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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 18:58
Le sens des voyeurs II, 2000 - Tempera sur papier,
coll. privée, Paris  © ADAGP 2007


Philippe Mayaux, prix Marcel Duchamp 2006, investit le Centre Pompidou de ses chimères. La jubilation d’un plasticien original et déconcertant, dans la droite lignée des surréalistes.

Chaque année depuis 2000, à l’occasion de la FIAC, l'ADIAF, Association pour la diffusion internationale de l'art français, décerne le Prix Marcel Duchamp. Le comité de sélection, composé de collectionneurs privés et d’amateurs d’arts, établit une liste de « nommés » parmi lesquels un jury d’experts internationaux choisit le lauréat. Ainsi, c’est l’art contemporain des collectionneurs, des galeries et des foires, bien plus que celui des institutions académiques parfois trop frileuses, qui est à l’honneur.

Lors de la FIAC 2006, le prix Marcel Duchamp est revenu à Philippe Mayaux, jeune homme quadragénaire de Montreuil, habitué de la galerie Loewenbruck de Saint-Germain-des-Prés, et qui, depuis 1990, a été exposé dans plusieurs galeries prestigieuses en Europe comme aux Etats-Unis.

Touche-à-tout sans pareil, ses œuvres sont toujours teintées d’une joyeuse ambiguïté, mêlant la sexualité à humour, l’agressivité au kitsch ou au mystérieux, pour arriver à des œuvres aux significations paradoxales : la mort et l’infini, les armes et la neutralité, l’amour et la violence. Son choix de s’attaquer à l’absurdité et la folie du monde, en utilisant les mêmes armes, lui font travailler tous les matériaux qui s’offrent à lui : ainsi peintures, moulages, sculptures et machineries mécaniques créent à chaque fois des réactions, plus que des questionnements, chez le visiteur de ce monde si particulier et faussement naïf. « La seule fonction de l’œuvre est d’être vue, pas de plaire »* selon cet artiste.

L’exposition pourra heurter la sensibilité de quelques visiteurs, et pas seulement des plus jeunes. Même si les œuvres présentées paraissent très disparates, la scénographie de l’espace les ordonne et les relie comme une évidence.

Enfin, il apparaît bien utile de passer quelques minutes à lire le livret distribué à l’entrée, où Mayaux donne quelques clés de son œuvre tout en montrant qu’il ne se monte pas la tête: ces œuvres offrent-elles beaucoup d’interprétations possibles ? Oui, il le revendique : « les interprétations sont le fondement de la démocratie. »* On lui reprocherait une esthétique de mauvais goût ? « La modernité a inventé une sorte de beauté poétique. C’est dans la beauté déviante, frêle et malade, que l’on trouve aujourd’hui la plus belle poésie. »*

Dérangeant, mais jubilatoire.

* entretien avec Philippe Mayaux, catalogue de l’exposition

A noter :

Du 10 mai au 15 août 2007
Centre Pompidou – Espace 315
Place Georges Pompidou
75004 Paris
Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet
RER : Châtelet /Les Halles

Du mercedi au lundi, de 11h à 21h.
Entrée : 10€, tarif réduit 8€

Soirée spéciale…

Une rencontre avec Philippe Mayaux est proposée le mercredi 30 mai à 19h à l’entrée de l’exposition. 4,50 € (3,50 € TR) en plus de l’entrée.

Pour plus d’informations…

www.centrepompidou.fr
www.adiaf.com
www.loevenbruck.com


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Published by Jean-Charles Querette - dans Installations - expos mixtes
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