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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 00:45

"Les plus beaux poèmes, les plus grands romans sont des enfants de la nuit, des enfants du silence aussi."

Voyage en solitaire, échanges avec des morts et des vivants, des écrivains et des patients, cette traversée navigue dans les profondeurs du néant et de l'étrangeté. Eloge de l'ombre et de la solitude, du calme et du retour sur soi, le voyage de Pontalis donne à penser les rêves et les réalités sous un nouveau jour. Cette traversée est un cadeau. Une aventure. Une invitation. On s'attache à ce livre et à sa profondeur. Parce que la plume est vive et posée, parce que la réflexion est dense et claire, et surtout parce que le livre est un pont entre la solitude d'un écrivain et celui d'un lecteur. Entre essai et confidences, Pontalis se dévoile ici comme Duras le faisait avec "Ecrire". Le style d'un écrivain, les réflexions d'un psychanalyste, les interrogations d'un homme... Comment rester indifférent à la poésie de ces ombres?

Quelques citations...

"Pour tempérer l'ambition des philosophes des Lumières, rien de mieux qu'un éloge de l'ombre."

"Le nocturne: qu'est-ce qui, en lui, tout à la fois nous attire et nous menace?"

"Nous créons, nous inventons nos objets d'amour."

"Le rêve ignore le néant."

"Ecrire est un vice impuni."

"Souvent le langage, comme l'autoroute encombrée, n'est qu'une prison, n'est qu'une contrainte."

Extraits choisis...

"Douleur, révolte face à un trop de lumière, à la lumière implacable. Un soleil qui éblouit, un soleil qui tue. Confrontés par force à l'idée pure, sans ombre, des philosophes, ne choisirions-nous pas plutôt de rester comme des prisonniers, au plus près des ombres?"

"Incidence sur l'écriture. Cela fait bien des années que la question m'occupe comme elle occupe beaucoup d'autres: y a-t-il moyen d'inventer une écriture, un style qui ne soit pas trop fidèle à ce qui se noue, se dénoue, se tisse, se détisse dans l'analyse? Un style qui ne serait pas didactique, qui ne prétendrait pas prendre l'ascendant, en imposer, mais transmettre ce qui est venu d'une expérience toujours déroutante, un style qui donnerait, selon le voeu de François Gantheret, de la chair aux mots - ces mots vivants qui ont la mort si facile, soit que nous les meurtrissions, soit qu'ils s'usent d'eux-mêmes -, un style qui les rendrait palpables (le rêve donne à voir, il ne donne pas à toucher) et saurait surmonter la distinction simpliste entre théorie et clinique sans s'abandonner aux délices narcissiques d'un discours associatif qui ne parle à personne qu'à soi." (p. 79, éditions Folio Gallimard).

Voir aussi sur CultureCie...


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Published by Axelle Emden - dans Psycho - Psycha
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