies photo… Egalement disponible en Belgique, au Luxembourg, en Suisse. Possibilité d’abonnement (voir le site de Polka)
# 1 épuisé, mais version PDF téléchargeable gratuitement sur le site.
# 3 sortie prévue courant octobre.

Polka Galerie
104, rue Oberkampf
75011 Paris
Exposition visible jusqu’au 30 septembre 2008 (prolongée)

Polka, le site :
www.polkagalerie.com

Les expos du moment sur CultureCie...

 


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Published by Anne-Laure Bovéron - dans Photographie
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 01:47
Starlab-Laurent-Bolognini---Galerie-Paule-Friedland---Alex-Rivault---2008---culturecie.com.jpg
Du 7 février au 29 juin 2008 la galerie Paule Friedland & Alexandre Rivault accueille Starlab, la nouvelle installation lumino-cinétique créée par Laurent Bolognini. Voyage initiatique, invitation au rêve et à la contemplation, Starlab propose tous les jeudis soirs une aventure hors du commun à la fois ludique et hypnotique. Ce jeudi 19 juin 2008 à partir de 21h30, Amy Gamlen et Thomas Savy animeront l'installation avec une performance jazz bien à eux.

Avec le soutien de la Villa Médicis et de la fondation EDF, Laurent Bolognini et Françoise Henry, réunis sous le nom des Alternateurs Volants, exposent en 1999 à la Fondation Electra leurs premiers appareils à tracés lumineux baptisés galiléographes. Jouant sur le phénomène de la persistance rétinienne, ces machines hypnotiques permettent la création d’œuvres virtuelles dans l’espace réel. La lumière mise en mouvement imprime sur l’œil du spectateur des figures géométriques qui changent de couleur en s’effaçant tandis qu’un nouveau dessin se superpose déjà aux premiers.

Après la création éphémère du 6 octobre dernier, présentée dans le cadre de "Nuit Blanche" organisée par la Mairie de Paris, qui hypnotisa littéralement plusieurs milliers de visiteurs, et en attendant l'installation prochaine d'une œuvre monumentale au MAC VAL, Laurent Bolognini transforme la galerie Paule Friedland & Alexandre Rivault en un étonnant laboratoire de recherche sur la lumière et le mouvement.

Dans la mouvance de grands artistes tels que Jean Tinguely, Dan Flavin, François Morellet ou encore James Turrell, Laurent Bolognini nous invite à partager une expérience artistique unique alliant innovation technologique et recherche plastique sur la lumière et le mouvement. Nous restons devant ses installations fascinés, envoutés par la puissance d'un mouvement perpétuel qui nous emporte. On aurait envie de voir ses oeuvres partout dans la nuit, dans les rues de Paris pour éclairer sa profondeur, dans les boites de nuit pour donner aux stromboscopes une nouvelle vie. Le mouvement nous attire, nous enveloppe, on est comme un enfant devant un mécanisme inexpliqué, on pourrait nous l'expliquer, ça ne servirait à rien, on resterait happé par la spontanéité de ce mouvement aléatoire, ces choses fascinantes qui tournent et qui retournent, qui s'allument tout à tout sur un grand fond noir laqué ou sur un plus petit, rouge bordeaux, rouge sang. Le mouvement donne peu à peu corps à la lumière, sur un fond de musique électronique douce, de ces musiques qui sont sur le fil de l'orgasme. On aurait pu rester des heures dans la petite galerie, assis devant ces oeuvres imposantes, à la force scientifique mystique.

L'installation évolue au cours des 4 mois que dure l'exposition et est ouverte au public uniquement les jeudis soirs de 19h à 22h. Différents musiciens seront également invités à rejoindre Laurent Bolognini pour des performances mixant en direct lumière, mouvement et son.


A noter…

Exposition du 7 février au 29 juin 2008
Ouverture uniquement le jeudi soir de 19h à 22h et sur rendez-vous

Galerie Paule Friedland & Alexandre Rivault
64, rue des Tournelles 75003 Paris
+331 42 72 40 95

Performance jazz par Gwendolyn Jewel Sampé et Rasul Siddik le 13 mars 2008

Sur le web…

www.myfavoriteartgalleryinparis.com

www.myspace.com/starlabmusicproject

Visionner le clip de l'installation "Abracadabra!" réalisée à la galerie en janvier 2007 sur dailymotion

Visionner le clip de l'installation "Nuit Blanche" réalisée à la galerie le 6 octobre 2007 sur dailymotion

Les expos du moment sur CultureCie...


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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 22:03


Un petit théâtre, Le Théâtre Darius Milhaud, niché à quelques pas des Buttes-Chaumont, un dimanche en fin d’après-midi, et nous voilà partis pour découvrir le spectacle de Norbert Mouyal : « David, l’Enfant des Dames », mis en scène et adapté par Colette Kraffe. Une pièce enveloppante qui nous transporte dans le doux et turbulent passé d’un enfant juif marocain.

Une silhouette s’avance, nonchalamment, on croirait Michel Jonasz, un brin de poésie déjà s’installe. Un son de musique juive emplie la salle, une musique de fête, celle des « Bar Mitzvah » ou des mariages. David est sur scène, le voyage commence, celui de cet Enfant des Dames, de cet Enfant aux Dames.

Le texte est précis, les mots simplement dits, le geste doux et le regard naïf. Il va nous compter son enfance à Rabat au Maroc, nous faire sentir et respirer l’odeur de ses souvenirs. Fils de Julie, secrétaire du colonel Bonnet et du fantasque Alfred, poète et souvent chômeur, la jeunesse de David est placée sous le signe de la douceur, de la volupté féminine et de la joie de vivre. Les amies de sa mère, les voisines du quartier, rivalisent d’attentions et de tendresses pour ce petit garçon aux boucles blondes, une espèce rare au Maroc… « Bien sûr je leur plaisais bien avec mes anglaises blondes et mon sourire coquin, mais il y avait autre chose », raconte l’enfant de ces dames. David découvre au hammam la beauté de la femme et vit ses premières émotions amoureuses.

C’est cette enfance qu’il nous raconte, cette enfance qui influencera toute sa vie sentimentale à venir, cette enfance faite de femmes : sa mère, sa grand-mère, sa « tata », sa voisine et les autres, toutes celles qui lui firent le cadeau de leur intimité, de ce premier contact avec la féminité. A 10 ans, sa petite famille doit partir pour la France pour s’installer en banlieue parisienne. Le choc est rude pour David, mais à l’adolescence d’autres aventures féminines l’y attendent…

Derrière ce petit garçon, que les yeux et le sourire de Norbert Mouyal incarnent sincèrement, c’est une culture, un passé de ces Juifs Marocains qu’il nous livre, une effluve de parfum,  et ce avec un sourire au coin de l’oeil, et une délicatesse auprès du coeur. Il reste juste l’envie d’en savoir plus, ainsi que celle de se plonger à son tour dans nos souvenirs, à nous…

On pourra dire « une heure vingt d’anecdotes, encore un qui nous raconte sa vie, et après » ? Oui, et après ! Et bien, c’est un joli spectacle, sans fausse prétention, très bien écrit, tendrement dit, avec de l’humour en prime. Le spectacle est à ses premières, sur scène le comédien reste prudent, la salle ce jour-là bien dissipée et mal éduquée, mais malgré tout il nous emmène dans son passé, tranquillement, posément.  

Alors, un brin de voyage au cœur de David, c’est avant tout un conte pour grands enfants, un conte à chansons douces, de celles que nous chantaient nos mamans.

A noter…

"David, l'enfant des dames"
Théâtre Darius Milhaud

Comédie de Norbert Mouyal
Mis en scène par Colette Kraffe
Avec Norbert Mouyal

Théâtre Darius Milhaud
80, allée Darius Milhaud 75019   Paris

Jusqu’au 28 juin 2008
Tous les vendredi et samedi à 21h, et tous les dimanche à 18h.
Tarifs : 17 euros, 13 euros tarif réduit, 10 euros tarif groupe.

Réservations : 01 42 01 92 26, et
www.billetreduc.com

Le théâtre sur CultureCie...


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Published by Adélie Gintrand - dans Théâtre
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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 00:30


« La Personne aux deux personnes » est un OFNI. Un authentique Objet Filmique Non Identifié, une comédie délirante et inattendue qui attirera autant de fans que d’opposants. Choisissez votre camp ! Lire la suite...







Le dernier opus du « maître du fantastique » est un catastrophique film catastrophe.
Sujet fumeux, scénario faiblard et interprétation grotesque scellent définitivement la réputation de Shyamalan en prodige has been. A star is gone ! Lire la suite...





Grande déception que la version long métrage de la cultissime série « Sex & the City ». Tandis que ses actrices phares vieillissent, la série s’essouffle et le scénar n’a décidément pas su s’adapter à ces quadras plutôt pathétiques.
On n’attendait rien de subversif, seulement quelque chose de rafraîchissant et drôle, un truc bien vu comme nous y avait habitué la série, mais là, c’est la panne, le manque total d’inspiration. Lire la suite...




« Ca$h », le dernier film d'Eric Besnard, est sur les écrans depuis plus d'un mois. Un succès aisément compréhensible tant le film tranche avec le genre franchouillard tout en étant un divertissement efficace. Mais malgré ses arnaques piquantes et son casting de stars, le film souffre d'un manque d'univers flagrant qui le fait passer très en-dessous des références avec lesquelles il joue. Lire la suite...



Presque 20 ans après sa dernière croisade, Harrison Ford ressort son fouet et son chapeau, et si le film est décevant, le plaisir de retrouver Indiana Jones est intact. C’était bien là l’essentiel !

L’avantage quand on s’appelle Steven Spielberg c’est qu’on peut décider de ressusciter un de ses héros juste pour le plaisir, sans penser à l’argent. « Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal » est un cadeau offert aux fans de la saga plus qu’une opération de rentabilité sur l’une des plus belles franchises du cinéma mondial. Lire la suite...
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Marie Gillain et Gilles Lelouche dans une comédie vraiment drôle, légère, simple. Ils jouent bien, on rit. C'est pas du mélo, c'est de l'humour. Inspiré de nos vies contemporaines, du célibat, des divorces. C'est comique. Et ça fait du bien.
Lire la suite...
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 09:02

L'été dernier, Medici.tv diffusait gratuitement le Festival de Verbier. Cette année, grâce au généreux soutien d'Ann B. Friedman et John Bucksbaum, en l'honneur de Matthew Bucksbaum, le portail de la musique classique nous propose de suivre gratuitement et en direct du 20 au 29 juin 2008 dix concerts du prestigieux festival d’Aspen aux Etats-Unis. Ces concerts seront ensuite disponibles gracieusement pendant 60 jours. Vous y découvrirez des artistes tels que le violoniste Joshua Bell, les Quatuor à cordes Emerson et Takacs ou encore les chefs d’orchestre Marin Alsop et David Zinman.

Le 22 juin, on a pu assister à la création mondiale de la nouvelle pièce du compositeur américain John Harbison : The Great Gatsby Suite. Les coulisses du festival sont en ligne, à suivre plusieurs fois par jour avec des interviews et des répétitions des artistes ainsi que des masterclasses données aux élèves de l’Académie.


Medici.tv sur CultureCie...

Medici.tv, LE portail de la musique classique par excellence

Festival de Verbier 2007


 La musique classique sur CultureCie...

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Published by CultureCie - dans Culture Web & Cie
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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 19:55

« La Personne aux deux personnes » est un OFNI. Un authentique Objet Filmique Non Identifié, une comédie délirante et inattendue qui attirera autant de fans que d’opposants. Choisissez votre camp !


Le pitch…

Gilles Gabriel, chanteur des 80's en plein come-back, est tué dans un accident de voiture causé par Jean-Christian Ranu, comptable à la COGIP. Mais Gilles Gabriel n'est pas totalement mort : son esprit bien vivant a atterri dans le corps de Ranu, qui ne comprend pas qui est cette personne qui parle dans sa tête. Gilles, lui, n'a aucun contrôle des mouvements de son hôte. Gilles et Ranu vont vite se rendre à l'évidence : ils n'ont rien en commun, sauf ce corps qu'ils vont devoir partager. C'était déjà compliqué chacun de leur côté... alors maintenant, à deux dans la même personne...

La critique…

Il souffle un vent nouveau dans l’univers balisé et poussiéreux de la comédie française. Après le bizarroïde et raté « Steak » de Quentin Dupieux avec Eric et Ramzy, le « JCVD » très aware par Mabrouk El Mechri avec Jean-Claude Van Damme et avant l’intriguant « Seul Two » de Eric et Ramzy (tiens, tiens encore eux !), voici donc « La Personne aux deux personnes » de Nicolas et Bruno.
Les deux compères sont deux purs produits de l’école Canal. Déjà auteurs pour la chaîne cryptée des « Messages à caractère informatif » et de l’adaptation française de « The office », ils débarquent pour la première fois sur le grand écran avec cette délirante histoire de schizophrénie dans l’horreur des tours de bureaux climatisés de la Défense.

Alain Chabat, acteur et surtout producteur du film, ne s’y est pas trompé car si le point de départ du film frôle le débile, l’impression s’estompe rapidement et l’on se prend au jeu emporté par la jubilatoire prestation de Daniel Auteuil en comptable ringard, complexé et obsessionnel. Jean-Christian Ranu, c’est le nom de son personnage, se retrouve à partager sa conscience et son corps avec Gilles Gabriel (Chabat), ex-chanteur raté. Une fois la situation de départ acceptée, leurs conversations surréalistes deviennent irrésistibles et le binôme tourne à plein régime pendant une heure et demie. La trame humoristique oscille entre le grotesque des Nuls, le comique névrosé des Farrelly et la bizarrerie de Spike Jonze, références de qualité s’il en est.

A l’instar de cette nouvelle vague de comédie française précédemment citée, « La Personne aux deux personnes bénéficie d’une mise en scène audacieuse et esthétisante, grâce aux talents de son couple de réalisateurs. Leur univers visuel donne une véritable identité au film entre la froideur rectiligne du pôle entreprise de la Défense et le vintage déprimant du mobilier de Ranu. Cette démarche artistique donne son supplément d’âme au film et lui permet de soutenir la comparaison avec ses références américaines.

Ce film aux deux personnes vous agacera ou vous réjouira, mais il mérite d’être vu.

Quelques détails…

Le film a bénéficié d’une promotion virale originale, avec notamment la diffusion du clip phare de Gilles Gabriel : « Flou de toi » spécialement tourné pour l’occasion.

Pendant tout le tournage, Chabat a donné la réplique à Daniel Auteuil en direct, caché dans une boîte noire à proximité du plateau.

La presse en parle…

"Par chance, son unique idée de départ tient à peu près le coup sur toute la durée grâce au timing burlesque d'un Daniel Auteuil étonnant et à un épilogue, une fois n'est pas coutume, parfaitement négocié." TéléCinéObs – Bernard Achour

"Nicolas et Bruno signent un ovni burlesque, à la réalisation inventive et à l'humour loufoque et décalé, digne de celui des Nuls." Le Journal du Dimanche – Barbara Théate

Vous aimerez si vous avez aimé…

-    « Being John Malkovich » de Spike Jonze (1999)
-    « Fous d’Irène » des frères Farrelly (2000)

A noter…

« La Personne aux deux personnes »
Réalisé par Nicolas Et Bruno
Avec Daniel Auteuil, Alain Chabat, Marina Foïs…
Date de sortie : 18 juin 2008
Durée : 1h27

www.lap2p-lefilm.com

Le cinéma sur CultureCie...


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Published by Maxime Govare - dans Cinéma
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 00:00

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Published by CultureCie - dans Théâtre
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