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CULTURE & CIE

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 23:29

Dimanche 20 juillet 2008,  j’ai rendez-vous avec un certain Tommy Emmanuel pour une interview. Né William Thomas Emmanuel le 31 mai 1955 à Muswellbrook, New South Wales, Australie, ce guitariste de génie est venu partager sa virtuosité musicale pour un concert unique en France. Devant le New-Morning, la foule se presse déjà…

Tommy m’accueille chaleureusement, l’allure alerte, le cheveu gominé juste ce qu’il faut, et le sourire jovial. C’est un enfant de la musique: c’est sa mère qui lui offre sa première guitare à l’âge de 4 ans et ses premières tournées se font en famille. Il écoute avec ferveur The Shadows, le King, les Beatles, la country music et surtout le légendaire Chet Atkins, qui deviendra 10 ans plus tard l’un de ses plus grands supporters. Chet  lui fera également connaître B.B. King ainsi qu’un homme et néanmoins artiste qu’il admire toujours, Eric Clapton.
Ce sont toutes ces influences que l’on ressent en admirant le fingerstyle de Tommy en live. Ce style unique consiste à jouer de la guitare comme on jouerait du piano, avec dix doigts… et c’est vraiment impressionnant ! Il manie tour à tour les cordes de ses 3 guitares avec une main de maître, nous emportant dans le folk, la country et le jazz-pop avant une « séquence émotion » douce et mélodieuse et enfin une  « odyssée de l’espace » de la guitare. Toute sonorité qu’il est possible d’émettre avec cet instrument, Tommy l’a jouée !

De temps à autre il pousse la chansonnette, rappelant à l’occasion les deux chanteuses de sa première partie sur scène : les «Blue House», venues d’Australie pour leur première apparition en France, nous avaient  préparés avec humour et sur des chansons d’amour à la performance «emmanuelesque».
Car notre guitariste, non content d’occuper la scène magistralement en solo, nous gratifie de ses talents de percussionniste, sur guitare s’il-vous-plaît, (c’est un ancien batteur me dit mon voisin) à tel point qu’il semble habité par le dieu du rythme himself. L’esprit du spectateur peut bien s’évader de la salle une ou deux fois, mais c’est pour mieux y revenir, rappelés que nous sommes par l’incroyable dextérité du joueur, en véritable symbiose temporaire avec sa guitare.
Une chanson aussi en hommage à Marcel Dadi, grand ambassadeur des guitaristes virtuoses français, décédé accidentellement en 1996, que Tommy avait rencontré à Nashville. D’où le message qu’il souhaite faire passer à son public : “Forget your worries ; put down your bags and relax ; you are not here for a long time but for a good time !”

Les 350 personnes réunies ce soir ne s’y sont pas trompées… La salve d’applaudissements chaleureux vient remercier un Tommy Emmanuel qui a tout donné.

A noter...

La tournée de Tommy Emmanuel continue en Allemagne, en Italie et en Ukraine : retrouvez toutes les informations sur son site :
www.tommyemmanuel.com

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Published by Catherine Guerrin - dans Concerts
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