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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 00:00

Certains d'entre vous connaissent sans doute le film de Patrice Leconte: une jeune femme a rendez-vous avec un psychanalyste pour sa première séance. La voilà embarrassée, ne sachant trop comment aborder cette première rencontre qu'elle attend sans doute autant qu'elle la redoute alors... elle commence par étouffer l'embarras dans un flot de mots qui ne se laissent pas interrompre. Mais... acte manqué oblige: elle n'a pas sonné à la bonne porte ! Là voilà donc en train de se confier à un conseiller fiscal...

On a aimé le film de Leconte, dans lequel Sandrine Bonnaire se confiait à un Fabrice Luchini touché et touchant. On avait aimé l'histoire, ce scénar drôle et intelligent, profond et simple, moqueur et compréhensif. On a encore aimé davantage la pièce, dans laquelle le scénario de Jérôme Tonnerre est à nouveau mis en scène par Patrice Leconte. Cette fois, le faux psychanalyste est incarné par Jacques Gamblin et c'est Mélanie Doutey qui prend le rôle de la jeune Anna Delambre. Le duo ne pouvait pas être mieux choisi.

En plus d'être absolument adorable, Mélanie Doutey propose une interprétation fraîche et personnelle de cette jeune femme aux névroses banales. Proche et lointaine, triste et joyeuse, cette angoissée est crédible dans sa gaieté comme dans sa profondeur. Les gestes, les déplacements et les intonations savent dire la légèreté fuyante d'un personnage simple et attachant.

Jacques Gamblin sait lui aussi donner à ce drame des allures tragi-comiques dignes d'un très bon Woody Allen. Si crédible, lui aussi, dans le rôle du conseiller fiscal devenu la pâle copie de papa. Un parfait enfant froid qui, dans son appartement grisâtre, n'attendait que ces confidences hasardeuses pour devenir quelqu'un. Touché et touchant, Jacques Gamblin l'est bien plus, à nos yeux, que Patrice Luchini ne l'était déjà. Dans ses colères, sa patience, son immobilisme et ses remises en cause, dans ses mensonges et ses vérités, jusqu'à l'ultime décision, Gamblin sait jouer le pathétique comme le comique et a ce don, rare, de donner vie aux happy ends les plus clichés.

A côté du couple parfait, il y a Alain Rimoux, le "vrai" psychanalyste, voisin de palier de Faber, puis Marilyne Canto dans le rôle de Jeanne, celle qui a partagé un bout de vie et quelques ruptures avec Faber. La seule réserve à émettre est dans l'interprétation d'Alain Rimoux: le "vrai" psychanalyste est un peu trop théâtral à notre goût, surtout à côté d'un duo irréprochable et d'une Marilyne Canto déconcertante de justesse.

Une pièce qui réconcilie avec "le théâtre dont tout le monde parle": après des "Grandes occasions" décevantes dont la critique avait pourtant vanté les mérites la saison dernière, on avait besoin d'un bon scénar, d'un metteur en scène racé et d'une troupe aussi enthousiasmante pour continuer à leur prêter oreille !

A noter absolument...
 
 

"Confidences trop intimes"
Du mardi 16 janvier 2007 au samedi 31 mars 2007
Au Théâtre de l’Atelier

1, place Charles Dullin
75018   Paris

 
 
 

Du mardi au samedi à 21 heures
Samedi & dimanche à 16 heures

www.theatre-atelier.com

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Published by Axelle Emden - dans Théâtre
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