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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 22:20

Réalisateur star du box-office russe, Timur Bekmambetov débarque sur nos écrans avec la vénéneuse Angelina Jolie et la révélation James MacAvoy dans cet action-movie décérébré et survitaminé.

A la mort de son père, un jeune homme découvre que ce dernier était un assassin professionnel. Il est alors recruté par son agence pour reprendre le flambeau... nous n’en dirons pas plus ! Avec sa mise en scène ostentatoire et stylisée, « Wanted » est un blockbuster fun dont le seul but est de nous en mettre plein les mirettes. La mission est accomplie. Réservé aux amateurs de sensations fortes !

Vous aimerez si vous avez aimé…

« Battle Royal » de Kinji Fukasaku (2001)
« Jumper » de Doug Liman (2008)

A noter…

« Wanted » réalisé par Timur Bekmambetov
Avec James McAvoy, Angelina Jolie, Morgan Freeman
Date de sortie: 16 juillet 2008
Durée: 1h50

Site officiel: www.wanted-lefilm.fr

Le cinéma sur CultureCie...



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Published by Maxime Govare - dans Cinéma
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 17:17

Si T-ka était d’ores et déjà une artiste française montante de la scène pop internationale, c’est grâce à un site internet, sellaband.com, qu’elle a pu enregistrer son premier album... en anglais ! Itinéraire d’un parcours insolite.

En 2000, T-ka compose ses premières chansons en piano-voix, puis les rode lors de concerts à Lille, Paris et Séoul. Quatre ans plus tard, elle fait la première partie de Maceo Parker puis se produit aux Solidays en 2005. Elle remporte le tremplin du Festival des Muzik’elles 2007 et enchaîne les premières parties prestigieuses comme celle de Tower of Power, de Malia et Robin Thicke. Elle joue également dans de grands festivals, lors de l’Enghien Jazz Festival, aux Solidays, aux Muzik’elles ainsi qu’à Londres et à Amsterdam. Autant dire qu’elle est déjà sur une belle lancée.

Inscrite depuis fin octobre 2006 sur
www.sellaband.com, T-ka réunit 50 000 dollars le 5 novembre 2007 grâce à près de 700 investisseurs du monde entier. Le site, qui permet aux artistes de trouver des investisseurs pour produire leur premier album, s’engage à guider ceux-ci en studio s’ils réussissent à lever 50 000 dollars. Une fois l’album produit, trois chansons sont en libre téléchargement sur sellaband.com ; les autres peuvent être achetées pour 50 cents. Les bénéfices des morceaux téléchargés sur le site sont divisés en trois : un tiers pour l’artiste, un tiers pour SellaBand et un tiers pour les « believers » ou investisseurs qui ont misé sur l’artiste. Une recette intelligente et simple qui contraste quelque peu avec les ordinaires « buzz » du web : il ne suffit pas d’être écouté à outrance ou d’avoir x milliers de fans, sur sellaband.com, il faut avoir de vrais « croyants » : des investisseurs. La maison de disque ne va pas venir taper à la porte par hasard : il y a un but, il faut l’atteindre. De quoi révolutionner le marché de la musique déjà en mutation, certes… s’agit-il des prémisses du CAC 40 de la musique ? Peut-être, et après tout pourquoi pas ?

La recette a en tout cas permis à une artiste française d’enregistrer son premier album en anglais ! Chose rare voire impossible : quotas des radios et réticences des labels français empêchent bien souvent les jeunes interprètes de débuter leur carrière dans la langue de Shakespeare. Pourtant, ce qui ferme des portes dans l’Hexagone peut en ouvrir à l’international : évidemment, chanter en anglais, c’est s’adresser à un public bien plus large et si le public devient un investisseur potentiel… pourquoi se priver du swing anglo-saxon ?

En mars 2008, T-ka embarque donc pour la Californie afin d’enregistrer son premier bébé, « And maybe a tree will rise out of me… ». L’équipe est à la hauteur des promesses de sellaband : Sylvia Massy, productrice de Prince, Skunk Anansie et Johnny Cash, est entourée de musiciens de haut vol. Jeff Pevar (Ray Charles) est à la guitare, Stevie di Stanislao (David Gilmour, Crosby Stills and Nash) à la batterie, Tibo Barbillon (Nouvelle Vague) à la basse et Bill Holloman (Nile Rodgers, Diana Ross) aux cuivres. De quoi faire des envieux !

L’album, qui comporte 10 titres soul-pop en anglais, est disponible à la vente sur le site
www.sellaband.com/shop/artist/t-ka en attendant sa sortie en France, prévue pour l’automne 2008.

A noter…

T-ka
« And maybe a tree will rise out of me… »
Edition limitée à 5000 exemplaires, numérotés : 15$
Edition normale : 10$
www.sellaband.com/shop/artist/t-ka

Prochains concerts…

Le 15 août 2008
Paradiso, Amsterdam, Pays-Bas

Du 13 octobre au 15 décembre 2008
Chaque lundi soir à l’Espace Christian Dente
124 avenue de la République 75011 Paris
Métro : Père-Lachaise

La musique sur CultureCie...


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Published by Axelle Emden - dans CDs
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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 02:35


Le cinquième roman d’Ann Scott tranche avec son univers habituel. Rien de grave cette fois, juste des vacances ratées à cause d’une star européenne de la littérature américaine. Un roman léger et très court dans lequel on retrouve le style et l’humour d’un écrivain qu’on adore. Petit plus : les illustrations de Gabriel Gay, car cette fois Ann Scott édite chez Scali.

Elle s’apprête à passer des vacances de rêve, dans la maison familiale, en compagnie de son amie Stella et de quelques copains qui défileront à mesure que le mois d’août s’écoulera. A la différence des années précédentes, la narratrice, qui a bien l’air d’être Ann Scott, n’est plus rmiste : grâce aux ventes de son dernier bouquin, Dom Pérignon et gourmandises de la Grande Epicerie accueilleront ses amis. Et oui, « le jour où l’argent revient, on se souvient très vite comment se remettre à le dépenser » ! Alors qu’elle attend avec impatience l’arrivée des autres et surtout de Nelly, avec qui elle compte bien tromper Dan « bordel », Nate Miller débarque et fout tout en l’air…

Avec son sens prononcé de l’observation, Ann Scott nous embarque facilement dans ses vacances foutues. On est loin du suspense d’ « Asphyxie » ou de la sociologie de « Superstars », ce chewing-gum est juste un petit roman amusant et sans prétention mais il ravira les fans de Scott, juste pour le style. Et après tout, on ne savait pas qu’elle pouvait être si légère, miss Scott… pour une fois qu’elle donne dans la bouffée d’air frais ! Alors on se marre, à l’entendre nous raconter ses péripéties de maîtresse de maison en mal de vivre, encombrée qu’elle est par cette fausse star aux manies de Tatie Danielle. Puis on savoure ce qu’on retrouve d’un univers : la bonne copine Stella, la maison de campagne dans laquelle l’amoureuse d’ « Héroïne » s’était soignée d’Iris, mais cet été-là est un flash-back, on devine qu’on est en 2000. Pas de révolution donc, mais on retrouve l’autodérision habituelle de l’auteur ainsi qu’un goût évident pour l’absurde : là ce n’est pas le pire des mondes, juste le pire des étés, et comme c’est elle qui vous le raconte, évidemment c’est réussi. Des situations cocasses qui se dévorent d’une traite, juste le temps de se dire encore une fois : quel talent, à quand son prochain roman ?


Extraits choisis…

« La chose relèverait désormais plus de la sauterie californienne que du meeting punk. (…) L’un dans l’autre, ça resterait d’un goût douteux, un brin vulgaire, sorti tout droit d’un clip de MTV Base, mais pour ceux qui trouveraient à y redire, l’âge maximum pour cultiver le look Johnny Thunders sur un transat est, disons, dix-sept ans.
Je me réjouissais donc de cet été parfait sur le point de débuter. Mais ça n’a pas duré car Nate Miller a débarqué. » (p.11-12)

« Au fil du temps, telle bande de copains avait été remplacée par telle autre, puis telle autre, mais chaque période avait eu son moment d’exception. On avait astiqué les ailes chromées de nos Vespas sur les albums des Jam. Avalé des poignées de Dinitel® en syncopant sur Booker T. Rasé nos têtes au-dessus des lavabos en scandant les Cocney Rejects. (…) Elles en avaient sacrément vu, ces années passées ici. (…) Tel guitariste anglais en manque, embarqué par les flics après avoir tambouriné en pleine nuit à la porte de la pharmacie du village pour qu’on lui vende du Néocodion®. (…) Tel rappeur du 93, sous acide, parti à travers les champs avec son 4x4, se prenant pour McQueen dans L’Affaire Thomas Crown tandis que, derrière, les bagnoles de flics lui collaient au cul.
Nate Miller n’allait pas apporter sa contribution à cette somme de souvenirs improbables. Nate Miller allait nous faire chier de la façon la plus banale qui soit, et au final, ma seule consolation serait de le foutre dehors d’une manière foutrement jubilatoire. » (p.52)


A noter…

« Les Chewing-gums ne sont pas biodégradables » d’Ann Scott
Illustrations : Gabriel Gay
Scali
12 mars 2008
139 pages
18,00 €

Lien Amazon


Ann Scott sur CultureCie…














A lire aussi sur CultureCie…



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Published by Axelle Emden - dans Romans & Nouvelles
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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 23:04


Jusqu’au 21 septembre, le musée Carnavalet rend un hommage mérité au talent du dessinateur Edmond Kiraz. Cette toute première rétrospective de l’artiste nous permet de redécouvrir l’essentiel des dessins de la série « Les Parisiennes » : évocation mutine et décalée des jeunes femmes des beaux quartiers. Illustrant les hebdomadaires et utilisée massivement en publicité, l’œuvre de Kiraz interpelle par sa fraîcheur et sa facilité à résister au temps qui passe.


Accumulant mobilier et objets d’arts, Carnavalet est le musée patrimonial de l’histoire de Paris. Autant être honnête, on peut être fasciné par la ville lumière et pour autant  trouver les collections permanentes plutôt ennuyeuses. Heureusement, cet été, Carnavalet s’ouvre à un amoureux de la capitale, le dessinateur Kiraz et sa fameuse série sur les « Parisiennes », caricature esthétique et décalée des jolies femmes de Paris.

A partir de 1959, ces longilignes créatures aux jambes interminables, aux mini-fesses rebondies, aux seins dressés et aux profils saillants défilent chaque semaine sur une page de l’hedomadaire Jour de France. Adoptant une représentation stylisée et érotique des parisiennes, Kiraz leur offre un bon mot en bas de chaque dessin. Car s’il est un dessinateur de talent, il est aussi une plume insolente, retranscrivant avec humour l’esprit des femmes de Paris. Brunes, blondes souvent bronzées : ces grandes filles sont parfois snobs, souvent candides mais toujours déconcertantes.

De Marie-Claire à Playboy, bientôt les Parisiennes deviennent des habituées régulières de la presse française, s’illustrant aussi dans Gala, Paris-Match ou Elle. Cette rétrospective est aussi l’occasion de se remémorer toutes les marques qui ont bénéficié du sex appeal des Parisiennes de Kiraz au travers de leur publicités : dans les années 1990, elles tiennent le haut de l’affiche avec Canderel, Clio, Chipie, Nivéa... Mais pourtant leur image reste éternellement « couture »: du style « New Look » de Dior à Chanel, Courrèges, Cardin, Lacroix, Scherrer, jusqu’à la mode citadine, les styles trouvent une nouvelle impulsion dans les planches de Kiraz.

Ses mises en scène révèlent le détail « fashion » ou bien ornent sa Parisienne d’un élément féminin indispensable : bikini à la plage, étole au vent dans de belles voitures, gantée et chapeautée dans les salons de thé, très « couture » dans les grands restaurants, en tenue légère et broderies dans des appartements haussmanniens, en robe du soir à l’Opéra, « streetwear » au Jardin du Luxembourg…

Gouaches originales, peintures inédites, dessins, reportages, croquis, photographies, coupures de presse, affiches publicitaires : près de 230 oeuvres présentent toute une vie de travail passionné de l’artiste. Curieux de travailler la matière, Kiraz explore aussi bien les possibilités de l’aquarelle et de la gouache que la peinture sur toile. Les dessins, illustrations et peintures, exposées dans les salles, révèlent le cheminement et les curiosités de l’artiste, dont l’oeuvre trouve son expression la plus aboutie dans la peinture de chevalet. On flâne avec plaisir d’un dessin à l’autre, et à la fin de la visite, deux constats s’imposent : les femmes de Kiraz n’ont pas pris une ride et il fait bon d’être un homme à Paris.

Crédits photos © Laurent Lecat...

Sans titre, Gouache originale
32,5 x 24,5 cm
Début des années 1980
Publicité Maurice Lacroix (montres suisses)
Collection de l’artiste

"J’ai trouvé un grand cheveu blond sur son veston. Mais je n’ose rien lui dire : c’est peut-être celui d’un copain."
Gouache originale parue dans Jours de France, octobre 1970
36 x 28,5 cm
Collection de l’artiste

"Je vois un beau jeune homme brun… mais je le garde parce que je l’ai vu la première."
Gouache originale parue dans Jours de France, mars 1971
36 x 28,5 cm
Collection de l’artiste

"Il y a en moi plusieurs femmes. Comment voulez-vous que je puisse me contenter d’un seul homme."
Gouache originale parue dans Jours de France, novembre 1982
37 x 28 cm
Collection de l’artiste

"Mon pauvre mari ! À peine s’est-il habitué à ma silhouette que je change de silhouette."
Gouache originale parue dans Gala, octobre 1999
37 x 29 cm
Collection de l’artiste

A noter…

Rétrospective « Les Parisiennes » de Kiraz
Du 14 mai au 21 septembre

Musée Carnavalet
23 rue de Sévigné 75003 Paris

Tarifs d'entrée dans l'exposition (l'entrée dans les collections permanentes du musée est gratuite)
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3,50 €
Tarif jeune : 2,50 €
Gratuit jusqu’à 13 ans inclus et pour les Amis du musée Carnavalet

Ouvert tous les jours, de 10 h à 18 h, sauf les lundis et jours fériés
01 44 59 58 58
www.carnavalet.paris.fr

Commissaire invitée: Sylvie Boulloud, auteur-réalisateur

Commissaires, musée Carnavalet : Sophie Boulé, chargée d’études documentaires, avec la participation de Dominique Juigné, secrétaire de documentation

Evénements autour de l'exposition...

Parcours-jeu dans l’exposition

Séance dédicace du catalogue de l’exposition par Kiraz : jeudi 5 juin 2008
Salle de conférences du musée Carnavalet, 15h
Entrée libre sans réservation

Visites-conférences
Durée 1h30 sans réservation
Tarif : 4,50 €  par personne + droit d’entrée dans l’exposition

Jeudi 29 mai à 14h
Samedi 31 mai à 15h30
Jeudis 5, 12, 19 et 26 juin à 14h
Samedis 7, 14, 21 et 28 juin à 15h30
Samedi 5 et 12 juillet à 15h30

Les expos sur CultureCie...


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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 22:12

Absurde, touchant, violent, effrayant, délirant et émouvant, le premier long-métrage de McDonagh est une ode au cinéma dans toute sa diversité.

Après un contrat qui a mal tourné à Londres, deux tueurs à gages reçoivent l'ordre d'aller se faire oublier quelques temps à Bruges.
Ray est rongé par son échec et déteste la ville, ses canaux, ses rues pavées et ses touristes. Ken, tout en gardant un oeil paternaliste sur son jeune collègue, se laisse gagner par le calme et la beauté de la cité.

Alors qu'ils attendent désespérément l'appel de leur employeur, leur séjour forcé les conduit à faire d'étranges rencontres avec des habitants, des touristes, un acteur américain nain tournant un film d'art et essai européen, des prostituées et enfin une jeune femme qui pourrait bien cacher quelques secrets aussi sombres que les leurs...
Quand le patron finit par appeler et demande à l'un des tueurs d'abattre l'autre, les vacances se transforment en une course-poursuite surréaliste dans les rues de la ville...

Un film rare qui réussit avec une étonnante décontraction à nous faire passer du rire aux larmes puis des larmes au rire grâce à l’inattendu duo Colin Farrell- Brendan Gleeson. Bruges est donc notre destination à la mode cet été.

Vous aimerez si vous avez aimé…

« Slevin » de Paul PcGuigan  » (2006)
« Kiss, kiss, bang bang » de Shane Black (2005)
« The barber: l’homme qui n’était pas là  » de Joël Cohen (2001)

A noter…

« Bons baisers de Bruges » réalisé par Martin McDonagh
Avec Colin Farrell, Brendan Gleeson, Ralph Fiennes
Date de sortie : 25 juin 2008
Durée : 1h41

Le cinéma sur CultureCie...


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Published by Maxime Govare - dans Cinéma
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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 15:15
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« Cloverfield » est la dernière-née des productions J.J  Abrams, créateur de « Lost » et réalisateur de « MI3 ». Ce blockbuster catastrophe est incontestablement un très bon divertissement, parfois plus malin qu’il n’en a l’air.


Le pitch…

Manhattan. Rob, 30 ans, fête son départ pour le Japon. Ses amis, ses amours, tout le monde est là. Parmi eux Hub, qui immortalise ces moments avec sa caméra. Soudain New York est attaqué par une force dévastatrice. C’est le début du chaos.

La critique…

18894434_w434_h_q80.jpg Il faut se rendre à l’évidence : dans la catégorie film catastrophe, « Cloverfield »  est une totale réussite, une véritable expérience sensorielle, une heure et demie de peur jouissive.

Tout repose sur le dispositif de mise en scène. L’intégralité du film est vue depuis la caméra du personnage, au cœur de l’action. On alterne entre séquences intimistes version film de vacances et apocalypse genre reportage de guerre, et on assiste alors à une audacieuse rencontre entre « Blair Witch Project » et « Godzilla ».

Dans son traitement, « Cloverfield » bénéficie d’une première partie d’introduction où l’on se retrouve au milieu des personnages pendant la fête. On prend nos marques avec la caméra, on s’inscrit dans l’intimité d’une bande de copains, on est amicalement intrusif. Quand l’attaque se déclenche, on se retrouve à égalité avec tous les personnages, surpris, choqués et très vite témoins impuissants de quelque chose qui nous dépasse, embarqués malgré nous dans un cauchemar urbain.

Dans notre inconscient défile forcément alors les images amateurs du 11 septembre. Car l’intelligence du scénario, c’est de reléguer au second rang le monstre qui anéantit la ville. La créature agit plutôt comme le symbole d’une force dévastatrice, capable d’annihiler nos proches et notre monde.

Certes, le scénario ne peut éviter quelques « sentimentaleries » typiquement hollywoodiennes dans les derniers rebondissements, mais la spécificité du concept visuel et l’absence de bande originale atténuent cette dérive.

On ressort de la salle conquis et un peu groggy.

Quelques détails…

A l’occasion de sa promotion l’été dernier, « Cloverfield » avait crée un énorme  « buzz » sur internet avec un teaser mystère révélant juste quelques images de la fête puis les premières secondes de l’attaque sans autre explication.

Longtemps le film s’est intitulé « 01-18-08 », date de sa sortie américaine alimentant encore un peu plus le mystère, avant d’être finalement baptisé « Cloverfield ».

Rien de mieux que vos yeux...




La presse en parle...

« [Cloverfield] demeure trop séduisant - et brillant - pour qu'on se laisse grignoter par ses imperfections. » Chronic’art.com – Guillaume Loison

« Sans cesse sollicité, on n'a pas le temps de s'ennuyer (...) Le plaisir de renouer avec la grande tradition de films de monstres est intact...et intense. » Le Journal du Dimanche – Stéphanie Belpêche

« Cloverfield régénère les vieux genres fatigués du film de monstre et du film catastrophe. » Les Inrockuptibles – Olivier Joyard

18894428_w434_h_q80.jpgA noter...

"Cloverfield"
Réalisé par Matt Reeves
Avec Michael Stahl-David, Lizzy Caplan, Jessica Lucas, T.J. Miller…...
Date de sortie : 06 février 2008
Durée : 1h30

En DVD le 8 août 2008
17€
Lien Amazon

Site officiel: www.cloverfield.fr

A l'affiche & sur CultureCie...

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Published by Maxime Govare - dans Films en DVD
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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 00:30
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Amusant, grave, vrai, fantastique et profond « La Guerre selon Charlie Wilson » réunit tout ce qui peut tenir un spectateur en haleine. Adaptation cinématographique du livre éponyme de George Crile, lui-même inspiré d’une incroyable histoire vraie, le film revient avec brio sur l’armement de l’Afghanistan par les Etats-Unis au moment de la guerre froide. Une histoire déroutante, un casting de choc et… une belle leçon d’histoire !

Le long pitch…

charlie-wilson-jacuzzi---culturecie.com.jpgCharlie (Tom Hanks) est député. Il bosse au Texas et se détend à Vegas, entre deux strip-teaseuses et quelques traits de coke. Il boit sans modération, n’emploie que des jeunes femmes qu’il séduit mais est irréductible à cette caricature. Sincèrement passionné par les relations internationales, il a aussi les ficelles de la politique en main : il est diplomate Charlie, et tout le monde lui doit au moins un ascenseur à renvoyer.

Devant l’hécatombe afghane, il demande de doubler le budget secret alloué par les Etats-Unis afin que l’Afghanistan combatte l’URSS. Sa nouvelle amie Johanne Herring, ravissante millionnaire anticommuniste et chrétienne (Julia Roberts), va alors user de ses relations les plus inaccessibles afin que Charlie rencontre en personne le Président du Pakistan. Ce dernier insiste pour que Charlie visite les camps avant de repartir pour l’Amérique : le député a alors devant les yeux « la guerre des femmes et des enfants » qui devient instantanément la sienne.

Aidé par Gust (Philip Seymour Hoffman), un américain d’origine grecque au caractère bien trempé, Charlie soulève des montagnes en même temps qu’il brave la presse à scandales. Avec l’aide de l’Egypte et d’Israël, les armes seront fournies secrètement à l’Afghanistan pour des sommes astronomiques que Charlie saura obtenir car… qui peut lui dire non ?

La critique…

la-guerre-selon-charlie-wilson---julia-roberts.jpgEn brillant député déluré et infiniment humain, Tom Hanks est irréprochable. Julia Roberts campe ici une princesse de plus qui lui va comme un gant et Philip Seymour Hoffman, en Truman Capote ou en agent maudit, ne cessera donc jamais de nous surprendre. Outre son casting irréprochable, « La Guerre selon Charlie Wilson » parvient à mêler avec brio une comédie légère à ce drame de la réussite historique. Le monde politique y est parfaitement dépeint, avec ses coups de téléphone, ses coucheries, ses services et ses coalitions, mais aussi avec sa complexité et avec une grande sincérité.

Le film a le mérite de revenir sur un épisode oublié ou étouffé de l’Amérique d’aujourd’hui. Quiconque connaît bien les Etats-Unis et les Américains se rappelleront sans doute avoir eu mille conversations aux lendemains du 11 septembre 2001 avec des patriotes étonnés de cet état de fait : ah oui, les Américains ont armé l’Afghanistan ? Quand le générique a sonné la fin du film, on s’est rappelé combien le cinéma était puissant car à bien des égards, il sait mieux raconter que les livres. Non seulement parce qu’il est plus facile de voir un film avec Julia Roberts que de se pencher sur l’Histoire de nos nations, mais aussi parce que le cinéma a cet atout émotionnel qui en fait un outil éducatif rare : on s’est rappelé de ces épisodes de l’histoire que l’on ne comprenait pas vraiment, à l’école des enfants, ces épisodes qu’on a parfois compris grâce à un film qui racontait la classe autrement.

la-guerre-selon-charlie-wilson-tom-hanks-en-afghanistan---www.culturecie.com.jpgMais « La Guerre selon Charlie Wilson » n’est pas seulement un flash-back qui rafraîchit la mémoire ou qui donne les leçons de son passé aux Etats-Unis. C’est un parfait film historique, et une belle leçon de politique… car à long terme, que s’est-il passé ? Que s’est-il passé une fois que la CIA avait « réussi », une fois que l’Afghanistan a pu vaincre l’URSS ? Que sont devenues les armes, au nom de quoi l’Amérique et l’Afghanistan avaient-ils fait la guerre « ensemble », et d’ailleurs, ont-ils fait la guerre « ensemble » ?

Le film traite de l’Afghanistan. Mais il aurait pu s’agir du traité de Londres, il aurait pu s’agir de n’importe quel épisode de la colonisation ou de la décolonisation, de n’importe quelle alliance conjoncturelle lors d’une guerre… la leçon à en tirer aurait été la même. Que se passe-t-il « après » ? Une fois qu’on a dépensé des millions dans l’armement, pourquoi refuser le « pourboire » de l’éducation ? Que se passe-t-il après les interventions massives de nos pays occidentaux, aux si jolis idéaux ? Que se passe-t-il une fois que les immigrés travaillent dans les pays qui ont besoin d’eux ? Est-ce qu’on leur apprend la langue du pays dans lequel ils s’installent, est-ce qu’on met en place des structures pour que les lendemains chantent ?

Tom-hanks-et-mike-nichols---la-guerre-selon-charlie-wilson---culturecie.coml.jpgOn ne devinera pas le passé qui n’a pas eu lieu, mais le film, sur la lancée de l’histoire de Charlie Wilson, voudrait poursuivre plus loin et pose en filigrane la question : que se serait-il passé si ces moudjahidins avaient eu des écoles ? Et oui, Charlie est un rêveur, un naïf peut-être, mais pourtant pas toujours, à en juger par ses manoeuvres politiques. Il a su arriver à certaines de ses fins. Mais pas à toutes.

Mike Nichols signe une mise en scène complète et franchement étonnante. Il parvient à nous faire rire en dressant le portrait amer et tendre d’une politique politicienne… trop humaine, et pourtant attachante, car si Charlie Wilson a des stratégies de diplomates peu glorieuses, elles ne sont pourtant que la stricte application d’une règle du jeu et… Charlie a un cœur d’or ! Le film ravive la mémoire avec légèreté et pointe, non sans pertinence, les conséquences dramatiques d’une réussite à court terme. On avait rarement vu un film historique être une telle comédie dramatique.

Quelques détails...

George Crile, l'auteur de "Charlie Wilson's war" dont est tiré le scénario d'Aaron Sorkin, a participé à l'adaptation de son livre au cinéma, en étant consultant technique du film.

Le député Charlie Wilson a accepté de collaborer avec l'équipe du film, accordant entretiens et conseils à Mike Nichols comme à Tom Hanks.

"La Guerre selon Charlie Wilson" marque le retour de Julia Roberts après trois ans d'absence sur les écrans: "Closer", également réalisé par Mike Nichols, avait été son dernier tournage.

La presse en parle...
 
"Commençons par rendre grâce à Mike Nichols de tout ce qu'il n'a pas fait : un film moralisateur, une vie de saint, une charge unilatérale contre la politique américaine. Sur le fond le plus tragique qui soit (...), il a donc réalisé une comédie." - Le Monde - Thomas Sotinel
 
Tom-hanks-et-seymour-hoffmann-.jpg"Nichols (...) démêle les fils de la politique américaine tels qu'ils se tissent dans les salons de Washington et les ambassades. Avec en prime une composition savoureuse de Philip Seymour Hoffman, dont chaque apparition est un pur régal." Le Nouvel Observateur - Pascal Mérigeau
 
"Cinéaste vieille école, Nichols n'essaie pas de se faire mousser, mais il sait valoriser chaque personnage. Le tiercé de tête - Tom Hanks (Wilson), Philip Seymour Hoffman (Avrakotos) et Julia Roberts (la milliardaire Joanne Herring) - ont l'air de savourer la moindre miette de leurs rôles." Libération - Didier Péron

"Si l’on cherche une quelconque trace de véracité dans ce film, on la trouvera dans le constat, lui aussi désabusé, que le gouvernement américain est aux mains d’ignorants alcooliques, misogynes et corrompus." Le Monde diplomatique - Chalmers Johnson

charlie-wilson--www.culturecie.com.jpgA noter...

La Guerre selon Charlie Wilson
De Mike Nichols
Adaptation d'Aaron Sorkin d'après le livre de George Crile
Avec Julia Roberts, Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman...

Date de sortie : 16 Janvier 2008
En DVD le 5 août 2008
20€
Lien Amazon

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Published by Axelle Emden - dans Films en DVD
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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 00:00
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Premier film de Thomas Lilti, "Les Yeux bandés" ne nous a pas totalement convaincus. A la suite du viol et du meurtre de jeunes filles dans le nord de la France, se nouent un drame familial et une intrigue policière. Si le premier est convainquant, la seconde en revanche manque de rigueur pour que le spectateur adhère totalement. Le film aborde les thèmes de la rédemption, de la tentation de la violence et du passé enfoui assez habilement mais peine à convaincre. A cet égard, on s’étonne du choix du final, parfaitement inutile.

Bande annonce...






A noter...

"Les Yeux bandés" de Thomas Lilti (France).
Avec Jonathan Zaccaï, Guillaume Depardieu. (1 h 21).
Date de sortie: 9 janvier 2008

Sortie DVD: 9 juillet 2008
20€
Lien Amazon

Le cinéma sur CultureCie...

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Published by Emmanuel Villin - dans Films en DVD
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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 03:40


Après son succès parisien démarré Salle des pavés à la Comedia en octobre 2007, « Parfums d'intimité » continue son aventure au Festival d'Avignon du 10 juillet au 2 août 2008. Une très belle pièce où le huis-clos touche à l’universel.

Le pitch…


Jean-Marc, professeur adulé, et Luc, jeune comédien nouvellement célèbre, se retrouvent ce soir. Succès, célébrité, admiration ... peu à peu l'image se brise et fait place aux vérités trop longtemps cachées. Leurs rêves et leurs faiblesses apparaissent alors dans un dialogue rempli d'humour, de complicité et d'émotion ... comme rarement deux hommes se révèlent à eux-mêmes.

La critique…

Ce soir-là, à « La Comédia », théâtre parisien où la pièce se jouait depuis plusieurs mois, la salle était remplie d’hommes. Sans savoir ce que l’on vient voir, on comprend, à ce simple coup d’œil, que la pièce aura un lien avec l’homosexualité. Et effectivement, un sens de l’observation (aigu), ajouté à un sens de la déduction (inné), n’ont pas trompés !

« Parfums d’intimité », c’est un huis clos, entre deux anciens amants, un mentor et son élève. Un professeur passionnant et charismatique, interprété avec simplicité, vérité et complexité par Renato Ribeiro. Un disciple aimé devenu une star de soap télé, joué par Laurent Artufel, dont le capital sympathie est immédiat : un sourire charmant, qui permet de combler un jeu encore hésitant.

La sobriété de la mise en scène, à la fois simple et naturelle, évite d’enfermer le texte dans cette relation homosexuelle, reflétant plus largement les enjeux du couple et les restes d’une relation qui s’est éteinte. Les regards sont là, les silences aussi, et surtout des rires, de l’humour, beaucoup de vie. Alors on laisse agir le miroir, on se regarde au travers de ces deux hommes, de leur amour, de leur tendresse, et l’on suit cet échange, ce moment, comme lorsque seuls, on se remémore ces instants que l’on a tous, d’une manière ou d’une autre, connus.

Un beau moment, qui résonne sans complaisance avec des souvenirs, et qui peut réconcilier le spectateur avec certains sentiments. Une belle pièce, grâce à son texte admirablement adapté, grâce à la mise en scène dépouillée et à l’interprétation marquante de Renato Ribeiro. Seule ombre au tableau : le public. C’est dommage, que dès lors qu’une pièce tourne autour  de l’homosexualité, vraiment c’est dommage, que le public soit aussi fermé. Réduire « parfums d’intimité » au thème homosexuel, c’est passer à-côté du propos de la pièce. On souhaite vivement que vous en jugiez par vous-mêmes.

La presse en parle…

« Une comédie douce amère, aux accents universels. » Philippe Chevilley, Les Echos
 
« Tendresse et humour se mêlent en un huis clos parfaitement réussi. » Juliette Benedetti, La Flèche

« Mis en scène par Christian Bordeleau, cette adaptation des Anciennes Odeurs de Michel Tremblay offre des personnages touchants et attachants. Une vraie réussite. » Tétu.com


A noter…

« Parfums d'intimité »
De Michel Tremblay
Adaptation & mise en scène par Christian Bordeleau
Avec Laurent Artufel & Renato Ribeiro

Du 10 juillet au 2 août 2008
Festival d’Avignon
Théâtre La Luna chaque jour à 17h
1 rue Séverine 84000 Avignon
Réservation: 04 90 86 96 28
Réserver sur BilletRéduc

Précédemment...

Du 11 avril au 22 juin 2008
Du 9 octobre 2007 au 1 mars 2008
La Comédia
6 impasse Lamier 75011 Paris

Sur le web…

parfumsdintimite.mabulle.com

www.myspace.com/parfumsdintimite

Le théâtre sur CultureCie...

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Published by Adélie Gintrand - dans Théâtre
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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 04:28

Pour sa seconde exposition à la Galerie Daniel Templon, le pionnier du minimalisme californien, Larry Bell, revient avec une installation de cubes et de « dessins à la vapeur » dans le nouvel espace, Impasse Beaubourg. Ces oeuvres récentes sont exposées du 31 mai au 26 juillet 2008.

L’exposition met en scène ses célèbres cubes de verre colorés, une installation architecturale et un ensemble d’œuvres sur papier. Tous sont réalisés selon la même technique de sublimation de métal. L’iconel, un métal rare, est porté à très forte température. Une fois devenu vapeur, il se dépose en couches infinitésimales sur les surfaces. Parois de verre, feuilles de papier, cubes, tous se couvrent d’une matière moirée, plus ou moins épaisse, qui décompose la lumière et crée d’étonnants effets de miroir.

Le travail de Larry Bell explore les notions de perception et les « rapports secrets » entre les  notions mathématiques d’angles, de plan, et d’infini. Le spectateur est confronté à des volumes variables, ambigus où seule la lumière révèle la couleur de l’objet.

Photos...

Vue d’exposition - Courtesie Galerie Daniel Templon, Paris - Crédit photographique : B.Huet / Tutti
Cube 7 - 2006 - Verre coloré, inconel 38 x 38 x 38 cm - Courtesie Galerie Daniel Templon, Paris -
B.Huet / Tutti

Cube 7 - 2006 - Verre coloré, inconel 38 x 38 x 38 cm - Courtesie Galerie Daniel Templon, Paris - Crédit photographique : B.HUET/TUTTI
A noter...

Larry Bell
Œuvres récentes
31 mai – 26 juillet 2008
Vernissage : samedi 31 mai de 12h à 20h


Galerie Daniel Templon
Impasse Beaubourg, 75003 Paris
Du mardi au samedi de 10h à 19h
www.danieltemplon.com

Les expos sur CultureCie...



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