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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 11:24

« Deux jours à tuer » est un drame bouleversant et profond, habité par la présence animale d’Albert Dupontel. Une histoire qui vous hante longtemps après le générique de fin.


Le pitch…

Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ?

La critique…

Jean Becker fait figure de patriarche dans le cinéma français. Depuis longtemps, il nous avait habitués à ces jolies histoires qui fleurent bon l’amitié et la nature. Des films sympathiques et chaleureux qui nous réconcilient avec l’humanité. Avec « Deux jours à tuer » Becker change de registre et nous livre un drame âpre et compact.

En quelques jours, Antoine se débarrasse de son boulot, de sa femme et de ses amis. Ça commence comme une comédie aux répliques savoureuses, puis le ton devient grinçant avant de basculer dans le traumatisme. Pourquoi Antoine met-il un tel acharnement à détruire toute sa vie ?

Si Becker change bel et bien de ton avec ce film, il ne perd rien de la précision de sa mise en scène, ni de son obsession pour la nature, d’ailleurs parfois excessive. Surtout, il offre à Dupontel un de ses plus beaux rôles. D’une intensité rare, à la fois sobre et bouleversant, il dégage par instants une violence éprouvante. Il renie sa femme, il crie sa haine à ceux qui croyaient être ses amis, il tape là où ça fait mal. Et pourtant, Antoine est un personnage odieux qu’on n’arrive jamais à détester. Sa jouissive obstination à foutre en l’air sa vie presque parfaite nous perturbe et nous fascine. Qui n’a pas rêvé un jour ou l’autre de dire ses 4 vérités à tous ceux qui nous entourent ? Faut-il encore avoir une bonne raison. Au début on croit à la crise existentielle mais c’est trop violent, trop radical.  Alors pourquoi ? La question nous habite durant tout le film, et quand finalement elle trouve une réponse, notre perception d’Antoine change en un instant.

« Deux jours à tuer » est plus qu’une énième réflexion sur le sens de la vie, c’est une déferlante de sentiments, un film qui prend aux tripes.

Quelques détails…

-    « Deux jours à tuer » est adapté du roman éponyme de François d'Epenoux.

-    Sur le générique de fin passe « Le temps qui reste », une des plus belles chansons de Serge Reggiani. Pour Jean Becker, ce titre fait partie intégrante du film.

La presse en parle…

« Quoi demander de mieux au cinéma qu'un film qui vous prend par le col et vous secoue de la première à la dernière image, en vous faisant faire le tour complet des montagnes russes des sentiments ? »
Alain Spira – Paris Match

« Porté par l'interprétation sans faille d'Albert Dupontel, (...) Deux jours à tuer est profondément humain, puissant et lumineusement émouvant. »
Pierre Vavasseur – Le Parisien

Vous aimerez, si vous avez aimé…

-    « Je vais bien, ne t’en fais pas » de Philippe Lioret
-    « Le temps qui reste » de François Ozon


A noter…

« Deux jours à tuer »
Réalisé par Jean Becker
Avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck
Date de sortie : 30 avril 2008
Durée : 1h25

www.deuxjoursatuer-lefilm.com

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Published by Maxime Govare - dans Cinéma
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