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D.R.Nicolas Urlacher



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Films en DVD

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« Into the Wild » est le quatrième long métrage réalisé par Sean Penn. Adapté d’une histoire vraie relatée dans le roman de Jon Krakauer en 1996, le film est une grande réussite. Une très belle histoire, une jolie leçon de vie et une réalisation intelligente, efficace et tout simplement bouleversante. La sortie des DVD (éition simple et éition collector) est prévue pour le 16 juillet 2008 en France.

Le pitch…

Sitôt diplômé de l’université, Christopher Mc Candless, un brillant étudiant, décide de fuir la « société matérialiste » pour se lancer « dans la nature » au lieu de rejoindre les bancs de Harvard. Après avoir fait don de ses substantielles économies à l’action contre la faim, il se lance dans une expédition vers l’Alaska. Thoreau sera son meilleur allié, dans sa fuite, dans sa solitude, dans sa réflexion constante. Dans cette recherche de sa propre identité, il va rencontrer sur les routes de nombreux autres marginaux : hippies au soleil et vieux militaire retraité le feront avancer dans sa quête spirituelle tandis que sa sœur, restée à la maison, nous dévoilera en parallèle, voix-off à l’appui, les racines de ses troubles et les véritables raisons de son départ.

La critique…

itw_wallpaper_04_800x600.jpg Bien loin des grandes productions hollywoodiennes, « Into the Wild » est un film à nul autre semblable. Une aventure sauvage éblouissante, dont la magie tient tant à la beauté des décors naturels qu’à l’intelligence du propos. Sean Penn réinvente Crusoe en redonnant tout son sens à la quête la plus simple qui soit : celle de l’union de l’âme et du corps, celle de la cohérence, celle des Grecs au fond mais celle des bouddhistes aussi. Celle des Anciens, celle des Modernes. Si la philosophie est avant tout une « manière de vivre », on peut dire que ce héros ose se frotter à ses idéaux avec un courage, une constance et une simplicité déconcertante.

Le film fait écho à des siècles de réflexion et redonne vie à des siècles de littérature. Universel, actuel, atemporel, « Into the Wild » est pertinent grâce à une réalisation qui a su mettre en relief la profondeur d’une quête intérieure et les ambivalences d’une rencontre solitaire avec la vie. Car évidemment la question se pose : le héros parvient-il à rencontrer la vie, ou ne parvient-il qu’à se rencontrer, lui ? Pollué par la société de consommation, écoeuré par la perversion urbaine et la réussite formatée, notre héros brave Hobbes et Rousseau pour tenter de trouver, dans la nature, un mode de vie peut-être plus humain. Mais la langue de Shakespeare le dit mieux que la nôtre : « wild » désigne la nature, « wild » désigne, aussi, le « sauvage ». Il s’agit évidemment d’un voyage initiatique, il s’agit, simplement, de risquer de s’apprivoiser en même temps qu’on apprend la nature, de s’interroger en même temps qu’on fuit une culture… mais en emportant des livres ! Oui, Mc Candless peut bien se réinventer un nom (« Alexander Supertramp »), mais il reste humain… trop humain.
 
itw_wallpaper_01_800x600.jpg Emile Hirsch, dont on n’a sans doute pas fini d’entendre parler, est littéralement habité par son personnage, et nous offre une performance sincère et étonnante. Mené par une réalisation efficace et porté par d’excellents seconds rôles, le film est marqué par un grand souci de vérité. Sean Penn a commencé ce film il y a plus de dix ans. Intégralement tourné en milieu naturel, « Into the Wild » est une ode à la nature et à la liberté. Y transparaît le souci du réalisateur de coller à la véritable histoire, et de reconstituer le plus précisément possible les aventures de Mc Candless. La famille du jeune homme a d’ailleurs pris part au projet.

« Into the Wild » nous transporte pendant deux heures et demie et force le spectateur, mieux que n’importe quel manuel de sociologie, à s’interroger sur lui-même et sur le monde qui l’entoure. Le film renverra chaque spectateur à des paradoxes éternels. Psychanalyse atemporelle, conte philosophique, réflexion sur le genre humain, « Into the Wild » sonne juste et pose très joliment et très simplement la question du bonheur. Celle du soi. Celle de l’altérité, aussi. Des question simples, pour un résultat simplement beau, enraciné chaque seconde dans l’authenticité. Intrigant, fascinant, le film tient en haleine, amuse, inquiète, touche. « Into the Wild » fait partie de ces rares films dont le propos nous poursuit encore longtemps après le générique, réveillant la part de Mc Candless qui sommeille en chacun de nous.

Rien de mieux que vos yeux...




La presse en parle...
 
"Penn a besoin de partir des affects pour parvenir à une lucidité supérieure, et chacun de ses films restitue le choc de l'expérience : un discernement qui explose comme une bulle dans le cerveau." Libération - Didier Péron
 
"Sean Penn a manifestement choisi la voie la plus escarpée et périlleuse, empruntée seulement par les cinéastes qui font les films qu'ils ont envie de faire, et non ceux que les payeurs leur conseillent de faire. Aurait-il échoué dans son entreprise que la démarche n'en serait pas moins méritoire, mais sa réussite démontre qu'il possède bel et bien les moyens de son ambition." 
Le Nouvel Observateur - Pascal Mérigeau
 
"Avec son mélange de paradoxes et de contradictions, Into the Wild ressemble, sans l'ombre d'un doute, à son auteur : à la fois énervant et séduisant, excluant et généreux, âpre et tendre."
Première - Gérard Delorme

itw_wallpaper_09_800x600.jpg A noter...

"Into the Wild"
Réalisé par Sean Penn
Avec Emile Hirsch , Marcia Gay Harden , William Hurt
Date de sortie : 9 janvier 2008
Durée : 2h30

En DVD le 16 juillet 2008
17€
Lien Amazon

Edition collector (conférence de presse en VO et reportage sur le tournage)
21€
Lien Amazon


Site officiel: www.intothewild.com


A l'affiche sur CultureCie...

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Par Eve Oudenot & Axelle Emden - Publié dans : Films en DVD
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« Cloverfield » est la dernière-née des productions J.J  Abrams, créateur de « Lost » et réalisateur de « MI3 ». Ce blockbuster catastrophe est incontestablement un très bon divertissement, parfois plus malin qu’il n’en a l’air.


Le pitch…

Manhattan. Rob, 30 ans, fête son départ pour le Japon. Ses amis, ses amours, tout le monde est là. Parmi eux Hub, qui immortalise ces moments avec sa caméra. Soudain New York est attaqué par une force dévastatrice. C’est le début du chaos.

La critique…

18894434_w434_h_q80.jpg Il faut se rendre à l’évidence : dans la catégorie film catastrophe, « Cloverfield »  est une totale réussite, une véritable expérience sensorielle, une heure et demie de peur jouissive.

Tout repose sur le dispositif de mise en scène. L’intégralité du film est vue depuis la caméra du personnage, au cœur de l’action. On alterne entre séquences intimistes version film de vacances et apocalypse genre reportage de guerre, et on assiste alors à une audacieuse rencontre entre « Blair Witch Project » et « Godzilla ».

Dans son traitement, « Cloverfield » bénéficie d’une première partie d’introduction où l’on se retrouve au milieu des personnages pendant la fête. On prend nos marques avec la caméra, on s’inscrit dans l’intimité d’une bande de copains, on est amicalement intrusif. Quand l’attaque se déclenche, on se retrouve à égalité avec tous les personnages, surpris, choqués et très vite témoins impuissants de quelque chose qui nous dépasse, embarqués malgré nous dans un cauchemar urbain.

Dans notre inconscient défile forcément alors les images amateurs du 11 septembre. Car l’intelligence du scénario, c’est de reléguer au second rang le monstre qui anéantit la ville. La créature agit plutôt comme le symbole d’une force dévastatrice, capable d’annihiler nos proches et notre monde.

Certes, le scénario ne peut éviter quelques « sentimentaleries » typiquement hollywoodiennes dans les derniers rebondissements, mais la spécificité du concept visuel et l’absence de bande originale atténuent cette dérive.

On ressort de la salle conquis et un peu groggy.

Quelques détails…

A l’occasion de sa promotion l’été dernier, « Cloverfield » avait crée un énorme  « buzz » sur internet avec un teaser mystère révélant juste quelques images de la fête puis les premières secondes de l’attaque sans autre explication.

Longtemps le film s’est intitulé « 01-18-08 », date de sa sortie américaine alimentant encore un peu plus le mystère, avant d’être finalement baptisé « Cloverfield ».

Rien de mieux que vos yeux...




La presse en parle...

« [Cloverfield] demeure trop séduisant - et brillant - pour qu'on se laisse grignoter par ses imperfections. » Chronic’art.com – Guillaume Loison

« Sans cesse sollicité, on n'a pas le temps de s'ennuyer (...) Le plaisir de renouer avec la grande tradition de films de monstres est intact...et intense. » Le Journal du Dimanche – Stéphanie Belpêche

« Cloverfield régénère les vieux genres fatigués du film de monstre et du film catastrophe. » Les Inrockuptibles – Olivier Joyard

18894428_w434_h_q80.jpg A noter...

"Cloverfield"
Réalisé par Matt Reeves
Avec Michael Stahl-David, Lizzy Caplan, Jessica Lucas, T.J. Miller…...
Date de sortie : 06 février 2008
Durée : 1h30

En DVD le 8 août 2008
17€
Lien Amazon

Site officiel: www.cloverfield.fr

A l'affiche & sur CultureCie...

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Par Maxime Govare - Publié dans : Films en DVD
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Amusant, grave, vrai, fantastique et profond « La Guerre selon Charlie Wilson » réunit tout ce qui peut tenir un spectateur en haleine. Adaptation cinématographique du livre éponyme de George Crile, lui-même inspiré d’une incroyable histoire vraie, le film revient avec brio sur l’armement de l’Afghanistan par les Etats-Unis au moment de la guerre froide. Une histoire déroutante, un casting de choc et… une belle leçon d’histoire !

Le long pitch…

charlie-wilson-jacuzzi---culturecie.com.jpg Charlie (Tom Hanks) est député. Il bosse au Texas et se détend à Vegas, entre deux strip-teaseuses et quelques traits de coke. Il boit sans modération, n’emploie que des jeunes femmes qu’il séduit mais est irréductible à cette caricature. Sincèrement passionné par les relations internationales, il a aussi les ficelles de la politique en main : il est diplomate Charlie, et tout le monde lui doit au moins un ascenseur à renvoyer.

Devant l’hécatombe afghane, il demande de doubler le budget secret alloué par les Etats-Unis afin que l’Afghanistan combatte l’URSS. Sa nouvelle amie Johanne Herring, ravissante millionnaire anticommuniste et chrétienne (Julia Roberts), va alors user de ses relations les plus inaccessibles afin que Charlie rencontre en personne le Président du Pakistan. Ce dernier insiste pour que Charlie visite les camps avant de repartir pour l’Amérique : le député a alors devant les yeux « la guerre des femmes et des enfants » qui devient instantanément la sienne.

Aidé par Gust (Philip Seymour Hoffman), un américain d’origine grecque au caractère bien trempé, Charlie soulève des montagnes en même temps qu’il brave la presse à scandales. Avec l’aide de l’Egypte et d’Israël, les armes seront fournies secrètement à l’Afghanistan pour des sommes astronomiques que Charlie saura obtenir car… qui peut lui dire non ?

La critique…

la-guerre-selon-charlie-wilson---julia-roberts.jpg En brillant député déluré et infiniment humain, Tom Hanks est irréprochable. Julia Roberts campe ici une princesse de plus qui lui va comme un gant et Philip Seymour Hoffman, en Truman Capote ou en agent maudit, ne cessera donc jamais de nous surprendre. Outre son casting irréprochable, « La Guerre selon Charlie Wilson » parvient à mêler avec brio une comédie légère à ce drame de la réussite historique. Le monde politique y est parfaitement dépeint, avec ses coups de téléphone, ses coucheries, ses services et ses coalitions, mais aussi avec sa complexité et avec une grande sincérité.

Le film a le mérite de revenir sur un épisode oublié ou étouffé de l’Amérique d’aujourd’hui. Quiconque connaît bien les Etats-Unis et les Américains se rappelleront sans doute avoir eu mille conversations aux lendemains du 11 septembre 2001 avec des patriotes étonnés de cet état de fait : ah oui, les Américains ont armé l’Afghanistan ? Quand le générique a sonné la fin du film, on s’est rappelé combien le cinéma était puissant car à bien des égards, il sait mieux raconter que les livres. Non seulement parce qu’il est plus facile de voir un film avec Julia Roberts que de se pencher sur l’Histoire de nos nations, mais aussi parce que le cinéma a cet atout émotionnel qui en fait un outil éducatif rare : on s’est rappelé de ces épisodes de l’histoire que l’on ne comprenait pas vraiment, à l’école des enfants, ces épisodes qu’on a parfois compris grâce à un film qui racontait la classe autrement.

la-guerre-selon-charlie-wilson-tom-hanks-en-afghanistan---www.culturecie.com.jpg Mais « La Guerre selon Charlie Wilson » n’est pas seulement un flash-back qui rafraîchit la mémoire ou qui donne les leçons de son passé aux Etats-Unis. C’est un parfait film historique, et une belle leçon de politique… car à long terme, que s’est-il passé ? Que s’est-il passé une fois que la CIA avait « réussi », une fois que l’Afghanistan a pu vaincre l’URSS ? Que sont devenues les armes, au nom de quoi l’Amérique et l’Afghanistan avaient-ils fait la guerre « ensemble », et d’ailleurs, ont-ils fait la guerre « ensemble » ?

Le film traite de l’Afghanistan. Mais il aurait pu s’agir du traité de Londres, il aurait pu s’agir de n’importe quel épisode de la colonisation ou de la décolonisation, de n’importe quelle alliance conjoncturelle lors d’une guerre… la leçon à en tirer aurait été la même. Que se passe-t-il « après » ? Une fois qu’on a dépensé des millions dans l’armement, pourquoi refuser le « pourboire » de l’éducation ? Que se passe-t-il après les interventions massives de nos pays occidentaux, aux si jolis idéaux ? Que se passe-t-il une fois que les immigrés travaillent dans les pays qui ont besoin d’eux ? Est-ce qu’on leur apprend la langue du pays dans lequel ils s’installent, est-ce qu’on met en place des structures pour que les lendemains chantent ?

Tom-hanks-et-mike-nichols---la-guerre-selon-charlie-wilson---culturecie.coml.jpg On ne devinera pas le passé qui n’a pas eu lieu, mais le film, sur la lancée de l’histoire de Charlie Wilson, voudrait poursuivre plus loin et pose en filigrane la question : que se serait-il passé si ces moudjahidins avaient eu des écoles ? Et oui, Charlie est un rêveur, un naïf peut-être, mais pourtant pas toujours, à en juger par ses manoeuvres politiques. Il a su arriver à certaines de ses fins. Mais pas à toutes.

Mike Nichols signe une mise en scène complète et franchement étonnante. Il parvient à nous faire rire en dressant le portrait amer et tendre d’une politique politicienne… trop humaine, et pourtant attachante, car si Charlie Wilson a des stratégies de diplomates peu glorieuses, elles ne sont pourtant que la stricte application d’une règle du jeu et… Charlie a un cœur d’or ! Le film ravive la mémoire avec légèreté et pointe, non sans pertinence, les conséquences dramatiques d’une réussite à court terme. On avait rarement vu un film historique être une telle comédie dramatique.

Quelques détails...

George Crile, l'auteur de "Charlie Wilson's war" dont est tiré le scénario d'Aaron Sorkin, a participé à l'adaptation de son livre au cinéma, en étant consultant technique du film.

Le député Charlie Wilson a accepté de collaborer avec l'équipe du film, accordant entretiens et conseils à Mike Nichols comme à Tom Hanks.

"La Guerre selon Charlie Wilson" marque le retour de Julia Roberts après trois ans d'absence sur les écrans: "Closer", également réalisé par Mike Nichols, avait été son dernier tournage.

La presse en parle...
 
"Commençons par rendre grâce à Mike Nichols de tout ce qu'il n'a pas fait : un film moralisateur, une vie de saint, une charge unilatérale contre la politique américaine. Sur le fond le plus tragique qui soit (...), il a donc réalisé une comédie." - Le Monde - Thomas Sotinel
 
Tom-hanks-et-seymour-hoffmann-.jpg "Nichols (...) démêle les fils de la politique américaine tels qu'ils se tissent dans les salons de Washington et les ambassades. Avec en prime une composition savoureuse de Philip Seymour Hoffman, dont chaque apparition est un pur régal." Le Nouvel Observateur - Pascal Mérigeau
 
"Cinéaste vieille école, Nichols n'essaie pas de se faire mousser, mais il sait valoriser chaque personnage. Le tiercé de tête - Tom Hanks (Wilson), Philip Seymour Hoffman (Avrakotos) et Julia Roberts (la milliardaire Joanne Herring) - ont l'air de savourer la moindre miette de leurs rôles." Libération - Didier Péron

"Si l’on cherche une quelconque trace de véracité dans ce film, on la trouvera dans le constat, lui aussi désabusé, que le gouvernement américain est aux mains d’ignorants alcooliques, misogynes et corrompus." Le Monde diplomatique - Chalmers Johnson

charlie-wilson--www.culturecie.com.jpg A noter...

La Guerre selon Charlie Wilson
De Mike Nichols
Adaptation d'Aaron Sorkin d'après le livre de George Crile
Avec Julia Roberts, Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman...

Date de sortie : 16 Janvier 2008
En DVD le 5 août 2008
20€
Lien Amazon

A l'affiche & sur CultureCie...

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Par Axelle Emden - Publié dans : Films en DVD
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