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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 01:58
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« Mon grand talent, c’est de choisir des matériaux et de les détourner. »

Né en 1935 à Quincy, dans le Massachussetts, Carl Andre déménage à New York en 1957 après des études à l’académie Phillips de Andover et un voyage en Angleterre. Après avoir manifesté un grand intérêt pour la poésie, il s’oriente rapidement vers le dessin et la sculpture. Il emménage avec deux jeunes artistes et rencontre ainsi Frank Stella, qui lui prête son studio à l’unique condition qu’il ne peigne pas mais qu’il sculpte : « Il avait raison, car-andre-culturecie.jpgdéclare Carl Andre. Je n’avais pas la mentalité d’un peintre ». Belle histoire...

En 1965, après avoir travaillé pendant quatre ans comme conducteur à Pennsylvania Railroad, il se consacre exclusivement à la sculpture. Si la compagnie ferroviaire lui fournit alors des matériaux gratuitement, elle lui permet aussi de changer son regard sur la création : les dimensions gigantesques et oppressantes des moteurs diesels ont effacé en lui la tentation du monumental.

Agé de 72 ans en 2008, Carl Andre est l’un des derniers artistes du mouvement minimaliste fondé par Sol LeWitt, Donald Judd et Dan Flavin. En réaction à l’excès émotionnel de l’expressionnisme abstrait, il est devenu une force esthétique extrêmement influente.

carl-andre-culturecie.jpgEmployant exclusivement des matériaux industriels, y recherchant leurs élégances – lignes, étroites, angles droits, et unités modulaires – sans intervention humaine, le minimalisme est le premier courant artistique à s’intéresser aux propriétés des matériaux tels que les lingots d’aluminium, les blocs de cèdre, le plastique ou les briques de feu. Carl Andre déclare à ce propos : « On parle de certains peintres comme des grands coloristes … ma palette, ce sont les matériaux industriels. Je suis avant tout un « matterist ». C’est ce qui m’intéresse entièrement.»

L’artiste admet que son travail est d’abord celui d’un regard, et que, piéton des rues, il peut trouver de l’inspiration dans les objets qui croisent son chemin. C'est sans doute une définition universelle de l'artiste. Un regard, des hasards... une simplicité. Selon Carl Andre, les objets n’existent pas accidentellement,
même dénués de tout aspect artistique a-priori: ils détiennent leur propre logique corporelle qui expriment des préoccupations intellectuelles, ou les préoccupations intellectuelles de l'artiste qui croise ces objets. Ils expriment une undefinedesthétique réaliste... qui n'est, encore une fois, pas en lien avec un angle de vue.

Les oeuvres qu’il propose pour l'exposition "Iron" à la galerie Yvon Lambert, début 2008, en témoignent : elles sont à échelle humaine et mieux, elles invitent le spectateur à se faire géomètre au sens noble du terme, à prendre la mesure de l’espace qui l’entoure, et ce faisant, prendre place dans le monde.

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