Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

CULTURE & CIE

lire      écouter  voir  sortir   personnalités           films      expos  musique    news art    romans    concerts     ...

Rechercher

CULTURE CIE & VOUS

PARTENAIRES

27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 00:00
yaelnaim.jpg

Née en 1978 à Paris, Yael a longtemps vécu à Ramat Hacharon, petite ville non loin de Tel-Aviv. Ses parents d’origines tunisiennes s’y sont installés alors qu’elle avait 4 ans. « Je me souviens qu’il y avait un petit orgue à la maison sur lequel je pianotais sans arrêt. Mon intérêt pour l’instrument était si évident qu’un jour, en rentrant de l’école, j’ai trouvé un vrai piano dans ma chambre. » Vont s’en suivre dix ans de conservatoire et de cours de piano classique. « Après avoir vu le film Amadeus, je n’avais qu’une idée en tête : écrire des symphonies. »

Son idylle avec « la grande musique » en révèle vite une autre. « À la maison, mon père passait les vinyles des Beatles et à 12 ans,  j’ai découvert comme ça  Sgt Pepper et Abbey Road. C’est alors que j’ai  tourné le dos à mes ambitions classiques. » Yael se met à composer des chansons qui, dit-elle, serviront d’abord à surmonter sa timidité... L’adolescence venue, elle se découvre une voix et tend vers toujours plus de limpidité vocale en écoutant Aretha Franklin. Vers 18 ans, une même émulation la pousse à se saisir d’une guitare et oser verser plus d’elle-même dans ses textes après avoir découvert Joni Mitchell. Jamais la musique ne la quitte. Jamais sa curiosité ne s’épuise.

Dans un club de Jazz de Tel-Aviv, elle rencontre les musiciens de Winston Marsalis et donne quelques concerts avec eux. Même retenue pendant deux ans en sa qualité d’artiste par l’armée pour cause de service militaire (obligatoire pour les femmes en Israël), elle s’arrange pour former un groupe, The Anti Collision, qui se produit dans les clubs à travers le pays. « Au bout de toutes ces années, tout ça faisait un peu bordel en moi : ma formation classique, mon goût pour la pop, le jazz, le folk. J’ignorais comment j’allais canaliser ce flot, mais je savais que je voulais en faire des chansons. »

C’est l’invitation à un concert caritatif qui la ramène à Paris en 2000 et c’est là que les événements commencent à se bousculer. Dans la salle des producteurs la remarquent. Quatre jours plus tard elle signe un contrat avec EMI et un album entre en chantier. Son nom circule si bien que le réalisateur Elie Chouraqui l’engage pour jouer Myriam (sœur de Moïse) dans la comédie musicale « Les Dix Commandement » et puis la sollicite pour la bande originale de son film « Harrison’s Flower »... « J’ai hésité, pourtant je ne regrette pas d’avoir accepté car ce fut assez génial à vivre pendant deux ans et demi. »

Son premier album, « In A Man’s Womb », enregistré entre Paris et Los Angeles, sort finalement en 2001. C’est un échec et pour elle « une grosse déception  parce que j’avais tout quitté pour ça, confie-t-elle. J’ai soudain perdu beaucoup de confiance en moi, ce qui a conduit à  une nécessaire remise en question. » S’ouvre alors pour la jeune femme à la voix d’or une période plutôt plombée entre la désillusion de ce premier disque, la fin d’une histoire d’amour, et une carrière qui s’éparpille, de projets « alimentaires » (une autre comédie musicale, « Gladiateurs ») en collaborations plus pointues (l’album de Ready Made Fc).

Vient ensuite, en 2004, la rencontre avec David Donatien alors qu’ils accompagnent sur scène une amie commune. Percussionniste d’origine antillaise, David a multiplié pendant 15 ans les contributions les plus variées, travaillant avec Bernard Lavilliers comme avec le musicien electro Junior Jack, ou encore avec Wassis Diop  et Malia. Mobile avec les genres, il l’est aussi avec les instruments, passant des percussions traditionnelles  aux outils électroniques. David ne s’est surtout jamais arrêté à sa seule vocation rythmique, s’impliquant dans chaque projet avec une dimension d’arrangeur. Ses compétences et son imagination vont littéralement faire fleurir l’univers musical de Yael, donnant une direction à sa musique  et une esthétique à ses chansons. C’est également lui qui encouragera Yael à défendre ses chansons en hébreu, ce qu’elle s’interdisait jusqu’alors. Leur complicité et leur complémentarité sont telles qu’ils préfèrent se présenter désormais comme un groupe.


Deux ans de travail entre David et Yael et, en 2007, le deuxième opus de Yael Naim voit le jour. L'album caracole en tête des ventes sur les plateformes digitales quelues jours après sa sortie... C'est sans doute le premier grand succès d'une longue carrière...

Sur le web...

Regardez la vidéo de New Soul


Site officiel


www.totoutard.com

A voir aussi sur CultureCie...

CoverAlbumD--f.jpgaaron_pochette.jpgimage004.jpgPhoto-The-world-300CMYK.jpg000009.jpg

Partager cet article

Repost 0
Published by Axelle Emden - dans Portraits & Bios
commenter cet article

commentaires