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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 20:54
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Aurélia Georges n’aurait sans doute jamais entrepris son premier film si elle n’était tombée sur le physique unique et ténébreux de l’acteur espagnol César Sarachu, dont le profil rappelle celui de la célèbre sculpture d’Alberto Giacometti qui donne son titre au film, L’Homme qui marche.

L’histoire est inspirée de la vie de Vladimir Slépian, écrivain russe d’expression française qui a publié dans les années 70 un seul et unique livre, Fils de chien, aux Editions de Minuit. Viscéralement opposé à toute forme de compromission avec la morale bourgeoise et le snobisme, cet homme passe progressivement de la gloire littéraire à l’oubli. Jusqu’à la pauvreté absolue. Aurélia Georges s’intéresse au processus qui mène cet homme secret à l’exclusion. Peu à peu il devient invisible aux gens, marchant sans cesse dans un Paris devenu bruyant au fil des années. Jusqu’à la chute.

La réalisatrice signe un premier film épuré, touchant et poétique qui doit beaucoup à son acteur principal, dont l’interprétation est admirable. Ce film est aussi une réflexion sur l’exclusion de la pensée et de l’esprit dans un monde en mutation. Dix ans après la mort de Slépian, nul doute que l’esprit est plus que jamais en danger.

Bande annonce...




A noter...

"L'Homme qui marche" d'Aurélia Georges (France).
Avec César Sarachu, John Arnold, Mireille Périer. (1 h 22).
Sortie en salles: 9 janvier 2008

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Published by Emmanuel Villin - dans Cinéma
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