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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 02:24


« Hero or Nothing » réunit cinq artistes de la nouvelle génération : nourrie aux mangas et aux comics, elle tente de renouveler le genre du héros. Au premier abord l'exposition paraît ludique : les couleurs vives et les personnages de dessins animés ou autres stars de notre enfance sont au rendez-vous. Mais de ce monde merveilleux les artistes retiennent essentiellement le mensonge : les mondes magiques destinés aux enfants et même parfois aux adultes ne sont qu'une vaste supercherie. Inanimés, morts sous leurs couleurs vives, les héros sont vides, voilà ce que nous disent les cinq artistes choisis par Exposed pour sa toute première expo chez Art & You.

Délaissant leur courage habituel, les personnages de carton-pâte révèlent une âme perdue. Ils ont désormais des attributs cachés, une vie sexuelle, des dépressions...
Nos héros ne brillent plus que par leurs couleurs, leurs expressions sont mornes ou tristes quand ils ne sont pas purement et simplement terrifiés : ils deviennent mortels, humains. Avec Rod, Superman a quitté le Metropolis des années 40 pour rejoindre le monde du 21ème siècle : il y trouve violence, sexe et religion. Son Superman a l’air méchant, il souffre… il meurt. En fait, t’es un looser Superman, ou un menteur. Peut-être les deux. La toile est imposante, les reliefs y sont travaillés, jusque sur le sol, où l'on distingue les balles qui l'ont tué. La violence est là, mais l’univers de Rod n’est ni glauque ni sordide. Olivier Dressen alias Hero dépeint un monde cruel sous des contours enfantins : ses héros de comics ont l'air de mentir... Vidés de leur énergie et de leur enthousiasme, ils sont comme vidés de leur sens. Ici, l'un a l'air étranglé par une montgolfière-bulle : à trop vouloir s’envoler, on finit par s’étouffer ! Là, XXX Prod fait couler le mascara d'un ersatz d'Hello Kitty arborant un tee-shirt qui revendique : « looser ». Bye Bye Kitty : la créature va se tirer une balle, sur fond d'arc en ciel coulant...

Rappelant la dernière exposition de
Laurent Gugli mais aussi la précédente expo du Studio consacré au pays des merveilles, ces cinq artistes expriment chacun leur vision d’une réalité dans laquelle se sont perdues nos illusions d’enfants. Dans une société au détour de laquelle se créent des héros dont on exploite les multiples facettes, les personnages qui nous servent de référents, parfois, s’égarent. Des dérives marketing de l’image du Che à l’exploitation à outrance du retour d’Hello Kitty en passant par un Superman et un passe murailles revisités par Tim Kring avec « Heroes », c’est sûr, les temps changent… Les temps changent et les images restent tandis que l’inconscient collectif qui se cache derrière elles glisse… mais vers quels imaginaires ? Si les icônes habituelles sont vidées de leurs sens, où sont nos héros ? Entre le rien et l’anti-héros répondent Alëxone, Hero, Rod, Veenom et XXX PROD.©.

Les héros volent en éclats et avec eux tout le marketing qui les entoure, jusqu'à l'idéologie la plus traditionnelle des contes de fées: tout cela n'existe pas... les héros ? « Du rien ! » ont l'air de crier en coeur nos cinq adulescents désenchantés. S’il faut recréer ses propres icônes alors les antihéros deviennent des héros. À travers la peinture, l’illustration et le dessin, les cinq artistes dépeignent le vide des références vieillies et déplacent les symboles. La nouvelle génération fait exploser les standards que les adultes créent pour les enfants et derrière cette tristesse se dessine une révolte plus profonde, dérisoire mais légitime, qui dit simplement : on a le droit d’être malheureux. A la dictature mondialisée du bonheur, que dénonçait déjà Bruckner il y a quelques années sur un autre terrain, ces nouveaux artistes répondent simplement : nous ne sommes pas des surhommes, les héros n’existent pas.

Il pleut au pays des merveilles, et le miroir ne vous dira décidément pas que vous êtes la plus belle. Quoique… le miroir a quelque chose de rassurant : il vous dit simplement que les surhommes n’existent pas – vous avez le droit d’être moche quoi ! Rassurant certes, mais peu féerique ! Un monde pop adulescent ressort de ces travaux à la fois cyniques et inquiets mais aussi inquiétants : si les artistes tuent les héros - préalablement pervertis, certes - sans plus créer de nouveaux rêves, quel monde nous attend ? Alors si certaines œuvres sont fortes et si derrière les dénonciations classiques du pop il y a bien quelques nouveautés, on regrette un peu le manque d’alternative. Tuer le mensonge est une chose ; tuer le rêve en est une autre. Alors si c'est la mort du rêve qu'il s'agit de dénoncer, à côté de ces faux héros, pourquoi ne pas créer un nouveau monde imaginaire qui, au lieu d’être écrasant, serait porteur d’un enthousiasme moteur ? Car si les grands hommes et la folie des grandeurs ont leurs travers, sans modèles et sans rêves, on a du mal à imaginer que le monde puisse grandir. Nos société auraient-elles tellement perverti nos héros qu'elles seraient en train de tuer l'imaginaire ? On n'ose pas l'envisager.


A noter...

Hero or Nothing
proposée par Laurie De Vlieger et Exposed

Exposition collective
Alëxone, Hero, Rod, Veenom et XXX PROD.©

D
u 30 mai au 21 juin 2008
Vernissage le jeudi 29 mai à partir de 19h

Au Studio Art and You
14 rue Richer, 75009 Paris
Ouvert du mardi au vendredi entre 11h et 19h et le samedi entre 14h et 19h

« Hero or Nothing » est la première exposition d'Exposed, un collectif de jeunes amateurs d’art venus d’horizons divers et réunis pour mettre leurs différentes compétences au service d’artistes contemporains émergents. Autour du noyau fondateur (Aude Castelas, Laurie De Vlieger et Jérémy Scialom), une dizaine de membres travaillant dans l’art, l’audiovisuel ou le graphisme, se sont associés à leur envie de voir aboutir des projets artistiques ludiques, mis en scène et accompagnés de documentaires sur les artistes.

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 00:09


Le trio jazz-blues Eol sort son premier album le 26 mai, « Mister K ». L'occasion de revenir sur une très jolie rencontre, improvisée dans le dédale des « backstage » du Zèbre de Belleville, lors du  dernier concert du groupe. Rencontre avec un trio éclectique et fraternel, pour une improvisation sur les thèmes de l’enfance, de la famille et pourquoi pas, du jazz. Lire l'article...



Kiff Paris, c'est le nom d'un groupe à la fois funk et jazzy, dont les vives ne sont pas sans rappeler celles des meilleures années des Brand New Heavies. Vice de forme ou forme de vice, le Kiff de Paris danse sur la corde raide et nous invite, évidemment, à kiffer son swing et ses jams: à l'occasion de la sortie de leur nouvel album, "Drôle de Jam", ce cocktail d'artistes chevronnés est en concert à Paris cette semaine. Lire la suite...


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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 11:53

Séduite par l’alchimie du sucre et les multiples combinaisons du bonbon, tant dans sa forme que dans ses possibilités de transformation, Laurence Jenkell décline la métamorphose de la substance pour n’en garder que l’idée du sucre qui fond… sur la toile ! Zoom sur notre coup de coeur gourmand fabriqué par une artiste cannoise aux fantasmes enfantins.

« Ses recherches s’inscrivent dans une déclinaison de créations aux couleurs acidulées, aux textures gourmandes et aux parfums sucrés » alors aimer les œuvres de Laurence Jenkell, c’est assez facile : quel enfant n’a jamais rêvé d’un bonbon géant ? Et pourtant rendre un véritable hommage aux bonbons et à nos fantasmes d’enfants n’était pas une mince affaire. Ces gigantesques bonbons interpellent au premier coup d’œil : les couleurs sont vives, les transparences brillent et, inévitablement, on a envie de faire quelque chose de ces gourmandises suspendues, de s’y accrocher tiens, pourquoi pas, on se rappelle soudain qu’enfant, on adorait faire le « cochon pendu ».

Mais toutes ne sont pas suspendues : il y en a à terre aussi, et ces bonbons là on a envie de s’asseoir dessus, c’est étrange tiens, pourquoi ces bonbons appellent-ils immédiatement à l’interaction ? Bon, les artistes ont le droit de réaliser leurs fantasmes mais nous, on est dans une galerie, une foire, il faut bien se tenir, alors il ne reste que le plaisir des yeux, mais pourtant on a envie de toucher : profitons-en, ils ne sont pas encore au Centre Pompidou ! Coup d’œil à gauche, coup d’œil à droite : on touche. C’est doux… On rentrerait bien avec sous le bras, même si ça n’a pas l’air simple à transporter, juste pour pouvoir contempler ce gros bout de désir tous les jours. Juste pour réaliser un bout de rêve d’enfant : vous vous rappelez de ce conte dans lequel les maisons en sucre et en gâteaux étaient les héroïnes ? On pourrait changer la fin : fini les maisons qui fondent et le péché de gourmandise puni, bonjour le faux sucre géant qui habillerait l'appartement... Platon a raison : les artistes sont des menteurs, c'est même pas un vrai bonbon et c'est bien pour ça qu'il est éternel. "Copieuse" va ! Bon, vous voyez: contempler les bonbons de Laurence Jenkell, c'est être propulsé aux pays des merveilles. Une bonne dose de Jenkell et on s'envole, ce n'est pas le "looking glass" d'Alice, ni le miroir de Cendrillon, non, c'est le plexi qui me fait cet effet là, j'y peux rien. Le "Wrapping" c'est addictif en fait, comme le Nutella quoi, une vraie drogue dure: le premier shoot fixe l'envie à vie. Oui, oui, j'avoue, je dois avoir du mal à rompre avec le monde de l'enfance, enfin celui-là... Pas vous ?

Un vrai bonbon à l’ancienne, c’est déjà un cadeau : c’est emballé comme un secret, et l’objet tout entier est un ruban de velours. Devant les œuvres de Laurence Jenkell, on se dit que le bonbon est un concept à lui tout seul, un concept irrésistible dans lequel se mêlent le savoir faire du fabricant – pâtissier, boulanger, « bonbonnier » ? - et celui de… cet être anonyme qui « emballe ». A ceux qui accuseraient les bonbons de Jenkell de n’être qu’un dérivé du marketing facile, on rappellera simplement que son œuvre est à elle seule un formidable hommage à l’art - ancestral ! - du « packaging » : les bonbons n’ont pas attendu cette petite fille pour faire durer le plaisir de nous faire attendre, le plaisir d’imaginer ce qui se cache derrière un drapé roulé-tourné-chiffonné ! Le bonbon emballé n’a rien à voir avec la pochette plastique transparente de Haribo ou les fraises Tagada toutes nues : ils ont la délicatesse d’un autre temps, finalement, c’est raffiné un bonbon ! Grâce à Laurence Jenkell, on réalise que le bonbon de nos grands-mères est un concept irrésistiblement artistique, alliant technè et esthétique.

Alliant une finition travaillée à une spontanéité évidente, les bonbons de Jenkell sortent sans aucun doute de ses tripes et de ses rêves les plus fous. Oui, l’œuvre de Jenkell est un phénomène de cristallisation à part entière, cristallisation de nos désirs enfantins qu’elle matérialise soudain dans l’objet : « le bonbon participe de cet instant subtil où l’objet se transforme en plaisir. L’objet devient ainsi sublimé, soit par une fonte d’aluminium au sable, soit par un emballage en plexiglas » qui donne toute sa dynamique à l’œuvre de l’artiste. Notre préférence ? L'emballage en plexi, surtout quand l'artiste se lâche carrément pour lui donner des couleurs fluos, rompant soudain avec la layette de l'enfance pour offrir au bonbon une saveur d'adulescence. Et quand la brillance de la matière est traversée par la lumière, alors là c'est l'abus total, le pied ! On craquerait bien pour ces bagatelles qui tournent autour de 3500 euros, de toutes façons les enfants ne sont pas sages, c'est bien connu, ils préfèrent les images. Le monde des grands est un mensonge pour les enfants: le principe de réalité est méchant.

Redonnant toute son importance à ce qui est caché, « le Wrapping de Jenkell » est un objet sublimé par l’objet. Et même quand son plexiglas est transparent, l'emballage reste, il est l'incontournable du bonbon, l'identité de celui-ci en même temps que... la boite aux trésors ! Une boite de pandore qui renferme... un secret de Polichinelle: des cigares, des guimauves ou des sucettes, des interdits quoi, des trucs qui abîment les dents, des plaisirs dont il ne faut pas abuser. "Mais c'est qui ce modération ?" a l'air de nous demander l'artiste aux yeux d'enfants ! La transparence devient alors une nouvelle sorte de poupée russe, laissant toute la place à nos yeux ébahis, nos yeux tellement plus gros que nos ventres ! Nouveau procédé élaboré par l’artiste, le "wrapping" vise à magnifier l’objet par une technique de drapé et de torsion du plexiglas dans le pur esprit des emballages de bonbons. Vous l’avez compris : on est mordu !

Articles en lien...

Laurence Jenkell était à L'International Art Show Cannes 2008

Laurence Jenkell est à l'Affordable Art Fair 2008

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 13:52

Au coeur du 7e arrondissement de Paris, entre Saint-Germain-des-Prés et le Musée d’Orsay, le Carré Rive Gauche et ses 120 antiquaires nous entraînent depuis plus de 30 ans dans une promenade insolite, à la découverte d’objets rares, choisis par des professionnels du marché de l’art. Mobilier de la Renaissance au XXIe siècle, tableaux, sculptures, arts d’Extrême-Orient ou art africain, objets de curiosité, céramique, verrerie, argenteries et tapisseries composent un éventail exceptionnel d’objets d’art. Une occasion rêvée pour découvrir les trésors préservés de notre patrimoine comme des créations plus récentes.

Les antiquaires et galeries d’art du Carré Rive Gauche auraient placé l’année 2008 sous le signe de l’excellence. Afin de satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante, les marchands du Carré mobilisent leur expertise pour sélectionner des objets exceptionnels. Les amateurs éclairés découvriront du 30 mai au 1er juin « le meilleur de l’art » dans le carré du 7ème arrondissement dessiné par ses huit rues : quai Voltaire, rue des Saints-Pères, rue de l’Université, rue du Bac, rue de Beaune, rue de Verneuil, rues de Lille et Allent. L’éclectisme reste l’un des atouts du Carré : arts asiatiques, mobilier XVIIIe, statuaire romaine, créations de designers contemporains… un programme varié dans lequel chacun trouvera son bonheur.

La participation accrue des galeries du Carré en 2007 et 2008 aux grands salons de New York, Bruxelles et Maastricht, a renforcé la notoriété du Carré Rive Gauche à l’étranger, et devrait, selon les organisateurs, attirer une clientèle encore plus internationale cette année.  Fort de son succès convivial en 2007, le brunch du dimanche est renouvelé : il sera offert dans chaque galerie de 11h à 14h. Des visites guidées gratuites, en langues étrangères et en français, seront organisées autour de divers thèmes (mobilier, peinture, design,…).

Créé en 2007 et destiné à encourager les jeunes artistes, le Prix Carré Rive Gauche des Ecoles d’Art poursuit son développement. De prestigieuses écoles françaises présentent les oeuvres de leurs étudiants : l’Ecole Estienne, l’Ecole Boulle, l’Ecole Olivier de Serres – ENSAAAMA, l’Ecole Maryse Eloi ou encore l’Ecole Condé. 3 oeuvres par écoles, sur le thème « art ancien / art contemporain : rupture ou continuité ? » seront soumises à un jury de personnalités du monde de la culture, le 17 avril à l’Hôtel Montalembert. Le lauréat sera proclamé ce même jour et recevra un trophée et un chèque de 1500 euros. L’ensemble des oeuvres sera exposé dans les galeries du Carré Rive Gauche du 10 mai au 20 juin 2008.

Zoom sur…

D-Room, rue de Lille, expose les créations d’Olivier Garcia « Formula One » du 22 mai au 7 juin 2008. Adepte du mélange des matières, pour cette gamme de meubles, l’artiste a eu l’idée de traiter l’une des matières utilisée dans la conception automobile pour l’intégrer aux intérieurs. Bureaux, tables basses, tables d’appoints, lits de repos, ces meubles sont recouverts de laque à usage industriel et ponctués d’éléments d’ébène.

L’exposition « Metalic », collection de miroirs en métal créés par le designer et galeriste Eric Allart est à l’honneur du 30 mai au 30 juin 2008 dans la galerie éponyme de la rue de Beaune. Chacun des trois miroirs est un exercice de style où Eric Allart revisite des grands classiques
dont il synthétise l’esprit et la forme avec un sens inné de la proportion et de l’équilibre : volume sculptural, relief ornemental, poli miroir sur les métaux…

La suspension en cristal, « Lolita », dessinée par Ron Arad pour Swarovski en 2005 : l’oeuvre forme un panneau géant de pixels formé de 2 100 cristaux Swarovski, ainsi que 1 050 LED. Le « truc » original : on peut envoyer des sms a la suspension qui défilent sur le panneau ! L’objet mesure 1 mètre 50 de haut, avec la possibilité d’ajouter ou d’ôter des cristaux afin de moduler la hauteur. C’est chez Arums (18 rue de Lille).

La galerie Thierry Mercier expose 46 oeuvres du peintre Antoine Martinez (1913-1970), représentatives de sa peinture expressive. Lire la suite...

A noter…

Carré Rive Gauche, le meilleur de l’art
Du vendredi 30 mai au dimanche 1er juin 2008
Vernissage le jeudi 29 mai de 18h à 23h
Du vendredi au samedi de 11h à 21h
Le dimanche de 11h à 18h

Spécialités représentées : Archéologie, luminaires, argenterie, orfèvrerie, mobilier, bijoux, tableaux, cadres anciens, tapis, céramiques, tapisseries, curiosités, dessins, horlogerie…


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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 13:34
Courtesy Association Antoine Martinez

A l'occasion du Carré Rive Gauche 2008, la galerie Thierry Mercier expose 46 oeuvres du peintre Antoine Martinez (1913-1970), représentatives de sa peinture expressive. Certains de ces tableaux - figures, paysages et natures mortes - n'avaient jamais été exposés car l'artiste, au tempérament solitaire, s'était volontairement retiré du monde.

Né à Oran, cet ancien élève de Devambez connut de nombreux succès dans les années 50 à la Galerie Berheim-Jeune et dans les grands salons parisiens : Salons des Indépendants, des Tuileries ou encore Salon d’Automne.

Pourtant, l'écrivain Emmanuel Robles disait d'Antoine Martinez qu'il avait la vertu de l'isolement, celle de se tenir hors des modes, ce qui explique sans doute que son oeuvre, qui compte plus de 800 peintures et des centaines de dessins, ait pu rester si longtemps dans la confidence.

Secret et passionné, Antoine Martinez s'est exprimé exclusivement par sa peinture. Sa vie fut une recherche perpétuelle et approfondie de couleurs, de matières et de composition des valeurs, mais devant le chevalet, il était extrêmement rapide et spontané. Dans un style dépouillé et moderne, il maniait les contrastes et les reliefs et laissait sa palette traduire l'expression instinctive de ses émotions. Le redécouvrir aujourd'hui, c'est constater combien sa vision sensible du monde est restée actuelle.

A noter…

Exposition Antoine Martinez
Du 29 mai au 22 Juin 2008

Galerie Thierry Mercier
40 rue de l'Université 75007 Paris

www.antoinemartinez.com


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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 23:00


Du 22 mai au 21 juin 2008, la galerie d’Est et d’Ouest de Grégoire de Gaulle présente une vingtaine de peintures d'Isabelle Bonzom, réalisées en 2007 et 2008. Fruit des dernières recherches de l'artiste, l’exposition fait de la chair une parfaite métaphore de la peinture, en tant que corps de l’image. L’amour y est dit à travers les corps… corps humains, et corps végétaux, faisant de la nature un miroir de la fusion. Réunissant des paysages et des scènes érotiques, l’exposition célèbre la vie à travers ses couleurs et ses moments forts.

L'exposition « Love Explosion » présente les derniers paysages d'Isabelle Bonzom. Le végétal y tient une place prépondérante. L'artiste s'intéresse à la charpente fluide de l'arbre, à sa flexibilité et au rayonnement de l'arborescence. Sa démarche porte sur la vibration colorée, l'évocation du mouvement, et derrière elle sans doute le temps, le temps le plus propice à l’explosion naturelle. Le végétal envahit le milieu urbain, brouille la vision par interpénétrations de plans et entrelacements de touches et de lignes colorées. L'humain se fond au paysage autant dans les forêts urbaines que dans des espaces plus intimes et toujours naturels.

L'exposition est aussi l'occasion de présenter la nouvelle série de nus d’Isabelle Bonzom. Une précédente série de corps masculins avait été peinte de 1994 à 2002. La nouvelle série de nus, intitulée « Confusion » et entamée en 2007, traite du corps par superpositions et transparences. Isabelle Bonzom interpelle ainsi le spectateur sur ce qu'il voit. Est-ce un corps en mouvement ou l'entrelacement de plusieurs corps ?

A noter...

« Love Explosion », Isabelle Bonzom
Du 22 mai au 21 juin 2008

Galerie d'Est et d'Ouest
1 rue Francis de Pressensé
75014 Paris

Du mardi au samedi, de 14h30 à 19h
01 40 44 43 00

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Love Explosion » présente les derniers paysages d'Isabelle Bonzom

Rencontres autour des peintures d’ Isabelle Bonzom avec

Baldine Saint Girons

Pierre Sterckx

Eurydice Trichon-Milsani

Paola Cocchi


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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 14:51


Le 31 mai 2008, à 17h : Regards croisés, I, rencontre entre Baldine Saint Girons, philosophe et Pierre Sterckx, critique d'art

Baldine Saint Girons et Pierre Sterckx connaissent bien la peinture d'Isabelle Bonzom et ont écrit sur sa démarche. À partir des peintures exposées à la Galerie d'Est et d'Ouest, ils engageront un dialogue en fonction de leurs recherches actuelles.

Le 7 juin 2008, à 17h : Regards croisés, II, rencontre entre Paola Cocchi, psychothérapeute, et Eurydice Trichon-Milsani, critique d'art

Eurydice Trichon-Milsani et Paola Cocchi ont également écrit à propos du travail d'Isabelle Bonzom. Dans l'exposition, elles converseront à partir des peintures et en fonction de leurs recherches respectives.

Pour assister à ces rencontres, réservation à la galerie d'Est et d'Ouest : 01 40 44 43 00

Articles en lien...

«
Love Explosion » présente les derniers paysages d'Isabelle Bonzom

Rencontres autour des peintures d’ Isabelle Bonzom avec

Baldine Saint Girons

Pierre Sterckx

Eurydice Trichon-Milsani

Paola Cocchi


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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 00:43
Courtesy Galerie d'Est et d'Ouest


Isabelle Bonzom est diplômée des Beaux-Arts. Depuis 1992, expositions personnelles en musées et centres d’art jalonnent son parcours ainsi que des expositions collectives comme l’Art dans les Chapelles en 1998. Depuis 2007, Grégoire de Gaulle représente sa peinture à la Galerie d’Est et d’Ouest. L’œuvre d’Isabelle Bonzom vient d'être saluée par l'UNESCO.

Née le 31 décembre 1964, Isabelle Bonzom est diplômée des Beaux-Arts de Rennes (1988). Elle a complété sa formation aux Beaux-Arts de Paris durant trois années, en post-diplôme, à l'atelier fresque et à l'atelier d'Henri Cueco.

Sa première exposition personnelle a lieu au Musée de Saint-Maur, en 1992. Les Musées de l’île de Noirmoutier montaient en 1996 « Analogies », autre exposition personnelle de la peintre. En 1998, le commissaire d’exposition Olivier Delavallade présentait le travail d’Isabelle Bonzom à « l’Art dans les Chapelles », manifestation d'art contemporain parrainée par le Ministère de la Culture.

En 2000, les Ministères de la Justice et de la Culture ont commandé à l'artiste un ensemble de peintures murales pour la Prison de Saint-Malo. Isabelle Bonzom réalise régulièrement des fresques, comme en 2002 pour l'entreprise allemande Metaplan.

Des rétrospectives de sa peinture ont été présentées en 1999 au Ministère de l'Economie et des Finances à Bercy, ainsi qu’en 2003 au Château d'Ardelay, Centre d'Art de la Ville des Herbiers. À Paris, en 2001 et 2002, la Galerie Beckel-Odille-Boïcos a présenté son travail et la Galerie Taché-Lévy l'a exposé à Bruxelles en 2005 et 2006, à la galerie même et à la foire d'art contemporain Art Brussels. Depuis février 2007, Grégoire de Gaulle représente le travail d'Isabelle Bonzom à Paris à sa Galerie d'Est et d'Ouest.

En 2007, après une exposition personnelle à la galerie d'Est et d'Ouest, Isabelle Bonzom a participé à l'exposition « Peintures vives » à la Mairie du 1er arrondissement de Paris et à la Galerie 1ère Station gérée par l'IESA. Elle a clôturé l'année avec une exposition personnelle en entreprise, présentant une trentaine de tableaux : « Paysages, un parcours pictural au sein de l'entreprise ».

Les Éditions de l'UNESCO viennent de sélectionner l'oeuvre d’Isabelle Bonzom qui figure dans le catalogue 2008 de peinture contemporaine de l’organisation internationale.
Les musées de Saint-Maur et de Noirmoutier, ainsi que la Ville des Herbiers, possèdent des oeuvres d’Isabelle Bonzom. Sa peinture est présente dans des collections privées, en France et à l'étranger (Mexique, Costa Rica, Japon, Angleterre, Belgique, Etats-Unis, etc.)

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Rencontres autour des peintures d’ Isabelle Bonzom avec

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 00:30

Kiff Paris, c'est le nom d'un groupe à la fois funk et jazzy, dont les vives ne sont pas sans rappeler celles des meilleures années des Brand New Heavies. Vice de forme ou forme de vice, le Kiff de Paris danse sur la corde raide et nous invite, évidemment, à kiffer son swing et ses jams: à l'occasion de la sortie de leur nouvel album, "Drôle de Jam", ce cocktail d'artistes chevronnés est en concert à Paris à Glaz'art le 19 avril et au Sentier des Halles le 28 mai. Les amateurs de trips et de rythmes seront ravis d'entendre qu'il existe bien une vie après le funk.

A noter...

Le 19 avril 2008 à 20h
Le Glaz'art
7/15 avenue de la Porte de la Villette
75019 Paris
Metro Porte de la Villette
Réservations: 01 40 36 55 65 ou www.glazart.com
Tarifs: 9.70€ en prévente (
digitick.com / fnac / virgin), 10€ sur place

Le 28 mai 2008 à 22h
Au Sentier des Halles

www.myspace.com/kiffparisgroup

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Joe Bonamassa live

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 02:17


Du 26 mai au 18 juin 2008, le BHV Paris Rivoli propose une exposition « outdoors » inaugurée par le très en vogue Erró, peintre de la nouvelle figuration dont les œuvres se sont envolées à la dernière édition d’artparis. Le grand magasin, qui organisera désormais chaque année un événement « BHV Art », offre les 30 mètres de sa façade à l’inspiration et au talent du peintre pour y installer une œuvre monumentale, réalisée pour l’occasion.

« BHV Art », première édition…

On connaissait « les 6 jours » du BHV ou les espaces artistiques des Galeries Lafayette mais s’il y avait bien de petites expos photos au Bazar de l’Hôtel de Ville, jamais encore le grand magasin parisien n’avait pris une telle initiative : maquiller certains espaces de son magasin par diverses œuvres qui rappellent les « drawing walls » et recouvrir une partie de sa façade d’une œuvre gigantesque, et pas n’importe quelle œuvre : une peinture d’Erró, créée spécialement pour l’inauguration de « BHV Art ». « Pour la première fois, en exposant aux regards de tous une telle oeuvre, le BHV rentre dans une démarche artistique, populaire et démocratique et s’inscrit comme promoteur d’art contemporain, vivant et accessible à tous les Parisiens. » S’agit-il de redorer l’image du Bazar ?

« En effet, confie la directrice générale du magasin Christine Mondollot, cela permet de faire parler de nous différemment, et d’ancrer le BHV dans son temps et dans sa ville. Le langage artistique nous est apparu comme le langage le plus direct pour s’adresser aux Parisiens, et on a eu envie de s’adresser à eux différemment. » Alors désormais, le BHV, ce n’est plus seulement « les six jours », c’est aussi « BHV Art ». Car cette manifestation n’est absolument pas un « one shot » : « BHV Art aura désormais lieu chaque année, grâce aux précieux soutiens de Christophe Girard, en charge de la culture à la mairie de Paris, et de Arts & Affaires, dont la mission est de mettre des artistes en relation avec des entreprises. » Une idée franchement intelligente, qui permettra sans doute d’éveiller une nouvelle cible à l’art contemporain, et pourquoi pas d’attirer de nouveaux clients au BHV ?

Le Bazar par Erró…

Pour sa première édition, BHV Art a choisi d'exposer Erró. Mondialement reconnu, l’univers plastique de cet artiste contemporain, inspiré des héros de bandes dessinées et de la culture pop, se veut avant tout « réaliste, populaire et accessible ». Alors pourquoi ne pas exposer son travail en vitrine du célèbre Bazar, en face de l’Hôtel de ville parisien ? Le peintre avoue apprécier cette initiative insolite : « le BHV, c’est un endroit que j’adore surtout son sous-sol. Dès mon arrivée à Paris, en 1958, c’est là que j’achetais tout mon matériel pour la peinture. Je ne sais combien j’ai laissé de millions d’anciens francs dans ce magasin ! J’aime Paris et ce quartier, c’est un endroit très vivant, un vrai lieu de passage. » Résultat: l'artiste a accepté de participer à ce projet insolite avec une générosité naturelle assez rare !

L’immense toile de 30 mètres de large sur 6 mètres de haut ne délaisse pas l’univers habituel du peintre mais il est évident qu’elle a été créée pour l’événement: si le tableau n’est ni engagé politiquement ni érotique, on y retrouve des allusions au cinéma et tout de même quelques pin-up, mais surtout toutes ces choses utiles qui nous attirent au BHV : « dans la fresque qui sera située à l’angle du magasin, j’ai intégré des éléments qui correspondent au BHV. Les Parisiens devront lever la tête pour les découvrir… ». Scotch, cuisinière, pinceaux et autres outils s’invitent donc dans l’univers pop du peintre figuratif, avec un naturel évident.

Evénements…

Accrocher une toile d’une telle envergure nécessite une organisation à la hauteur : la mise en place est effectuée par des alpinistes sur nacelle, l’accrochage de l’œuvre ayant lieu le dimanche 25 mai, à partir de 22h00.

Les passants pourront profiter de l’installation dès le 26, jour et nuit, grâce à une mise en lumière spécifique de l’œuvre : un éclairage étudié met ainsi en valeur, à travers des choix d’encres réverbérantes, l’univers fantastique et animé du peintre.

Evénement dans l’événement, le grand magasin a souhaité offrir l’œuvre aux Parisiens… jusqu’au bout : initiative inédite s’il en est, la fresque de l’artiste sera exposée une dernière fois le 18 juin prochain pour être ensuite découpée en morceaux. Ces bouts d’œuvre, présentés sur chevalet et signés grâce à la proposition de l’artiste, seront bel et bien offerts aux Parisiens !

Toujours dans cette démarche d’interaction, le BHV a décidé de lancer un concours à l’occasion de cette exposition insolite : c’est précisément sur la toile (de 6,5 m de long sur 8,40 mètres de haut) du « pan coupé » du grand magasin, à l’angle des rues de Rivoli et des Archives, que les passants les plus attentifs devront repérer le « héros mystère » glissé dans la foule bigarrée des personnages du tableau. A vous de voir donc... et éventuellement de jouer !

A noter…

L’expo à ciel ouvert - Erró
Du 26 mai au 18 juin 2008

Au BHV Rivoli
14 rue du Temple
75004 Paris
Métro Hôtel de Ville

Horaires d'ouverture :
Lundi, Mardi, Jeudi, vendredi : 9h30 - 19h30
Mercredi : 9h30 - 21h00
Samedi : 9h30 - 19h30

Erró sur CultureCie...

Erró à la foire Artparis 2008 avec la galerie Louis Carré

Erró dans les "Portrais & bios"

Les expos sur CultureCie...



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