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CULTURE & CIE

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CULTURE CIE & VOUS

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 19:02
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Des livres pour tout sujet. Des livres pris en photo. Rangés, dérangés, dans leurs bibliothèques, ils nous font de l'oeil. C'est quoi, des livres dans des bibliothèques ? La littérature enfermée dans un objet, objet sacré, objet affectif, objet plein de secrets, le livre ne dévoile rien de l'art de visu... ah bon ? C'est pourtant l'objet des préoccupations de Frédéric Lebain, photographe, qui expose pendant un mois à la galerie Philippe Chaume, à Paris.

La bibliothèque stocke.
Dans des bibliothèques publiques, dans des bibliothèques particulières, les livres sont conservés, plus ou moins ordonnés. Classés parfois. Ils attendent la prochaine recherche ou le prochain enfant, le prochain étudiant ou le moment propice. On accumule nos livres comme des maniaques, des fous de la consommation mais... quelle consommation ? La lecture ! Alors, quelle forme prend-elle, cette consommation, quand elle n'est pas en train d'être dévorée, quand elle attend, quand le plaisir se conserve ou... s'oublie ?

"Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es", dit en filigrane le regard de Lebain. Dans l'intimité des bibliothèques contemporaines, Frédéric Lebain capte des géantes de papier et dresse le portrait de ses propriétaires à travers des titres, et des décors. "Les soucoupes volantes ont atterri", "Le temps des modernes" ou encore "Supprimez vous-même vos douleurs par simple pression d’un doigt", autant de titres qui peuvent refléter la convention ou l'intimité, le snobisme ou l'amour.

Une bibliothèque, c'est un monde. Un univers. Une scénographie. Un décor. Un rapport aux livres, à la littérature ou aux sciences humaines, sociales... au savoir. Au plaisir. A la culture. Et un rapport à la culture n'est jamais anodin. C'est une relation particulière à un universel à la fois élitiste et populaire. Car la culture, la culture est sans doute ce qui nous distingue de l'état de nature, oui, mais la culture, en plus d'être proprement humain, est peut-être ce qu'il y a de plus nécessaire et de plus inutile. Comme la philosophie. Comme le concept. Il en faut, de la patience, pour apprendre. Apprendre à lire, apprendre une langue, apprendre un jargon. Mais la culture nous rend bien cette peine. Elle devient vite absolument nécessaire: vite, on a "soif" d'art, "besoin" de lire, il faut se "nourrir" du monde qui nous entoure. Camille Laurens en parle bien, de ces crises de boulimie là. Mais pourtant, la plupart du temps, la plupart des livres dorment.

Où sont-ils, quand ils dorment? Comment dorment-ils? Allongés? Debout? En équilibre? Ces "bibliothèques" reflètent le rapport de leurs propriétaires à l'esthétique du lieu, mais peut-être aussi à l'esthétique tout court: quelle philosophie se cache, derrière l'art ? Et est-ce qu'il est toujours question d'amour des mots, vraiment ? Quand les bibliothèques se révèlent n'être que de creux avatars en bois, le cliché ironique de Lebain fait sourire.

On n'a pas encore vu l'expo, mais on est vraiment très emballé par l'approche. L'idée est aussi évidente qu'originale.

20080110-Fred-Lebain-Bibliotheques.jpgA noter...

Courtesy Galerie Philippe Chaume
9 rue de Marseille 75010 Paris
00 33 (0) 1 42 39 12 60

Exposition du vendredi 11 janvier au samedi 16 février2008
Du mardi au samedi de 12h à 19h30

Sur le web...

info@galeriephilippechaume.com
www.galeriephilippechaume.com


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